Téléphonie Mobile en France.

1G / 2G / 3G / 4G

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Ayant retrouvé dans nos archives personnelles un certain nombre de données et de documents exacts, qui résument bien la fin de la période analogique et semi-analogique 1G, pour aller vers la téléphonie numérique GSM 2G puis vers l'UMTS 3G et enfin à la 4G LTE, nous créons cet index pour faire partager l'histoire de la téléphonie mobile en France jusqu'à la période actuelle.

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1955 : le Réseau Téléphonique Mobile PTT R150.

  • Premier réseau téléphonique mobile ouvert en France.
  • Ce réseau utilise des fréquences autour de 150 MHz.
  • Le système est entièrement manuel : tout se passe par opératrice.
  • Le système est entièrement analogique. (De ce fait, il est totalement piratable à l'aide de scanners.)
  • Il est complété par  le réseau R450 à partir de 1973.
  • À partir de 1973, ce réseau sera automatisé, sur le modèle du réseau R450.
  • La capacité maximale du réseau R150 est de 10.000 abonnés.
  • Techniquement, nous avons pu établir que deux indicatifs BPQ 390 & 391 sont créés le 26 octobre 1982 et ces deux indicatifs sont portés à partir du 25 janvier 1984 par un commutateur téléphonique du réseau public de type Métaconta 11F (Provence 2 ES1 à Paris (AD63)). (T250 : VRD2)
  • Le service R150 cesse d'être commercialisé aux nouveaux abonnés à la date du 1er janvier 1990, conformément au décret n°89-793 du 27 octobre 1989.
  • Le réseau R150 est fermé définitivement, à Paris, le 2 janvier 1992.

1973 : le Réseau Téléphonique Mobile PTT R450.

  • Le service de Radiotéléphone Automatique R450 ouvre en France le 1er juin 1973.
  • Le réseau R450 vient compléter le réseau R150. Ces deux réseaux fonctionnent de manière combinée et complémentaire. (ceci était transparent pour l'usager)
  • Seule la zone locale de Paris est ouverte à cette date.
  • Ce réseau utilise des fréquences autour de 450 MHz.
  • Le système est entièrement analogique. (De ce fait, il est totalement piratable à l'aide de scanners.)
  • Le nouveau réseau téléphonique R450 est à commutation entièrement automatique. Il permet d'appeler et d'être appelé selon les mêmes procédures que le réseau téléphonique filaire ordinaire.
  • Le rayon d'action de chaque station émettrice est d'environ 30 km. (Diamètre de 60km)
  • La zone locale de Lille ouvre le R450 à l'exploitation le 1er décembre 1973.
  • La zone locale de Lyon ouvre le R450 à l'exploitation le 6 janvier 1975.
  • La zone locale de Marseille ouvre le R450 à l'exploitation le 24 février 1975.
  • La zone locale de Strasbourg ouvre le R450 à l'exploitation le 15 novembre 1976.
  • La zone locale de Bordeaux ouvre le R450 à l'exploitation le 17 juillet 1977.
  • La zone locale de Toulouse ouvre le R450 à l'exploitation le 1er septembre 1979...
  • Sont ensuite programmées les zones locales de Nantes et de Rouen...
  • Techniquement, nous avons pu établir qu'un indicatif BPQ 392 est créé le 1er septembre 1983 (T250 : VRD3) et qu'il est porté par un commutateur téléphonique du réseau public de type Métaconta 11F (Provence 2 ES1 à Paris (AD63)).
  • Ce réseau est définitivement fermé  le 1er janvier 1989 aux nouveaux abonnés et au 31 décembre 1989 pour les anciens abonnés. (Décret n°88-461 du 28 avril 1988).
  • La gamme de fréquences des 450 MHz est alors réutilisée pour la SFR dès le 31 mars 1989.
  • Les abonnés désirant conserver leur abonnement au Radiotéléphone de Voiture demeurent acheminés via le Réseau R150 MHz jusqu'à la fin 1991.
  • Les derniers abonnés à ce système se voient proposer un basculement dans la nouvelle norme Radiocom 2000 de France-Télécom avant le 2 janvier 1992.
  • La capacité maximale du réseau R450 est de 3.500 abonnés. Il vient en "complément" du réseau R150.
  • Que ce soit en technologies R150 ou R450, ce qu'il est convenu d'appeler le "Téléphone de Voiture" a culminé en fin 1985 à un total de 12.000 abonnés. Autant dire que le Téléphone de Voiture n'était réservé qu'à une élite privilégiée.
  • Le Radio Téléphone de Voiture en 1988.
  • Nous pouvons constater que seul le réseau R150 est mentionné en Avril 1988 (date de la révision de la fiche), l'ABPQ parisien 43.92 semble déjà acheminé par le Réseau R150 (ou sous-entendu comme tel), en prévision de l'arrêt prochain du réseau R450. Tout ceci étant transparent pour l'usager.

1982 : le Radiocom 200 expérimental, par l'administration des PTT.

  • le Radiocom 200 est un réseau téléphonique mobile semi-analogique et semi-numérique expérimental de 1ère génération (1G) ouvert en Région Parisienne.
  • L'Administration des Télécommunications décide en 1979 de lancer l'étude d'un nouveau système de télécommunications basé sur le principe américain "Trunked Radio System". Ce système doit permettre une meilleure utilisation du spectre de radiofréquences, une meilleure concentration.
  • Une consultation est ouverte en 1980 par l'Administration et un marché d'étude est signé en 1981 avec la société Matra Télécommunications.
  • Ce système repose sur une nouvelle technologie expérimentale créée par Motorola.
  • Sa commercialisation commence en Décembre 1982, pour une durée initiale de 2 années, par un arrêté ministériel en date du 1er décembre 1982 (J.O.R.F du 16 décembre 1982).
  • Ce réseau utilise des fréquences autour de 200 MHz.
  • Le parc d'abonnés au réseau R200 culmine à 3.900 abonnés en Région Parisienne.
  • Le service Radiocom 200 cesse d'être commercialisé aux nouveaux abonnés à la date du 1er janvier 1990 , conformément au décret n°89-793 du 27 octobre 1989.
  • Les derniers abonnés Radiocom 200 sont basculés en Radiocom 2000, s'ils le désirent, via une offre commerciale de France Télécom, avant le 1er septembre 1990, date butoir de fermeture définitive du système Radiocom 200. (Note DRM/COM/JYM/89.717 du 15 décembre 1989.)
  • Les fréquences de la bande des 200MHz sont réattribuées au réseau R2000.

1985 : le Radiocom 2000, par France Télécom.

