... le Fil des Jours ... Le Fil des Jours ...

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12 octobre 2021. Nous apprenons avec émotion le décès, ce même jour, de M. Hubert Germain, ultime Compagnon de la Libération, et qui marque ainsi la fin d'une époque et son entrée dans l'Histoire.

  • M. Hubert Germain devint par la suite Ministre des Postes et Télécommunications du 5 juillet 1972 au 2 mars 1974. 
  • C'est sous son ministère que fut achevé le programme de mise en service les centres de transit téléphoniques crossbar de type CT4, pour permettre l'écoulement du trafic téléphonique interurbain, pour les français qui avaient déjà la chance d'être abonnés au téléphone. 
  • Sous son ministère sera inauguré par ses soins le Centre Téléphonique de transit de Paris Saint-Lambert le 5 novembre 1972 destiné à améliorer grandement le téléphone interurbain entre Paris et la province.
  • M. Le Ministre des P et T  posera la première pierre du Centre Téléphonique Géant de Paris Masséna le 5 septembre 1972 (au 57, rue Albert).
  • M. Le Ministre des P et T participera à l’inauguration officielle par M. Le Premier Ministre - Pierre Messmer et Maurice Druon du Centre Téléphonique géant de Paris Tuileries le 15 mai 1973 faisant alors de lui le centre téléphonique le plus grand d'Europe de l'Ouest.
  • De plus, c'est sous son ministère que sera mené à son terme le programme de commutation téléphonique à commande électronique centralisée aboutissant à la mise en service du système Métaconta CENTREX à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle le 11 décembre 1972 ainsi que du second prototype de système PÉRICLÈS II à Maisons-Laffitte le 18 décembre 1973.
  • Après une longue vie, au cours de laquelle il a servi la France aussi bien en temps de guerre, qu'en des temps troublés, qu'en temps de paix, nous ne pouvons que lui souhaiter de trouver le repos éternel qu'il a bien mérité.

21 juillet 2021. C'est avec une grande tristesse que nous apprenons aujourd'hui le décès survenu le 18 juillet 2021 à Paris, de M. le Directeur Général des Télécommunications (en retraite) - Gérard Théry. 

  • Organisateur de talent né, particulièrement énergique, M. Théry déploya le grand plan de rattrapage du téléphone français de 1975 à 1981 voulu par M. le Président de la République - Valéry Giscard d’Estaing, avec l’aide de M. le Secrétaire d’État des P et T - Norbert Ségard.
  • Il est décédé à Paris, dans le 15ème arrondissement, suite à une longue maladie.
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Ci-dessus : M. le Directeur Général des Télécommunications - Gérard Théry reçoit dans son bureau sis 20, avenue de ségur, 75007 Paris. 

  • cliché 1 : présente la gamme de prototypes de Terminaux Annuaires Électroniques à venir.
  • cliché 2 : manipule sa console informatique dernier cri.
  • cliché 3 : présente un assortiment des terminaux téléphoniques des plus anciens, tel que le poste Ader, au plus perfectionné, le Digitel 2000.
  • cliché 4 : s'exprime de son bureau - en fond, une toile de Tomaselli.

Photographie PTT/Interpress - 25 juin 1980 - Coll. Orange DANP

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  • Les obsèques ont eu lieu le 23 juillet 2021, en présence d'une centaine de participants, dont beaucoup d'Ingénieurs Polytechniciens & Ingénieurs Généraux des Télécommunications. 
  • Cérémonie triste et émouvante, qui a débuté par un hommage de M. le PDG de France-Télécom (en retraite) - Didier Lombard, rappelant les hauts faits de la brillante carrière de M. Gérard Théry.
  • Un second hommage, un épître, a été lu par M. l'Ingénieur Général des Télécommunications - Jean-François Latour.

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Hommage du Groupe Orange à M. Gérard Théry, Directeur Général des Télécommunications

Le 18 juillet 2021 disparaissait M. Gérard Théry dans sa 89ème année au terme d’une vie tournée vers les Télécommunications de notre pays. Le Groupe Orange adresse ses plus sincères condoléances à son épouse Christine, à ses enfants et petits-enfants.

Comme le stipulait un ancien Président Directeur Général de France-Télécom présent aux obsèques le 23 juillet (ndlr : M. Didier Lombard) : « Heureusement que nous avons eu Gérard Théry à la tête du téléphone français, car avec n’importe qui d’autre, nous aurions mis deux fois plus de temps pour le faire ».

La France et les Télécommunications françaises doivent beaucoup à Gérard Théry, qui demeurera comme un Grand Directeur Général des Télécommunications (DGT), si ce n’est le plus grand qu’elle ait compté depuis sa création en 1946.

Au préalable, il convient de retenir que Gérard Théry était un organisateur né. Sa qualité principale fut, tout au long de sa vie professionnelle un grand sens de l’organisation, de l’efficacité, de la rigueur, doublé d’un grand sens du commandement en sachant motiver les troupes avec des directives claires, dénuées d’arrière-pensées : le but est alors de sauver et développer en un temps record le Réseau de Télécommunications français. Toutes ses qualités sont autant ce qui le caractérise de manière intrinsèque, que la carrière aux rebondissements parfois atypiques qui ont achevé de façonner l’homme.