  • Le Radiocom 2000 est un réseau téléphonique mobile semi-analogique et semi-numérique à structure cellulaire.
  • Il est aussi connu à ses débuts sous la dénomination RARC, pour Radiotéléphone À Relais Communs.
  • La taille des cellules, à l'ouverture de cette technologie, est de l'ordre de 30 km de diamètre.
  • Ce réseau utilise des fréquences autour de 400 MHz pour la couverture nationale (cas des abonnements nationaux), ainsi que la bande des 200 MHz pour la couverture régionale (cas des abonnements régionaux, c'est à dire confinés à une seule région)
  • Le Radiocom 2000 est classé dans les systèmes de téléphonie mobile de 1ère génération (1G).
  • Les signaux de contrôle et de localisation sont numériques, ce qui représente un énorme progrès par rapport aux anciens réseau de téléphones mobiles précédents entièrement analogiques.
  • Tandis que les signaux des conversations téléphoniques transitent directement en modulations analogiques et sans cryptage. (De ce fait, les conversations étaient très facilement écoutables : les journalistes parisiens étaient couramment équipés de scanners pour "chopper" des scoops en écoutant par exemple des personnalités importantes équipées de cette technologie.)
  • En revanche, le système de géolocalisation (suivi de cellules) n'existe pas encore en 1985 : ainsi, lorsque l'on quitte une cellule, en voiture, la communication téléphonique mobile est alors systématiquement coupée. Il est nécessaire de rappeler le correspondant une fois couvert par une nouvelle cellule. Statistiquement parlant, avec des cellules de 30km de diamètre, seules 5% des communications se retrouvent interrompues, ce qui est alors considéré comme tout à fait acceptable en 1985.
  • Chaque Radiotéléphone R2000 est rattaché à son propre Relais Nominal. C'est de ce Relais Nominal que les Numéros de Radio-Téléphone sont attribués aux usagers ayant domiciliation officielle dans ce secteur.
  • Chaque Numéro de Radiotéléphone est rattaché à un indicatif AB.PQ du Réseau Téléphonique Commuté (tout ce qu'il y a de plus habituel), sachant qu'il n'est pas obligatoire "d'immobiliser" la totalité d'un indicatif AB.PQ, soit 10.000 numéros, pour une seule Station Relais. En pratique, chaque Station Relais ne nécessite en général que le segment de base d'un seul Millier ; soit 10% d'un indicatif d'AB.PQ, soit seulement 1.000 numéros.
  • Chaque Radiotéléphone R2000 établit les communications directement avec la Station Relais qui le couvre lors du début de la conversation. Dans la Station Relais, les conversations hertziennes analogiques sont numérisées avant d'intégrer le Réseau Téléphonique Commuté.
  • Chaque Station Relais est raccordée par 2 ou 3 liaisons numériques MIC (chaque liaison ayant 30 voies) à un Commutateur Téléphonique Urbain (CAA) de type Électronique Temporel de 2ème Génération (MT25 ou E10N1), puis de 3ème génération (AXE10 sûr). Chaque Commutateur Téléphonique voit les liaisons MIC provenant des Stations Relais R2000 comme une simple Unité de Raccordement d'Abonnés Distante (URAD).
  • Lorsque le Radiotéléphone est en déplacement et qu'il se retrouve en dehors de sa zone de couverture habituelle, il est alors pris en charge par la Station Relais où il se trouve. On appelle ceci un Relais de Passage. Ceci permet à l'usager de pouvoir téléphoner de n'importe où dans la zone de couverture, quelle que soit sa position, mais ceci permet aussi de recevoir les appels téléphoniques de tout correspondant (fixe ou mobile) qui essaye de le joindre. En effet, les Relais de Passage informent en temps réel l'ensemble du Réseau Téléphonique Commuté, ce qui permet d'assurer la continuité du service sur toute l'étendue de la couverture du Réseau Radiocom 2000 (décrochage, numérotation, acheminement, conversation, taxation, raccrochage).