Ancien élève de l’École Polytechnique (promotion X 1952), et de l’École Nationale Supérieure des Télécommunications dont il sort ingénieur diplômé en 1957, il débute ses fonctions dans l’Administration en 1955 à l’âge de 22 ans,affecté à la Direction des Câbles Sous-Marins à Paris jusqu’en 1961, puis au Centre National d’Etudes des Télécommunications à Issy-les-Moulineaux alors dirigé par le grand Pierre Marzin.

En 1965, il se retrouve chargé de mission auprès du Préfet de Région Lorraine.

Le 18 janvier 1966, il est ensuite nommé Conseiller Technique auprès du Ministre des P et T – Jacques Marette.

En Août 1967, il est promu Ingénieur en Chef au CNET, à Issy-les-Moulineaux.

Le 8 août 1968, Gérard Théry est nommé Chef du Service des Programmes et des Etudes Economiques (SPEE) à la DGT. L’expérience acquise sur ce poste, touchant au financement des télécommunications, lui sera par la suite d’un grand secours. En effet, il est bon d’avoir de solides notions sur la finance dans un monde qui va (déjà) en se financiarisant de plus en plus…

En Mai 1972, Gérard Théry est promu Ingénieur Général des Télécommunications.

Le 13 juillet 1973, Gérard Théry est nommé Directeur des Télécommunications de Paris (intra-muros). Gérard Théry, Ingénieur Général, en pleine possession de ses moyens, jeune, énergique et dynamique est chargé, dans ce poste réputé à juste titre très difficile, de redonner vigueur et santé à un réseau téléphonique parisien réputé atteint de vétusté. Le réseau est très ancien, dense, mais saturé… Les listes d’attente s’allongent d’année en année… Des programmes de rénovation des autocommutateurs ont certes été lancés en 1971 pour rénover les vénérables autocommutateurs Rotary 7A1 qui ont pu traverser la seconde guerre mondiale sans encombre, mais cela ne suffit plus d’autant que les capacités insuffisantes des centres de transit téléphoniques saturés sont submergées. La situation est préoccupante, voire inextricable. La France, en 1973, est en retard d’au moins 30 années dans l’extension, l’automatisation et la modernisation de son réseau téléphonique ; et Paris se retrouve dans une situation totalement occluse. C’est l’époque du 22 à Asnières où la France était devenue depuis les années 1960 la risée du reste du monde pour son téléphone pittoresque.

Après son passage au SPEE où Gérard Théry aura pu approcher les questions de financement nécessaires pour le téléphone, son arrivée à Paris va entraîner de vastes améliorations. Durant son passage de 15 mois à Paris, il lancera 5 projets de construction de grands centraux téléphoniques souterrains : Beaujon, Cévennes, Murat, Palais-Rose et Ternes, ainsi qu’un vaste programme d’extension de centraux téléphoniques existants comprenant ajout de bâtiments attenants ou d’étages, et d’installations d’autocommutateurs et d’équipements de transmissions destinés à augmenter l’écoulement du trafic, le tout à une cadence accélérée telle que l’on ne la connaît plus de nos jours.

Le décès du Président Georges Pompidou le 2 avril 1974 va encore accélérer la donne. En effet, avec l’élection d’un nouveau Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, jeune et en pleine santé, la France décide au plus haut niveau de déclarer le téléphone comme priorité nationale. Les financements affluent de manière prioritaire vers le téléphone.

En Octobre 1974, la situation est très troublée dans les Postes et Télécommunications, en raison, notamment d’une maladresse commise par le Secrétaire d’État des P et T du moment, M. Pierre Lelong… Une grève très dure d’un mois est engagée, qui coûtera d’ailleurs sa place au ministre quelques semaines plus tard…

Le 16 octobre 1974, M. Gérard Théry est nommé nouveau Directeur Général des Télécommunications en conseil des ministres, et c’est ainsi qu’en pleine grève générale il se retrouve à la tête du téléphone français dans les pires conditions d’adversité possible, et se prépare à déployer sa manière de travailler à toute la France : calculer précisément les besoins, les objectiver de manière ambitieuse mais réaliste, déconcentrer au niveau local tout en donnant des objectifs clairs sur l’accroissement du parc de lignes téléphoniques, le tout contrôlé à intervalle régulier et la qualité de service avec les moyens nécessaires aux équipes pour travailler efficacement. Le Delta LP prend alors naissance. La France s’engage vraiment dans la bataille du téléphone, dans une course effrénée et exaltante à la fois, telle que l’on ne la connaîtra plus jamais.

En matière de Ressources Humaines, Gérard Théry, Directeur Général des Télécommunications instituera un parcours obligatoire de deux années sur le terrain (en région ou à la Recherche) pour tous les Ingénieurs des Télécommunications nouvellement diplômés, avant toute affectation en état-major. Il estimait ce passage comme une nécessité pour les dégourdir et leur apprendre les choses de la vie.

Fin 1975, le cap d’un million d’abonnés au téléphone raccordé en 12 mois est atteint pour la première fois, ce qui fera la fierté du Secrétaire d’État aux P et T du moment, M. Aymar Achille-Fould. L’offre de lignes devient pour la première fois supérieure à la demande et permet de diminuer les listes d’attente des candidats-abonnés et leurs demandes non satisfaites…

Le 12 février 1976, un troisième Secrétaire d’État au P et T est nommé. Il s’agit de Norbert Ségard qui demeurera dans les mémoires comme le Grand Secrétaire d’État dont la France avait besoin, qui mettra toute son énergie et engagera ses dernières forces vitales pour le développement du téléphone français. L’entente entre Gérard Théry et Norbert Ségard sera excellente. Les deux hommes feront Le printemps du téléphone français… Songeons qu’entre fin 1974 et fin 1981, le nombre de lignes d’abonnés passera de 6 millions à 17 millions… soit 11 millions de lignes construites et mises en service en 7 années. Au passage, ce sera sous son autorité que la France sera entièrement automatisée le 15 décembre 1979 !

Il est à signaler qu’en de nombreuses occasions, M. Gérard Théry en plus de son poste de DGT, remplacera par intérim le Secrétaire d’État aux P et T, lorsque celui-ci sera opéré et soigné… Qu’à cela ne tienne : Gérard Théry est un bourreau de travail.

Le 13 mai 1976 constitue un tournant pour le téléphone français : dès l’été 1978, l’on ne commandera plus aucun autocommutateur électromécanique. Seuls les centraux électroniques seront commandés désormais. Les autocommutateurs électroniques temporels seront commandés pour les villes moyennes, tandis que les grandes métropoles seront équipées d’autocommutateurs électroniques spatiaux, étant donné que seules ces machines puissent supporter les contraintes de fonctionnement dans les grandes villes. Il s’agit là du choix de la raison adopté en urgence, les autocommutateurs temporels n’étant encore pas en mesure de résister aux grandes villes avant une dizaine d’années de perfectionnements nécessaires.

Mais le plan de rattrapage du téléphone ne sera pas le seul haut fait de Gérard Théry. En effet, c’est sous son magistère que sera prise la décision de proposer à tous les français l’accès à la Télématique depuis leur domicile. C’est la naissance, en 1978, du projet Télétel. Gérard Théry est et demeurera l’homme du Minitel.

Le 2 janvier 1981 marquera la mise en service de la première tranche du Centre Informatique Télétel Videotex à Vélizy. Le 15 juin 1981 sonnera le top départ de l’ouverture au public sélectionné du service Télétel, et le 9 juillet 1981 l’inauguration officielle de l’expérience Télétel par le nouveau Ministre des PTT issu de l’alternance : Louis Mexandeau.

Au cours de son mandat de 7 ans à la tête de la DGT, nous devons notablement à Gérard Théry et à ses équipes :

  • La mise en service en France, en Septembre 1975, dans le cadre d’une exploitation normale, de la première liaison de transmissions numérique MIC entre deux centres téléphoniques de Paris à Meaux, d’une capacité de 720 voies téléphoniques simultanées ; une prouesse pour l’époque qui marque le début de la numérisation du réseau de transmission téléphonique français à marche forcée que le monde entier nous enviera.
  • La mise en place en 1975 du Plan 100.000 cabines téléphoniques sur la voie publique, d’ici la fin 1980 – la cent-millième cabine mise en service sera célébrée le 6 janvier 1981 à Épône.
  • La mise en service le 7 janvier 1976 du système hertzien PHARAON spécifique à l’Île-de-France permettant de venir compléter rapidement le besoin en liaisons téléphoniques de transit entre Paris-Intra-Muros et toute l’Île-de-France de la 2ème couronne et au-delà en zone régionale n°2. En effet, il était impossible de relier par des artères de cuivre conventionnelles avant au moins 10 à 15 années les nouveaux autocommutateurs de transit Pentaconta GCI entre-eux qui ont poussé comme des champignons dans toute l’Île-de-France sous son mandat. PHARAON, centralisé à Paris au sommet de la Tour Montparnasse, a permis de relever en un temps record ce défi du Printemps du téléphone.
  • La mise en commande massive (financée) dès 1976 d’autocommutateurs téléphoniques électroniques à commande centralisée (Métaconta et AXE) destinés à remplacer en urgence la totalité des centraux électromécaniques rotatifs hors d’âge dans les grandes agglomérations telles que Paris, Marseille, Lyon et Lille.
  • Les multiples réaménagements entre 1975 et 1980 du Plan de Numérotage téléphonique dans les départements et régions manquant de numéros (Paris/IDF, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, Lyon, Bouches-du-Rhône) par le redéploiement d’indicatifs téléphoniques et/ou par le passage à la numérotation intermédiaire à 7 chiffres (Lyon et Lorraine) qui permettront de patienter jusqu’en Octobre 1985 pour passer à la numérotation à 8 chiffres…
  • L’ouverture de la première téléboutique de Paris, le 2 mai 1977. Paris va ainsi voir fleurir à partir de cette date une multitude de boutiques qui mettent en valeur les produits et services des télécommunications proposés aux abonnés.
  • La mise en service le 14 décembre 1978 du réseau français de transmissions de données numériques commutées par paquets TRANSPAC qui fait entrer la France dans le club des pays numériques.
  • La mise en service le 1er septembre 1980, en France et en Europe de la première liaison numérique par fibre optique entre les Centres Téléphoniques Tuileries et Philippe Auguste (artère de 70 fibres / 16.000 voies téléphoniques numériques simultanées, longueur : 7,3 km), étudiée par le CNET dirigé par M. Maurice Bernard.