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R2000VoiturePub

  • L'ouverture du Radiocom 2000 au grand public est effective le 18 novembre 1985 (autorisé par un arrêté du 14 novembre 1985 publié au J.O du 23 novembre 1985). Il est l'héritier direct du Radiocom 200 expérimental ouvert en 1982.
    • Zone Paris : 18 novembre 1985, via les 5 premiers sites émetteurs du Mont Valérien, de Clichy-sous-Bois, de Ménilmontant, Lisses et Meudon.
    • Zone Nantes : 21 janvier 1986.
    • Le lien avec le Réseau Téléphonique Commuté est assuré par des commutateurs téléphoniques d'abonnés en système MT25, dont les plus importants, en Île-de-France sont, au début du déploiement : Boissy B2 (DB22), Eaubonne B2 (ND22), Le Raincy A3 (BC43), Massy A5 (SD94) et Philippe Auguste 2 ET1 à Paris (AD32). (Des commutateurs E10N1 seront aussi utilisés ultérieurement.)
  • À sa création il est essentiellement utilisé en téléphone de voiture raccordé au Réseau Téléphonique Public. 
  • De plus, il est aussi utilisé en mode "réseau d'entreprise" (groupe fermé d'usagers).
  • Les téléphones sont lourds, pèsent plusieurs kilogrammes (au moins 5 Kg) et sont voraces en énergie.
  • Début Mai 1986, le Radiocom 2000 compte 1.800 abonnés en France.
  • Au 31 décembre 1986, le Radiocom 2000 compte 10.000 abonnés en France.
  • Article de Mars 1987 présentant le Radiocom 2000.
  • Au 31 décembre 1987, le Radiocom 2000 compte 40.000 abonnés en France et couvre 44 % du territoire.
  • Le 1er Juillet 1988, toute souscription à l'Abonnement National à 400MHz est suspendue en France. Le R2000 est victime de son succès. Les canaux et les fréquences manquent. Le Réseau 400 MHz sature alors à un maximum de 100.000 abonnés.
  • Au 31 décembre 1988, le Radiocom 2000 compte 98.000 abonnés en France et couvre 56 % du territoire.
  • Documentation Grand Public Radiocom 2000 de Janvier 1989.
  • Présentation générale du service Radiocom 2000 de 1989.
  • Descriptif Technique succinct du système Radiocom 2000 - 1989.
  • Au 14 février 1989,  désormais, dans certaines régions, il devient de plus en plus difficile d'accepter de nouvelles souscriptions d'Abonnements Régionaux, notamment à Paris. La saturation gagne même les bandes additionnelles régionales des 200 MHz. Mais à cette date et il est alors impossible d'étendre le spectre de fréquences. 
  • Le 3 août 1989, en urgence, une bande de 4MHz est débloquée par l'État pour créer en Île-de-France 40.000 abonnés supplémentaires. 
  • En Août 1989, la technologie du Hand-Over (Suivi automatique de cellule en déplacement) est expérimentée à Rouen. Le Hand-Over permet le transfert des conversations téléphoniques en cours, d'un relais  Radiocom 2000  à son relais voisin en cas de déplacement de l'usager. Le Hand-Over est un préalable au déploiement à venir du Réseau Haute Densité devenu nécessaire.
  • Techniquement, sont créés en Novembre 1989 quatre indicatifs ABPQ en Île-de-France. Ce sont les seuls entièrement réservés au R2000 à cette période dans cette région.(créations d'indicatifs précédant la mise en service du Réseau Haute Densité) - un redécoupage du plan de numérotage ayant probablement dû avoir lieu - :
    • 44.02 et 44.04 créés le 17 novembre 1989 sur commutateur MT25 Brune 2 ET1 (AB43) (Ordre Télex du 16 octobre 1989),
    • 44.03 créé le 23 octobre 1989 sur commutateur MT25 Palais-Rose 2 ET1 (AD42) (Ordre Télex du 16 octobre 1989).
  • Au 31 décembre 1989, le Radiocom 2000 atteint alors 170.000 abonnés et couvre 83 % du territoire.
  • La barre des 200.000 abonnés au Radiocom 2000 est atteinte en Juillet 1990.
  • Le 7 juillet 1990, une extension du réseau en technologie améliorée RHD (Réseau Haute Densité) est mise progressivement en service. 
  • Au 31 Décembre 1990, avec 230.000 abonnés atteints en France, le R2000 peut enfin respirer : le RHD technologie permet de récupérer des fréquences utilisables en multipliant par 5 le nombre de cellules en service, ce qui entraîne un effet pervers majeur : la taille moyenne des cellules est en conséquence divisée par 5. Chaque cellule se retrouve à la dimension moyenne de 6 km seulement. Problème majeur, avec des cellules de dimensions si réduites, les automobilistes seraient sans cesse interrompus dans leurs conversations à chaque changement de cellule ; changements devenus trop fréquents. 
  • La solution très novatrice et très complexe a consisté à concevoir et à mettre en service réel le suivi dynamique numérique de communications, par changement de cellule à chaud, durant les communications engagées. Ceci permet le Transfert Automatique Intercellulaires. La prouesse technologique ayant pu être accomplie, le réseau R2000 se retrouve désaturé et peut permettre de patienter jusqu'au lancement prochain du téléphone GSM France-Télécom en cours d'élaboration à cette même époque. 
  • Le nouveau Réseau Haute Densité R2000 sur la bande des 400 MHz est entièrement déployé à la fin de l'été 1991 en lieu et place du réseau R2000 initial.
  • À partir de 1992, à titre transitoire, le Radiocom 2000 va aussi utiliser des fréquences dans la bande des 900 MHz, pour étendre la capacité du réseau sur Paris, Lyon, Lille et Strasbourg. En effet, cette gamme de fréquences est d'ores et déjà réservée pour le futur téléphone numérique GSM, mais en attendant son plein déploiement, une dérogation transitoire est acceptée pour "employer" temporairement ces fréquences alors inutilisées. Cette seconde solution permettra aussi de faire patienter dans les zones à forte densité de population.
  • Au 31 décembre 1991, le Radiocom 2000 compte 290.000 abonnés en France. (97% de la population couverte)
  • En fin Février 1992, le Radiocom 2000 compte 300.000 abonnés en France.
  • Au 31 décembre 1992, le Radiocom 2000 compte 330.000 abonnés en France, qui constituera le maximum sur ce réseau.
  • Au 1er janvier 1993, les investissements sur le Radiocom 2000 cessent et sont réorientés massivement vers le GSM Itinéris de France Télécom.
  • En Mai 1994, le service Radiocom 2000 compte 325.000 abonnés en France ; une prouesse technique en semi-analogique.
  • À partir de l'année 1995, le Radiocom 2000 est progressivement délaissé par la clientèle au profit de la nouvelle norme numérique GSM. 
  • Dès le début de l'année 1997, Radiocom 2000 subit une importante baisse de trafic.
  • Le 7 juillet 1997, commence le démantèlement progressif du Radiocom 2000 : les premières bandes de fréquences additionnelles n°8, 9, 11 et 12 sont fermées.
  • Le 4 août 1997, suit la fermeture des bandes de fréquences additionnelles n° 7, 10 et VHF A/B. Ce qui signifie l'arrêt du système Radiocom 2000 dans la bande des 200 MHz, avec l'arrêt total des Abonnements Régionaux. 
  • Le 1er Octobre 1998, il est confirmé une date d'arrêt du réseau Radiocom 2000 fixée au 31 décembre 1998. Mais au final, le réseau 1G bénéficiera d'un répit d'un an et demi.
  • La fermeture technique définitive du Réseau Radiocom 2000 et des Abonnements Nationaux (400 MHz + 900 MHz additionnels) est effective le 28 juillet 2000.
  • le 8 septembre 2000, le Radiocom 2000 voit son existence légale cesser par la publication au Journal Officiel d'un arrêté du 31 août 2000 du Ministre de l'Industrie (NOR : ECOI0020275A).
  • Les derniers abonnés au système Radiocom 2000 se voient proposer un basculement dans la nouvelle norme GSM, sur le réseau Itinéris de France-Télécom.

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Nota : une fois que l'usager souscrit un abonnement au service Radiocom 2000, celui-ci reçoit, avant que son abonnement définitif ne soit définitivement validé par l'Administration (puis par France Télécom) une Licence Provisoire d'utilisation  tout de même signée au nom de la République Française !

À cette époque, en effet, le Radiotéléphone n'est pas un produit d'usage courant ; les ressources sont strictement contingentées par l'État. Il n'y a qu'à lire cette licence pour mieux le comprendre.

Une fois validé, l'usager du Radiotéléphone automatique reçoit enfin son Contrat d'Abonnement définitif au service Radiocom 2000 en bonne et due forme, tant mérité.


1987 : évolutions réglementaires à venir.

  • Le 24 avril 1987, M. Gérard Longuet, Ministre des P et T signe l'arrêté n°1731 créant un département des radiocommunications qui sera chargé d'établir les contrôles des futurs opérateurs de services de radiocommunications à venir.
  • Le 26 avril 1987 la Société Française du Radiotéléphone est créée par la Compagnie Générale des Eaux. Son premier dirigeant est le Directeur Général Richard Lalande, ayant initialement commercé sa carrière en tant que haut fonctionnaire à la Direction Générale des Télécommunications (l’Administration). La SFR constituera historiquement la première société privée à concurrencer l'Administration des Télécommunications en France.
  • Le 19 mai 1987, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et la RFA signent à Bonn un accord définissant les normes techniques communes du futur système numérique de radiocommunications annoncé pour 1991 (Radiotéléphone de 2ème génération norme GSM).
  • Le 7 septembre 1987, un accord d'intention ouvert à tous les exploitants de la CEPT (14 exploitants pour 13 pays) est signé à Copenhague qui aboutiront à l'ouverture d'appels d'offres coordonnés dans toute l'Europe de l'ouest dans le but de construire des réseaux  opérationnels.