Les meilleures choses ayant une fin, Gérard Théry, l’homme de tous les records du téléphone pendant 7 années très denses, sera pourtant convoqué en Juillet 1981 en entretien très cordial par le Ministre des PTT nouvellement nommé qui lui déclarera : « Il est temps que le ministre dirige à nouveau les télécommunications. » et lui signifiera son congé pour le 7 août 1981.

Sur ce, Gérard Théry se verra tout de même confier une nouvelle mission en 1982 par le gouvernement sur les satellites de télécommunications. Après avoir visité moult usines au Japon et aux USA, les conclusions de son rapport sont alors sans équivoque : il faut privilégier la filière de satellites à moyenne puissance, seuls capables de résister aux périodes prolongées dans l’espace, au détriment des satellites à forte puissance qui connaîtront dès leurs débuts, de gros problèmes de fiabilité. Ce sera alors à partir de 1984 le triomphe de la filière des satellites Telecom 1, Telecom 2, au détriment de la filière des satellites TDF1, TDF 2 etc…

Le 20 février 1998, le gouvernement nomme Gérard Théry à l’opération Maîtrisons l’an 2000 ensemble, pour éviter ce que d’aucuns nommeront le bug de l’an 2000. En effet, 120 milliards de francs seront dépensés pour mettre à niveau tous les systèmes informatiques du pays, conçus pour beaucoup d’entre eux dans les années 1970 et 1980 dont le système de date interne n’est alors qu’à 2 chiffres… La plupart des logiciels n’avaient pas été prévus pour changer de millénaire sans la survenue de graves avaries. Gérard Théry s’est attelé sans fard à cette tâche ardue pendant plusieurs mois pour recenser les besoins, diriger les investissements, persuader tous les protagonistes… Et de ce fait, lorsque le grand jour est venu, aucun incident ne s’est produit en France. Gérard Théry avait réussi sans bruit à résoudre une question dont la réponse demeurait inconnue jusqu’au jour J. Empêcher une catastrophe sans bruit n’est pas gratifiant, et à cette tâche, la France et le monde des télécommunications lui demeure encore une fois redevable.

Gérard Théry s’engagera en outre pour le mécénat, en devenant Président de la Fondation Norbert Ségard entre 1998 et 2007.

Gérard Théry est promu Officier de la Légion d’Honneur, par décret du 11 juillet 1986.

Gérard Théry est promu Commandeur dans l’Ordre National du Mérite, par décret du 25 novembre 1993.

Gérard Théry, un homme aussi discret qu’efficace,sur les épaules duquel aura pesé le renouveau du téléphone français, ainsi que la naissance de la Télématique grâce au Minitel, précurseur français d’Internet avec 15 ans d’avance sur le reste du monde.

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Ci-dessus : MM. Gérard Théry (Directeur Général des Télécommunications) et Maurice Bernard (Directeur du CNET) en visite au CNET de Lannion en pleine discussion avec les Ingénieurs du CNET sur les projets en cours.

Photographies PTT - 25 avril 1980 - Coll. Orange DANP.

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1er janvier 2021. Cela fait 30 ans aujourd'hui que le régime de la Vème République Française a liquidé d'un trait de plume l'Administration des Postes et Télécommunications et ainsi débuté la vente des bijoux de famille des Télécommunications Françaises.

  • Anniversaire oublié partout ou presque, dans l'indifférence générale... Il est toujours surprenant qu'un événement d'une telle importance, d'une telle conflagration, soit au final si vite oublié par la masse du troupeau...

2 décembre 2020. Nous apprenons la disparition ce même jour de M. le Président de la République Française - Valéry Giscard d'Estaing, né le 2 février 1926. 

  • Notre Chef de l’État a été le décideur du Printemps du Téléphone (Delta LP), et s'était alors entouré d'une équipe d'experts de haute compétence pour mener à bien le plan de rattrapage téléphonique afin que la France comblât son important retard cumulé depuis les années 1930.

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Ci-dessus : M. le Président de la République - Valéry Giscard d'Estaing au téléphone - S63 gris à cadran -

Photographie Burnett - 1974 - Coll. Orange DANP.

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  • Pour célébrer cet imposant succès, M. le Président de la République - Valéry Giscard d'Estaing célébrera le dix-millionième abonné au téléphone le 19 janvier 1978.
  • Un Grand décideur en matière des Télécommunications nous quitte, qu'il repose désormais en paix.