1989 : le Nordic Mobile Telephone - France (par la Société Française du Radiotéléphone).

  • le NMT-F est un réseau téléphonique mobile semi-analogique et semi-numérique d'une technologie très voisine de la norme Radiocom 2000 lancée par France-Télécom en 1985.
  • SFR est la première société à concurrencer France-Télécom sur le territoire national avec son service mobile semi-analogique : "Ligne SFR".
  • Ce réseau utilise des fréquences autour de 450 MHz.
  • Le NMT-F est classé dans les systèmes de téléphonie mobile de 1ère génération (1G)
  • Mis en service après le Radiocom 2000 de France Télécom, le réseau SFR est pourvu dès l'origine de la technologie de Transfert Automatique Intercellulaires des appels téléphoniques des conversations en cours, ce qui représente alors une avance technologique certaine (que France Télécom s’efforcera de compenser peu après en 1990).
  • SFR obtient une licence d'exploitation pour ce réseau téléphonique semi-analogique par un arrêté du 16 décembre 1987 (NOR: PTTC8700900A).
  • Courant Mars 1988,  est approuvée par le Ministre des P et T, M. Gérard Longuet, une convention liant France-Télécom et la Société Française du Radiotéléphone concernant le fonctionnement du futur réseau de radiotéléphone à naître prochainement. Cette convention fixe les conditions techniques et les compensations financières concernant le raccordement entre le réseau téléphonique fixe et ce futur réseau de radiotéléphonie mobile 1G. Naturellement, le Radiotéléphone concurrent de la SFR étant techniquement intégralement acheminé par France Télécom via les autocommutateurs téléphoniques de l'État...
  • À sa création, il est essentiellement utilisé en téléphone de voiture.
  • Les signaux de contrôle et de suivi de localisation sont numériques, ce qui représente un énorme progrès par rapport aux anciens réseau de téléphones mobiles précédents entièrement analogiques.
  • Tandis que les signaux des conversations téléphoniques transitent directement en modulations analogiques et de surcroît sans cryptage. (De ce fait, les conversations étaient très facilement écoutables : les journalistes parisiens étaient couramment équipés de scanners pour "chopper" des scoops en écoutant par exemple des personnalités importantes équipées de cette technologie.)
  • L'ouverture du NMT-F  "Ligne SFR" au public est effective le 30 mars 1989 à Paris.
  • Les abonnés "Ligne SFR" sont portés par les deux premiers indicatifs suivants :
    • l'ABPQ 44.00 créé depuis le 8 novembre 1988 et porté par le commutateur MT25 Brune 2 ET1 (AB43) (Ordre Télex du 18 octobre 1988),
    • l'ABPQ 44.22 créé depuis le 3 janvier 1989 et porté par le commutateur MT25 Bobillot 3 ET1 (AB53) (Ordre Télex du 14 décembre 1988).
  • Le réseau semi-analogique 1G "Ligne SFR" permet à son ouverture de fournir un nombre maximal de 100.000 clients radiotéléphoniques répartis sur le territoire métropolitain.
  • Au 31 décembre 1989, le Radiotéléphone SFR compte 10.000 abonnés en France.
  • Au 31 décembre 1990, le Radiotéléphone SFR compte 45.000 abonnés en France.
  • Au 31 décembre 1991, le Radiotéléphone SFR compte 95.000 abonnés en France.
  • La fermeture définitive du NMT-F est effective le 28 juillet 2000, le même jour que le Radiocom 2000 de France-Télécom.
  • Les derniers abonnés à ce système se voient proposer un basculement dans la nouvelle norme GSM, sur le réseau SFR.

1992 : débuts du GSM Itinéris, par France Télécom, devenu Orange.

  • C'est au mois de Juin 1982 que se tient à Londres, à la demande de la France et de la Grande-Bretagne, la première réunion européenne visant à définir les bases du radiotéléphone du futur, exploitant la bande des 900 MHz.
    • de 890 MHz à 915 MHz dans le sens Mobile vers Station Relais,
    • de 935 MHz à 960 MHz dans le sens Station Relais vers Mobile.
  • Le 15 juillet 1983, la France et la RFA adoptent le principe d'un système commun de radiotéléphonie cellulaire numérique dénommé S900.
  • Le 15 décembre 1983 sont lancées simultanément en France et en RFA des consultations en direction des industriels.
  • Le 26 mars 1984, cinq réponses sont reçues et soumises aux 2 administrations provenant des consortiums suivants :
    • CIT Alcatel, Thomson-CSF, Philips Kommunication Industrie et Siemens,
    • Matra, Ant Nachrichtentechnik et Robert Bosch,
    • Motorola,
    • SAT, AEG-Telefunken et S.E. Lorenz,
    • SECRE et Ericsson Radio System AB.
  • Le 30 octobre 1984, lors du 11ème sommet Franco-Allemand qui s'est tenu en RFA, les deux pays décident d'une coopération poussée pour se lancer concrètement dans l'aventure. Une ouverture du système à l'horizon 1988-1989 est alors envisagée.
  • Le 29 février 1988, des appels d'offres coordonnés au niveau de l'Europe de l'ouest sont ouverts.
  • À l'issue des appels d'offres concernant la France, à la fin de l'année 1988, deux consortiums sont sélectionnés pour construire chacun un réseau GSM.
    • Le premier consortium choisi, dénommé ECR900 regroupe CIT-Alcatel, Alcatel-Radiotéléphone, l'allemand de l'ouest AEG et le finlandais Nokia.
    • Le second consortium est formé par Matra associé avec Matra-Ericsson-Telecommunication (MET).
  • Ces deux premiers réseaux seront établis en Île-de-France.
  • Chaque réseau GSM France-Télécom construit aura une capacité maximale de 10.000 abonnés.
  • Leur mise en service est alors projetée pour le second semestre 1991.