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Ci-dessus : célébration du 10 millionième abonné au téléphone français, au Palais des Congrès de Paris, par M. le Président de la République - Valéry Giscard d'Estaing.

  • M. le Président de la République qui félicite le 10 millionième abonné au téléphone et son épouse, M. et Mme Bellair, après avoir prononcé le traditionnel discours, avec une remise de cadeaux.

Photographie AFP - 19 janvier 1978 - Coll. C. R-V.

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23 mars 2020. Seconde déclaration de M. le Président Directeur Général du Groupe Orange - Stéphane Richard relative au Covid -19.

  • Retrouvez cette déclaration ici.

18 mars 2020. Au lendemain du début du confinement de la population française suite à la pandémie virale du Covid-19, M. le Président Directeur Général du Groupe Orange - Stéphane Richard prend la parole pour une déclaration solennelle.

Il remercie les équipes, il décrit la situation, il rappelle notre rôle d'Opérateur de télécommunications d'importance vitale.

  • Retrouvez cette déclaration ici.

7 janvier 2020, réparation du système d'affichage des compteurs des sites internet personnels Orange (ils étaient inopérants et / ou retombés à zéro pendant deux mois). Les totaux récupérés semblent avoir fait l'impasse sur les visites des deux derniers mois, mais l'essentiel est sauvé.

20 novembre 2019. France Culture met en ligne l'émission podcast Rencontre au troisième bip, de Nolwenn Fournier, sur l'histoire du réseautage social téléphonique officieux.

  • Le 2 septembre 2019, j'avais été invité dans les studios Radio-France pour enregistrer cette émission et y apporter ma contribution.
  • Retrouvez cette émission ici :  Rencontre au troisième bip.

7 août 2019. L'hebdomadaire culturel Télérama publie dans son numéro Télérama-Sortir n°3630-3631 du 7 au 13 août 2019, un petit article sur le Centre Téléphonique parisien de Murat avec notre concours.

  • Paris Murat, un des grands Centres Téléphoniques souterrains de Paris, construit pendant la période du ΔLP, mis en service le 1er mars 1978.

9 juillet 2019. Tribunal de Grande Instance de Paris. Lecture du jugement dans l'affaire du CDR contre M. Bernard Tapie dans l'affaire de l'arbitrage.

  • 10H01, ouverture de l'audience. Mme la Présidente du Tribunal donne lecture du jugement qui commence par un rejet de tous les recours formulés par chaque mis en examen du dossier, ainsi que du rejet des suppléments d'information.
  • Sur le fond, entre les faits de détournement de fonds publics et escroquerie, il y a confusion des délits et seule l'escroquerie est retenue dans le jugement.
  • Le Tribunal déclare que l'arbitrage était légal et n'était pas contraire aux intérêts de l’État et qu'il s'agissait d'un choix politique parfaitement assumé et validé par l'autorité politique.
  • Contre tous les griefs reprochés à M. Bernard Tapie, le Tribunal conclut à l'absence de preuve, rien n'est démontré, donc absence d'escroquerie. M. Tapie est relaxé.
  • Idem pour les prévenus Lantourne et Estoup, ils sont relaxés.
  • Concernant M. Stéphane Richard, alors Directeur de Cabinet de Mme la Ministre des Finances - Christine Lagarde, qui a alors participé à l'arbitrage décidé par le CDR, rien ne peut lui être reproché au niveau du droit pénal et le Tribunal conclut à l'absence de manœuvre ni de complicité d'escroquerie, en conséquence de quoi relaxe Monsieur Stéphane Richard. Il est alors 10H15.
  • Les Prévenus Rocchi et Scemmama sont aussi relaxés,
  • Le CDR est débouté de toutes ses demandes.
  • Fin de l'audience à 10H20.
  • Juste après, nous avons été quelque 5 ou 6 personnels de Orange, de la base, présents lors du jugement à être allé soutenir M. Stéphane Richard ; quelques agents à être en cet été 2019 très présents pour un autre procès, celui des années noires de France-Télécom.  S.R. en a été très ému (et rien n'a été préparé à l'avance). Et ce sont notamment les agents de France-Télécom les plus cabossés qui lui ont manifesté leur plus grande joie à l'énoncé du verdict qui libère M. Stéphane Richard d'un gros souci et lui permettra, quoi qu'il advienne dans cette affaire, de pouvoir achever son mandat à la tête du Groupe Orange, ce qui n'est pas une mauvaise chose.

25 avril 2019. L'histoire, ce n'est pas forcément le seul bilan d'un passé déjà révolu, déjà disparu, mais l'histoire s'écrit aussi en direct, au jour le jour, dans le cas d'événements majeurs. Ainsi, après maintes années d'attente, le procès des Plans NExT et ACT, emblématiques des années Lombard commence dans quelques jours...

Un site internet spécialisé a été créé par un syndicat de personnels (dont je ne suis pas adhérent) et regroupe d'ores-et-déjà un nombre certain de documents et d'informations  à ce sujet :

  • https://proceslombard.fr/

17 avril 2019. Pour célébrer le fait que Orange soit redevenue leader en termes de parts de marché dans la Zone Téléphonique d'Île-de-France (OZ = 01), une soirée spéciale LEADER IDF s'est tenue au Théâtre Mogador, avec discours de Mme la Directrice Orange d'Île-de-France - Laurence Thouveny, puis discours de Mme la Directrice Orange France - Fabienne Dulac, avant le spectacle Chicago de style années 20.

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Ci-dessus : présent pour la circonstance et vêtu en conséquence (à prendre au 2ème degré) - soirée LEADER IDF - Photographie Studio ICI pour Orange - 17 avril 2019.

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23 février 2019. Nous apprenons la disparition de M. l'Ingénieur Général des Télécommunications - Yves Fargette, né en 1931, survenue le 8 février 2019. Un des principaux artisans du Printemps du Téléphone (Delta LP) à la Direction Générale des Télécommunications sous les ordres de M. le DGT-Gérard Théry, où il avait été nommé Chef de service le 13 février 1975 et Directeur de la Production du 26 mai 1975 (DPR) jusqu'au 16 juin 1980. 

Il avait pris sa retraite le 14 juin 1996, son dernier poste occupé était celui Directeur Exécutif Délégué pour l'Île-de-France, à France-Télécom. 

Un Grand des Télécommunications nous quitte.

  • Vous pouvez retrouver sur le site internet de l'AHTI le Cahier n°23 où M. Yves Fargette a laissé son ultime contribution pour l'histoire des télécommunications : http://www.ahti.fr/cahiers/Cahier23.pdf

15 novembre 2018 : cette date marque l'arrêt de commercialisation de nouvelles lignes téléphoniques résidentielles en technologie RTC en France Métropolitaine (fiche du 11 septembre 2018).

  • Les lignes existantes, tant qu'elles ne sont pas résiliées ou déménagées demeurent en service en technologie RTC.

13 novembre 2018 : le Centre Téléphonique CARNOT, premier mis en service en automatique dans Paris au moyen du premier Commutateur Rotary 7A1 parisien le 22 septembre 1928 à 22H00, à cessé son existence de véritable centre téléphonique au crépuscule du 13 novembre 2018, avec la mise hors service définitive de son dernier Commutateur téléphonique Carnot 5 ET2 de système MT25. Une parenthèse de l’automatisation du réseau de Paris se referme donc définitivement après ces 90 années écoulées.

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1er mai 2018, arrêt du service de Télégramme Téléphoné, accessible au 36.55 (depuis le 25 octobre 1985), dans l'indifférence générale. 

  • Une page d'histoire des télécommunications se tourne après 224 années : la fin du Télégramme en France, après son lancement en France en 1794, alors en technologie optique.
  • Le dernier télégramme de l'histoire de France a été émis le 30 avril 2018 à 23H59.

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18 janvier 2018, en France, le cap de 2 millions d'abonnés à la Fibre Optique à Domicile (FTTH) est franchi.

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31 décembre 2017. M. Hubert Germain, Compagnon de la Libération et ancien Ministre des Postes et Télécommunications de Pierre Messmer de 1972 à 1974, est élevé par décret du 30 décembre 2017 à la dignité de Grand'croix de l'Ordre National de la Légion d'Honneur. Hubert Germain s'est notamment investi dans ses années au Ministère dans les dossiers suivants :

  • Prototypes Commutateurs Électroniques Spatiaux Périclès et E11,
  • Mise en service en 1973 du centre téléphonique de Paris Tuileries alors le plus vaste d'Europe de l'Ouest,
  • Augmentation significative des budgets d'équipements de télécommunications, juste avant le plan de rattrapage du Delta LP à partir de 1975.

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27 novembre 2017. Par un arrêté ministériel (NOR: ECOI1730948A), l'opérateur de télécommunications Orange est une nouvelle fois désigné dans son rôle de fournisseur du Service Universel sur tout le territoire national élargi (Raccordement et Service Téléphonique).

Mais pouvait-il en être sérieusement autrement ? Poser la question est déjà y répondre : imaginons un seul instant un opérateur concurrent, tiers ou alternatif, chargé seulement d'assurer le transit et l'acheminement de la masse colossale de conversations téléphoniques... Son réseau s'écroulerait instantanément et plus personne en France ne pourrait plus téléphoner à qui que ce soit.

Dans notre époque de concurrence dite libre et non faussée, il est parfois bon de rappeler qui fait réellement (sur)vivre tous les autres...

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19 novembre 2017. Le S63 (qui plus est à cadran) n'a pas encore quitté l'imaginaire collectif. Vu ce jour dans le Métropolitain de Paris. Hallucinant et rassurant à la fois. © Photo C. R-V.

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17 avril 2017. Nous apprenons le décès survenu le 15 avril de M. Marcel Roulet, grand commis de l’État, ultime Directeur Général des Télécommunications et premier Président de France Télécom. Il était le Président en exercice lorsque j'ai été appelé à l'activité en 1995 au CPE Élysées. 