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  • Le GSM Itinéris a été autorisé à la création en France, par les pouvoirs publics, par un arrêté du 25 mars 1991 (NOR : PTTR9100097A).
  • Ce réseau utilise des fréquences autour de 900 MHz, pour un débit de 9,6 kbits/s.
  • Le système GSM est classé dans les systèmes de téléphonie mobile de 2ème génération (2G).
  • À partir de cette date, les expérimentations ont commencé.
  • En France, les premières communications mobiles GSM expérimentales sont passées dans le réseau public le 1er juillet 1991 à 15H00, sur le territoire géographique de la Direction Régionale de Paris-Sud par Marcel Roulet, Président de France-Télécom et Charles Rozmaryn, Directeur Général de France-Télécom. (dans les sens émission et réception d'appels ; à destination et en provenance des réseaux fixe et mobile Radiocom 2000.)
  • Un des deux commutateurs MT25 du site Masséna est alors préparé pour exercer la fonction de Centre d'Accès au Service pour le Réseau GSM en expérimentation. (déduit d'après un compte-rendu de réunion des commutants MT20 daté du 23 mai 1991 survolant le sujet.)
    • Il s'agit alors de permettre l'accès de quelques terminaux GSM expérimentaux au reste du Réseau Téléphonique Commuté via un commutateur MT25 (Masséna 2 ET1 (AC82) ou Masséna 3 ET2 (AC83)), sans pour autant avoir créé d'indicatif GSM spécifique porté par ce commutateur. Une sorte d'astuce très provisoire. (pas plus d'informations trouvées pour l'heure.)
  • Les initiales G.S.M. signifient "Groupe Spécial Mobile".
  • Le réseau Itinéris de France-Télécom se dénomme officiellement GSM F1.

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  • Il s'agit d'un réseau téléphonique mobile entièrement numérique : 
  • À la fois les signaux de contrôle et de suivi dynamique de localisation sont numériques, 
  • Les signaux de conversations téléphoniques sont désormais également numérisés.
  • En France, à Paris, le premier indicatif ABPQ du GSM F1 mis en service provisoire le 14 novembre 1991 pour essais préparatoires est le suivant : 07.10. (Ordre Télex du 4 novembre 1991).
    • Le premier commutateur téléphonique ayant porté le premier indicatif AB.PQ de Téléphonie Mobile à la norme GSM 2G en France (07.10) est le commutateur d'abonnés MT25 de  Paris-Trudaine 5 ET1 (AE16), à partir du 14 novembre 1991.
  • En France, à Paris, les 2 premiers indicatifs ABPQ du GSM F1 (re)mis en service le 11 décembre 1991 pour essais préparatoires sont les suivants : 07.10  (Trudaine 5 ET1 (AE16)) et 07.20 (Masséna 3 ET2 (AC83)) - (Ordres Télex du 9 décembre 1991).
  • Le 23 décembre 1991, les 8 premières cellules GSM sont mises en service expérimental dans Paris intra-muros et connectées au réseau téléphonique public. Quelques centaines d'abonnés internes (agents de France Télécom) sont chargés de tester en service réel le nouveau système.
  • Sur Paris et les environs, 2 autres ABPQ du GSM F1 sont mis en service le 11 mai 1992 en vue de l'ouverture commerciale à venir : il s'agit des 07.01 (Masséna 3 ET2 (AC83)) et 07.61 (Masséna 2 ET1 (AC82)) - (Ordres Télex du 6 mai 1992).
  • Au cours d'une conférence de presse, le 11 juin 1992, France-Télécom annonce que le GSM Itinéris sera prêt pour une mise en service à la date prévue depuis 1987.
  • L'ouverture technique d'Itinéris dans tout le réseau téléphonique français est effective le 26 juin 1992 à 8H00.  (Ordre Télex du 22 juin 1992)
  • L'ouverture commerciale grand public d'Itinéris est effective  le 1er juillet 1992.
  • À cette date précise, les deux premières grandes métropoles ouvertes au GSM Itinéris sont Paris et Lyon.
  • Initialement, l'AB=07 est alors affecté au Téléphone Mobile de France Télécom Itinéris (GSM F1). Ce qui donne actuellement le format OZ AB = 06.07.
  • En France, les 5 premiers indicatifs AB PQ du GSM F1 mis en service commercial sont les suivants : 07.61 ; 07.20 ; 07.01 ; 07.10 pour Paris ; 07.30 pour Lyon.  (Ordre Télex du 22 juin 1992 rectifié le 24 juin 1992)
  • Ce qui donne actuellement le format OZ AB PQ suivant : 06.07.61 ; 06.07.20 ; 06.07.01 ; 06.07.10  pour Paris et 06.07.30 pour Lyon.
  • Donc, dès la création, le réseau Itinéris peut recevoir 10.000 abonnés par AB PQ créé, soit un maximum de 50.000 abonnés. 
  • 4 AB PQ FT sont créés sur Paris et 1 AB PQ FT sur Lyon. 
  • Bien d'autres AB PQ seront créés ultérieurement.
  • La 3ème zone de France ouverte au GSM après Paris et Lyon, par France Télécom sont les villes de Nice et Cannes (Alpes-Maritimes) à la date du 21 février 1993.
  • Les premiers terminaux commercialisés (téléphones portables GSM) ne pèsent plus que 300 grammes, ce qui constitue un net progrès comparé aux terminaux Radiocom 2000 pesant plusieurs kilogrammes.
  • Au 31 décembre 1993, le service GSM Itinéris compte 70.000 abonnés en France.
  • En Mai 1994, le service GSM Itinéris compte 140.000 abonnés en France en 22 mois d'existence seulement, puis 200.000 abonnés en Juin 94, 250.000 abonnés en Août, puis 370.000 abonnés au 31 décembre 1994 (à comparer au système Radiocom 2000). La croissance exponentielle est alors une réalité.
  • Chez France-Télécom, la Messagerie Vocale GSM Itinéris est mise en service à la fin de l'année 1994, assurant "une disponibilité totale de la ligne".
  • Au 31 décembre 1995, le service GSM Itinéris dépasse 700.000 d'abonnés.
  • En Septembre 1996, le service GSM Itinéris dépasse 1.000.000 d'abonnés. La progression exponentielle se poursuit.
  • Au 31 décembre 1997, le service GSM Itinéris dépasse 3.000.000 d'abonnés.
  • En Juillet 1998, le service GSM Itinéris dépasse 4.000.000 d'abonnés. La progression exponentielle prend encore de l'ampleur.

BscMotorola2G

Ci-dessus : vue de 4 baies BSC Motorola GSM désormais d'un âge vénérable, supérieur à 20 ans, qui servent (encore aujourd'hui) à traiter les communications en norme GSM 2G de l'opérateur Orange. Celles-ci, encore en service à Paris au centre téléphonique Beaujon.

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  • Au mois d’Avril 2001, une nouvelle technologie, le GPRS, commence a être déployée en France, par France Télécom. Le General Packet Radio Service permet de doubler voire tripler le débit numérique. Cette technologie, qui est une évolution du GSM-2G, est aussi surnommée 2,5G. En moins d’une année, 90% de la population est déjà couverte par le GPRS. Le débit nominal passe à 56 kbit/s. Le débit maximal passe à 144 kbit/s. L’usage reste limité aux appels et aux messages.
  • À partir du 18 avril 2005 pour la clientèle Entreprise, puis le 9 juin 2005 pour la clientèle Grand Public, la technologie 2G bénéficie en France de sa dernière évolution, par le déploiement d’une nouvelle technologie, le EDGE (Enhanced Data-rates for GSM Evolution), mené par France Télécom. Cette technologie, qui est une évolution du GSM-2G, est aussi surnommée 2,75G. Dès le 9 juin 2005, 85% de la population est déjà couverte par le EDGE. Le débit nominal passe  à 200 kbit/s. Le débit maximal passe à 348 kbit/s. L’usage est limité aux appels, aux messages et aux emails sans photographies jointes.
  • La technologie EDGE est alors présentée comme la solution dans l’attente du déploiement de la technologie UMTS-3G, alors en tout début de déploiement.
  • Le réseau initial GSM-2G demeure préservé ; il est seulement modernisé.
  • le 25 mars 2006, la licence du réseau GSM F1 exploité par France Télécom est renouvelée pour une durée de 15 ans par la Décision n°2006-0239 de l'ARCEP, en date du 14 février 2006.
  • Nota : actuellement (2017), la technologie EDGE est toujours en fonctionnement en France.

1992 : débuts du GSM SFR (Société Française du Radiotéléphone).

  • Le GSM SFR a été autorisé à la création en France, par les pouvoirs publics, par un arrêté du 25 mars 1991 (NOR: PTTR9100098A).
  • Ce réseau utilise des fréquences dans la bande des 900 MHz.
    • de 890 MHz à 915 MHz dans le sens Mobile vers Station Relais,
    • de 935 MHz à 960 MHz dans le sens Station Relais vers Mobile.
  • Le système GSM est classé dans les systèmes de téléphonie mobile de 2ème génération (2G).
  • Les initiales G.S.M. signifient "Groupe Spécial Mobile".
  • Le réseau SFR se dénomme officiellement GSM F2.
  • Bien que concurrent direct de France-Télécom, techniquement parlant, c'est France-Télécom qui créé dans le réseau téléphonique public les faisceaux réservés au GSM SFR et qui les affecte ; c'est encore France-Télécom qui insère la numérotation téléphonique des abonnés GSM  SFR dans tous les traducteurs téléphoniques du réseau téléphonique et qui achemine, via ses propres commutateurs téléphoniques France-Télécom, les communications dans tout le pays (voire bien sûr vers l'étranger).  
  • Le fait que les dates d'ouvertures techniques, ainsi que des ouvertures commerciales soient les mêmes pour les deux réseaux GSM F1 et F2 pourtant concurrents ne signifie-t-il point quelque chose  ?

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  • Il s'agit aussi d'un réseau téléphonique mobile entièrement numérique :
  • À la fois les signaux de contrôle et de suivi de localisation sont numériques,
  • Les signaux de conversations téléphoniques sont désormais également numérisés.
  • En France, à Paris, le premier indicatif ABPQ du GSM F2 mis en service le  18 mai 1992 pour essais préparatoires est le suivant : 09.61 (Ordre Télex du 15 mai 1992)
  • L'ouverture technique de SFR GSM est effective le 26 juin 1992 à 8H00.  (Ordre Télex du 22 juin 1992)
  • L'ouverture commerciale grand public SFR GSM est effective le 1er juillet 1992.
  • À cette date précise, la  première grande métropole ouverte au GSM Itinéris est Paris.
  • Initialement, l'AB=09 est alors affecté au Téléphone Mobile de SFR (GSM F2). Ce qui donne actuellement le format OZ AB = 06.09.
  • En France, les 4 premiers indicatifs AB PQ du GSM F2 mis en service commercial sont les suivants : 09.11 ; 09.41 ; 09.51 et 09.61. (Ordre Télex du 22 juin 1992)
  • Ce qui donne actuellement le format OZ AB PQ suivant : 06.09.11 ; 06.09.41 ; 06.09.51 et 06.09.61.
  • Donc, dès la création, le réseau SFR GSM peut recevoir 10.000 abonnés par AB PQ créé, soit un maximum de 40.000 abonnés.
  • Les 4 AB PQ SFR Mobiles de départ sont créés sur Paris.
  • Bien d'autres AB PQ seront créés ultérieurement.
  • Les premiers terminaux commercialisés (téléphones portables GSM) ne pèsent plus que 300 grammes, ce qui constitue un net progrès comparé aux terminaux NMT-F "Ligne SFR" pesant plusieurs kilogrammes.
  • Au 31 décembre 1995, le service GSM SFR atteint 300.000 d'abonnés.
  • le 25 mars 2006, la licence du réseau GSM F2 exploité par SFR est renouvelée pour une durée de 15 ans par la Décision n°2006-0140 de l'ARCEP, en date du  31 janvier 2006.

1996 : débuts du GSM Bouygues Télécom.

  • En 1993 un accord entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne est signé pour assurer la compatibilité de la norme DCS 1800 entre ces deux pays. La France (DGPT) rejoint cet accord le 3 juin 1994.
  • En vue d'ouvrir un 3ème réseau de téléphonie mobile en France, un appel à candidature est ouvert le 25 janvier 1994 (publié au Journal Officiel).
  • 3 groupements d'entreprises se sont manifestés et déposent leur dossier le 2 mai 1994 : Citadin (Alcatel-Alsthom), Bouygues Télécom, Ultracom (Lyonnaise des Eaux - Dumez).
  • Les auditions se tiennent les 15 et 16 juin 1994.
  • Le rapport d'instruction est transmis au Ministre chargé des Télécommunications le 25 août 1994.
  • Le choix du Ministre chargé des Télécommunications se porte sur Bouygues Télécom. Cette décision est rendue le 4 octobre 1994.
  • Le GSM / DCS  Bouygues Télécom est autorisé à la création en France, par les pouvoirs publics, par un arrêté du 8 décembre 1994 (NOR: INDP9401427A).
  • La mise en service de ce troisième réseau est prévue avant le 1er janvier 1996. (Dans les faits, un retard de 5 mois sera constaté)
  • Ce réseau utilise des fréquences autour de 1.800 MHz à la norme GSM adaptée à cette bande de fréquences.
  • Le système GSM / DCS est classé dans les systèmes de téléphonie mobile de 2ème génération (2G).
  • Les initiales G.S.M. signifient "Groupe Spécial Mobile".
  • Les initiales D.C.S. signifient  "Digital Cellular System".
  • Le réseau Bouygues Télécom se dénomme officiellement GSM F3 ou DCS F3.
  • Bien que concurrent direct de France-Télécom, techniquement parlant, c'est France-Télécom qui créé dans le réseau téléphonique public les faisceaux réservés au GSM Bouygues Télécom et qui les affecte ; c'est encore France-Télécom qui insère la numérotation téléphonique des abonnés GSM Bouygues Télécom dans tous les traducteurs téléphoniques du réseau et qui achemine, via ses propres commutateurs téléphoniques, les communications dans tout le pays (voire bien sûr vers l'étranger).