Avec son départ forcé en Septembre 1995, par la décision d'un politicien professionnel qui, nous le savons depuis quelques mois seulement, raffole beaucoup d'argenterie et de beaux costumes à 7000 euros, puis  après la nomination d'une de ses relations à la place de M. Roulet, qu' y a-t-on vraiment gagné au change ?

Je croisai deux ou trois fois M. Roulet dans les années 2000, en bas du Centre Téléphonique Paris-Anjou, quand j'allais au "Restaurant Administratif" ; plus tard je sus qu'il avait des bureaux dans le centre.

Qu'il repose désormais en paix.

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31 janvier 2017, arrêt du service Télex en France, dans l'indifférence générale. 

Le dernier commutateur Télex, en système électronique temporel ELTEX V du constructeur SAGEM est mis hors tension à cette date. 

Il était basé à Reims, dans le Centre International de Transit Principal.

Ci-contre : exemple de Télex imprimé.

ExempleTelex

CommutateurEltexVserrurerie11.83

Ci-dessus : exemple d'un commutateur temporel ELTEX V - constructeur Sagem - présentation en serrurerie dite 11/83 - design le plus récent. (Photographie PTT - Coll. C. R-V.)

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8 janvier 2017, année d'élections où les esprits agités et instables s'échauffent facilement, nous découvrons dans la presse les déclarations en provenance de Las Vegas d'un politicien professionnel qui affiche une curieuse considération pour les Fonctionnaires de France-Télécom (issus des PTT), qui ont pourtant construit le réseau téléphonique et les réseaux de télécommunications depuis maintes décennies.

Merci pour vos bons vœux, Monsieur le politicien professionnel... Vous souhaitant la pareille.

Ci-dessous une réponse argumentée à destination de cette personne parue dans la presse.

Nota : ce personnage ne fut même pas un vrai Ministre des Télécommunications, mais seulement un Ministre Délégué (que l'on dénommait jadis sous les IIIe et IVe Républiques un Ministre sans Portefeuille...). Le vrai Ministre des Postes et des Télécommunications était alors M. Franck Borotra, qui était d'un autre niveau.

3 mars 2016 : disparition d’une figure de la seconde guerre mondiale et de notre siècle passé.

Yves Guéna, Compagnon de la Libération, fut également Ministre des Postes et Télécommunications du 6 avril 1967 au 30 mai 1968 et du 10 juillet 1968 au 19 juin 1969.

YvesGuena

D’ailleurs, M. Guéna inaugurera le premier Centre Téléphonique Interurbain Automatique de type Pentaconta CT4 de Marseille le 25 octobre 1968, (second de ce type, après Lyon (Sévigné PC-CT4)) en présence de :

  • - M. Pierre Marzin, Directeur Général des Télécommunications,
  • - M. l’Ingénieur des Télécommunications Paul Selosse, alors Directeur Régional de Marseille,
  • - M. Claude Etchegaray Directeur Général de la société Le Matériel Téléphonique.

Ces 4 dernières années, je croisais de temps à autre M. Guéna dans (ou autour) de la station de métro Jasmin, l’empruntant pour me rendre périodiquement au Centre Téléphonique de Paris Auteuil. Probablement résidait-il dans les environs…

Je garderai le souvenir d’un homme de grande taille, assez intimidant je dois le dire et d’une prestance certaine…

Qu’il repose désormais en paix.

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En 2016, le 1er janvier, en France, le parc d'abonnés à la Fibre Optique à Domicile (FTTH) atteint 996.000.

Le 28 janvier, en France, le cap d'1 million d'abonnés à la Fibre Optique à Domicile (FTTH) est franchi.

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18 novembre 2015 : disparition de Jacques Guéguen le 10 mars 2015. Ex-CPE Élysées.

Jacques, je t’appréciais grandement. Jadis, tu bossais au MT25 de Beaujon pour réparer la « machinerie », t’occuper des bandes etc ; tu passais nous voir au Répartiteur de Beaujon, parfois nous mangions ensemble à Anjou !

Nous parlions beaucoup technique, étant aussi électronicien… Nous comparions le temporel électronique et le spatial semi-électronique… Comme tu étais d’un bon niveau, les discussions étaient toujours aisées et instructives...

Tu étais un grand costaud, d’une grande sympathie, jamais un mot plus haut que l’autre, d’une grande intégrité, un bien brave homme. Tu avais eu un accident, suite à une mauvaise chute à vélo en 2003, mais tu t’en étais bien remis.

D’apprendre ta disparition au détour d’une conversation, par hasard ? J’en ai été glacé…

Je ne serais pas surpris que tu aies été, toi aussi, une victime de plus, avec effet retard, de cet infâme plan NExT, mis en place par une bande de condamnés…

Et dire que j’ai repensé plusieurs fois à toi cet été. Je me demandais ce que tu devenais ces derniers temps… On se connaissait depuis mon arrivée à France Télécom, à l’époque du CPE Elysées, du 11F, de l’EICT etc… Je voulais te revoir, je m’étais pensé que tu étais peut-être parti en TPS… Triste coïncidence…

Te connaissant comme un sacré Bonhomme, un bon gaillard, comme un fonctionnaire de l’État intègre et un technicien de valeur, il y a vraiment des choses que j’aie beaucoup de mal à comprendre… Mais telle est la nouvelle réalité et nous devons mal gré nous y résoudre.

« Jacques, il y a deux jours, j'étais à Beaujon quand dans la nuit, l'on a arrêté ton MT25, et basculé les 1500 derniers abonnés sur le E10B3 mitoyen… »

« ...Repose en paix Jacques, repose en paix. »

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Petit historique du téléphone automatique à Monaco .


Monaco se dote de son propre indicatif international, le 377 à la date du 21 juin 1996, à 21H00. Avant cette date, le téléphone monégasque constituait une partie intégrante du réseau téléphonique français de la Région des Télécommunications de Nice et ses numéros de téléphones se conformaient alors au plan de numérotage français à 8 chiffres AB PQ MC DU, dont l'AB=93 était attribué au département français des Alpes-Maritimes, incluant alors Monaco. Les numéros de téléphone monégasques commençaient tous par l'AB=93 jusqu'au 21 juin 1996.


Au niveau technique et réglementaire, 

  • Le premier commutateur téléphonique automatique de type R6 avec enregistreurs fut implanté à Monaco circa 1937-1938 (Monaco 1 (NC523)) - capacité 6.000 lignes-, époque de l'automatisation de la Côte d'Azur. Correspondant à l'AB PQ 93.30 à partir de 1955.
  • Le réseau intra-monégasque suivit le développement du téléphone automatique français, en y étant totalement intégré de facto.
  • La Convention relative aux relations postales, télégraphiques et téléphoniques signée le 18 mai 1963 entre la France et Monaco (articles 10 à 13 sur le service téléphonique - spécialement l'article 10) affirme désormais que l’Administration de la Principauté assure le service téléphonique sur le territoire monégasque, mais que la France continue à prêter son concours à la principauté de Monaco. 
    • Dans les faits, le service téléphonique demeure toujours intégré dans le Plan de Numérotage français.
  • Notons la mise en service d'un commutateur semi-électronique spatial de type Métaconta E11 le 30 avril 1976 (supprimé avant 1990) (Monaco 2 (NC64)). Correspondant à l' AB PQ 93.50 ainsi que le complément de l'AB PQ 93.30 à concurrence de 10.000 abonnés.
  • Notons  la mise en service d'un commutateur électronique temporel E10N1 à Monaco en Décembre 1984 (Monaco 3 (NC80)), par les PTT de France et qui vécut la transition des PTT de France vers Monaco Telecom en 1996. 
  • En Juin 1982, les deux AB PQ utilisés étaient le 93.30 et le 93.50.
  • Le 18 Juin 1996 est signé entre la France et Monaco un avenant à la Convention relative aux relations postales, télégraphiques et téléphoniques du 18 mai 1963, qui consiste essentiellement en l'abrogation des articles 10 à 13 (Titre II relatif au service téléphonique) de ladite convention : ceci ouvre la voie à l'indépendance téléphonique entre la France et Monaco 3 jours plus tard.
  • Le 21 juin 1996 à 21H00, Monaco se dote de son propre indicatif téléphonique international : 377.

Rédigé pour wikipédia le 24 février 2017.

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Petit historique du téléphone automatique en Andorre .

Andorre se dote de son propre indicatif international, le 376 à la date du 14 janvier 1995 à 00H00. Avant cette date, le téléphone andorran constituait une partie intégrante du réseau téléphonique français de la Région des Télécommunications de Toulouse et ses numéros de téléphones se conformaient alors au plan de numérotage français à 8 chiffres AB PQ MC DU, dont l'AB=07 était réservé uniquement à la principauté d'Andorre. (À noter que cet AB est alors donc très largement sous utilisé...). Puis, à partir du 19 août 1985, les numéros de téléphones commencent désormais par l'AB=62, jusqu'au 13 janvier 1995.

Au niveau technique :

  • Le premier AB PQ créé en automatique pour la Principauté d'Andorre est l'AB PQ = 07.82 sur le Commutateur Andorre-la-vieille (TL566) mis en service le 25 octobre 1967 en système crossbar CP100.
  • Suivront les AB PQ = 07.83, 07.84 et 07.85 qui existent dès Juin 1982.
  • Dans le plan de numérotage français, initialement, les numéros de téléphone andorrans commencent tous par l'AB=07.
  • Le 19 août 1985, changement de numérotation : l'AB=07 est alors dédoublé par l'AB=62 jusqu'alors uniquement réservé pour les département du Gers et des Hautes-Pyrénées. L'AB=62 est donc désormais partagé avec Andorre.
  • Le 2 mai 1986, fin de la période de transition. L'AB=07 est désaffecté, seul subsiste l'AB=62 pour téléphoner en Andorre.
  • À la veille de la sortie du Plan de Numérotage Français, existent (ou sont réservés) pour Andorre les AB PQ suivants : 62.80 à 62.89. (soit une capacité réservée de 100.000 abonnés)
  • Andorre acquiert donc son indépendance téléphonique le 14 janvier 1995 à 00H00.

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