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  • Il s'agit aussi d'un réseau téléphonique mobile entièrement numérique :
  • À la fois les signaux de contrôle et de suivi de localisation sont numériques,
  • Les signaux de conversations téléphoniques qui sont désormais également numérisés.
  • L'ouverture technique de Bouygues Télécom GSM est effective le 20 novembre 1995 à 8H00. (Ordre Télex du 16 novembre 1995)
  • Initialement, le OZ AB = 06.02 est alors affecté au Téléphone Mobile de Bouygues Télécom (GSM F3).
  • En France, les 9 premiers indicatifs OZ AB PQ du GSM F3 mis en service  le 20 novembre 1995 sont les suivants : 06.02.00 ; 06.02.10 ; 06.02.31 ; 06.02.40 ; 06.02.60 ; 06.02.61 ; 06.02.66 ; 06.02.71 ; 06.02.80.  (Ordre Télex du 16 novembre 1995)
  • Puis la totalité du OZ AB = 06.02 est techniquement ouverte par France Télécom dans le réseau téléphonique le 22 mars 1996 à 8H00, soit les OZ AB PQ allant de 06.02.00 au 06.02.99.  (Ordre Télex complémentaire du 6 mars 1996)
  • L'ouverture commerciale grand public Bouygues Télécom GSM est effective le 29 mai 1996.
  • Donc, dès la création, le réseau Bouygues Télécom GSM peut recevoir 10.000 abonnés par OZ AB PQ créé, soit un maximum de 1 million d'abonnés.
  • Les 100 OZ AB PQ Bouygues Télécom Mobiles de départ sont créés en Île-de-France.
  • D'autres OZ AB PQ seront créés ultérieurement.
  • le 2 décembre 2009, la licence du réseau GSM/DCS F3 exploité par France Télécom est renouvelée pour une durée de 15 ans par la Décision n°2009-0838 de l'ARCEP, en date du 5 novembre 2009.

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  • Note 1 : nous pouvons en outre constater l'évolution alors exponentielle entre la mi-1992 et la mi-1996, soit à peine 4 années, où pour les deux premiers opérateurs GSM (France Télécom et SFR) seulement un total de 9 OZ AB PQ sont créés lors de l'ouverture de ces deux réseaux, tandis que 100 OZ AB PQ sont créés lors de l'ouverture du réseau Bouygues Télécom.
  • Note 2 : fait remarquable, il s'agit bien de France Télécom qui a mis en expérimentation en premier en France un réseau téléphonique mobile à la norme DCS 1800 (Projet Garonne), et non pas Bouygues Télécom. 
    • Un appel d'offre DCS 1800 expérimental de la DGPT est remporté par France Télécom le 2 mai 1994. 
    • Ce réseau précurseur DCS 1800 expérimental d'une capacité de 2.600 abonnés est mis en service à Toulouse le 16 mai 1995 par France Télécom afin de tester la viabilité de cette norme en environnement réel. 
    • Puis ce réseau DCS 1800 de France Télécom, au départ purement expérimental, est ensuite ouvert au public le 29 novembre 1996, commercialisé sous le nom OLLA, sous forme d’abonnement régional, pour les habitants de Toulouse et de sa grande banlieue.  "OLLA, le nouveau téléphone toulousain"
    • Ce réseau expérimental est ainsi utilisé jusqu’à sa fermeture le 30 avril 1999. 
    • Les 3.000 abonnés à ce réseau spécifique se voient alors proposer de basculer dans le réseau GSM Itinéris 900 MHz conventionnel. En effet, avec les baisses de prix intervenues d’année en année sur les abonnements GSM 900 MHz nationaux, couplées avec l’offre commerciale OLA ouverte le 9 juin 1997 sur tout le territoire métropolitain, l’intérêt du réseau expérimental DCS1800 avait rapidement perdu son intérêt pour les abonnés et toute rentabilité pour France Télécom dans son entretien.

2004 : début de l'UMTS - France Télécom, devenu Orange.


  • Le 14 décembre 1998, l'Union Européenne impose aux états membres d'attribuer des licences UMTS-3G avant le 1er janvier 2002.
  • Le 19 février 1999, l'Autorité de Régulation des Télécommunications lance une consultation publique sur l'introduction à venir de l'UMTS-3G en France.
  • Le 6 juin 2000, Le Ministère des Finances rend public le prix de chacune des 4 licences UMTS-3G, attribuées pour une durée de 15 ans : 4,95 milliards d’euros.
  • Le 18 août 2000, l'appel à candidature est lancé. Quatre groupes sont initialement intéressés :
    • France Télécom,
    • Suez - Lyonnaise des Eaux,
    • SFR,
    • Bouygues Télécom.
  • En Octobre 2000, France Télécom choisit les équipementiers Alcatel, Ericsson et Nokia pour déployer le futur réseau mobile UMTS-3G.
  • Courant Janvier 2001, Suez et Bouygues Télécom renoncent à concourir.
  • Le 31 janvier 2001, France Télécom, remet à l’Autorité de Régulation des Télécommunications un dossier de candidature pour l’obtention d’une licence UMTS en France. SFR fait de même.
  • Le 31 mai 2001, l’Autorité de Régulation des Télécommunications rend un avis favorable pour le dossier de France Télécom (ainsi que celui de la SFR). France Télécom obtient alors une licence d’exploitation UMTS (Universal Mobile Telecommunications System).
  • Le 16 octobre 2001, le gouvernement révise les conditions d’obtention des licences UMTS-3G (prix et conditions de payement), afin d’attirer de nouveaux candidats ; le prix initial ayant été finalement jugé trop élevé, il est divisé environ par 2. Les nouvelles conditions plus favorables s’appliquent aussi aux deux premiers lauréats : France Télécom et SFR. De surcroît, la durée de la concession augmente : elle passe de 15 à 20 ans.
  • Le 25 février 2004, France Télécom annonce le début du déploiement du réseau de 3ème Génération UMTS au second semestre 2004.
  • Ce réseau utilise les fréquences dans les bandes des 1.900 à 1.980 MHz et 2.110 à 2.170 MHz.
  • Le 30 avril 2004, la première ville française où le réseau de 3ème Génération est ouvert est Toulouse (à titre expérimental en fonctionnement réel). 500 premiers clients-testeurs bénéficient alors du service. Le débit minimal est de 144 kbit/s et le débit expérimental est alors limité à 384 kbit/s. Il s’agit alors d’effectuer des tests de couverture radio.
  • Le 8 décembre 2004, France Télécom active pour ses clients 3G le haut débit dans le réseau. Le débit utile augmente alors jusqu’à 600 kbit/s, débit permettant alors la visiophonie et la lecture de vidéos.
  • À partir de Novembre 2005, en France, est menée par France Télécom, dans la ville de Lyon, la première expérimentation en service réel de la nouvelle technologie 3G+, nommée HSDPA ((High Speed Packet Access) (H). Cette technologie annonce une modernisation du réseau 3G, par l’augmentation du débit, avec un débit de données minimal de 1,8 Mbit/s et un débit maximal pouvant alors atteindre 7,2 Mbit/s. Ce débit permet alors de télécharger des vidéos dans des délais nettement plus acceptables pour les utilisateurs.
  • En Septembre 2006, suit l'ouverture commerciale de la zone Lyon, en même temps que l'ouverture technique et commerciale en 3G+ HSDPA des zones de Nice Marseille, Toulouse, Bordeaux, Montpellier.
  • Le 15 janvier 2007, la nouvelle technologie 3G+ HSDPA est mise en service à Paris et en Île-de-France.
  • En fin Janvier 2007, la nouvelle technologie 3G+ HSDPA est mise à disposition de toute la clientèle France Télécom. Il suffit alors d’être équipé d’un téléphone mobile compatible.
  • En Janvier 2010 France Télécom améliore encore la technologie 3G+ HSDPA en procédant au doublement du débit maximal jusqu’à 14,4 Mbit/s. Le déploiement commence en France par les villes de Paris et de La Défense.
  • Le 24 novembre 2011, France Télécom commence la mise en service d’une nouvelle technologie 3G++ HSDPA+ (H+) qui permet des débits maximum de 42 Mbit/s. Cette technologie d’abord commercialisée pour les entreprises, devient accessible au grand public à partir du 5 avril 2012, pour peu que l’on soit équipé d’un terminal compatible.

2012 : début de la 4G/LTE Orange.

  • Le 12 janvier 2009, le Premier Ministre publie une stratégie globale pour la 4ème génération de téléphonie mobile : ouverture par l’ARCEP d'une consultation publique sur les conditions et modalités d'un appel à candidatures conjoint à la fois dans la bande 2.6 GHz et dans la sous bande dite du « dividende numérique » (800MHz) dès février 2009.
  • Le 15 juin 2011, l’ARCEP publie l’appel à candidatures pour l’attribution de fréquences 4G dans les bandes 2,6 GHz et 800 MHz.
  • Le 15 septembre 2011, délai de rigueur, l’ARCEP reçoit les candidatures de Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange France et SFR pour l’attribution de licences 4G dans la bande 2,6 GHz.
  • Le 22 septembre 2011, après vérification des dossiers, l’ARCEP retient les 4 sociétés candidates : Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange France et SFR. L’ensemble des fréquences objet de l’appel à candidatures sera donc attribué.
  • Le 11 octobre 2011, l'ARCEP délivre les licences 4G aux 4 lauréats de la procédure d'attribution de fréquences dans la bande 2,6 GHz. Décision ARCEP n° 2011-1170 du 11 octobre 2011concernant Orange France.
  • Le 15 décembre 2011, délai de rigueur, l'ARCEP reçoit les candidatures de Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange France et SFR pour l'attribution de licences 4G dans la bande 800 MHz.
  • Le 22 décembre 2011, l'ARCEP publie les résultats de la procédure d'attribution des licences mobiles 4G dans la bande 800 MHz ( dite « dividende numérique »).
  • Le 17 janvier 2012, l'ARCEP délivre les autorisations à 3 lauréats de la procédure d'attribution de fréquences complémentaires dites du « dividende numérique » (800 MHz), dont Orange France. (Free Mobile n’ayant pas été retenu pour cet appel complémentaire.) Décision ARCEP n° 2012-0038 du 17 janvier 2012, concernant Orange France.
  • Ainsi, globalement, concernant la 4G en France, les 4 opérateurs candidats sont tous reçus à l’examen. Et comme eût pu le dire feu Jacques Martin jadis dans sa célébrissime émission, L’école des Fans : « Tout le monde a gagné ».
  • Concernant Orange, la technologie 4G retenue est la LTE ( Long Term Evolution) et permet des débits de données maximum de 150 Mbit/s dès le début de la mise en exploitation.
  • Les industriels et les équipements choisis par Orange pour mener l’équipement et le déploiement de la 4G sont Alcatel, Ericsson et CISCO.
  • En Mars 2012, Orange informe que la première ville française qui sera ouverte à la 4G/LTE Orange sera Marseille, équipée en matériels pilotes Alcatel.
  • Le 21 juin 2012, la 4G Orange est officiellement mise en service à Marseille, ville pilote.
  • Le 21 novembre 2012, la 4G Orange est commercialisée, pour les clients Entreprise, à Lyon, Lille et Nantes. (La clientèle grand public suit en Février 2013)
  • Le 28 janvier 2013, la 4G Orange commence à être mise en service à Paris, dans le quartier de l’Opéra Garnier.
  • Le 4 avril 2013, la 4G Orange est mise en service dans les villes suivantes : Bordeaux, La Rochelle, Chartres, Orléans,Dunkerque, Nancy, Metz, Clermont-Ferrand, Grenoble et Annecy. A cette même date, la 4G est mise en service dans les 1er, 2ème,8ème et 9ème arrondissements de Paris.
  • En Juin 2013, suivent 21 autres grandes villes, dont :Rennes le 17 juin, Pau, Poitiers, Mulhouse.
  • Montpellier suit le 3 Juillet, Toulouse le 12 juillet 2013, Nîmes et Alès le 22 juillet 2013…
  • Le 9 septembre 2013, la ville de Paris est entièrement couverte en technologie 4G Orange,
  • Fin septembre 2013, la première couronne est couverte en technologie 4G Orange.
  • Le 13 décembre 2013, Orange est finalement retenue par la RATP pour déployer la 4G (ainsi que la 3G) dans le Métropolitain de Paris, pour tous les opérateurs, ainsi que dans le RER. Il s’agit là d’un gros chantier de modernisation d’une grande complexité, en raison de la situation souterraine du Métropolitain.
    • Il y a, concernant le Métropolitain de Paris, un travail très fin et très complexe d’ajustement de couverture à réaliser, qui pour être atteint efficacement, ne peut pas être confié à de simples opérateurs de téléphonie mobile lambda opérant en surface.
    • Une réelle expertise est nécessaire en souterrain et prend du temps à être déployé, eu égard à la situation particulièrement tortueuse du Métropolitain de Paris.
    • Le déploiement complet dans le Métropolitain de Paris en technologies modernes (3G & 4G) est prévu pour être atteint en fin 2017 ou courant 2018, le service incluant enfin, en plus du service « téléphone » de base, les transmissions de données Internet.
    • Il faut rappeler, pour mémoire, que l’installation actuelle en GSM 2G du Métro de Paris, déployée à partir de 2002, au fonctionnement assez limité, se cantonnant au seul accès au service de base « Téléphone et SMS » et fait appel à des installations mutualisées mises à disposition de tous les opérateurs par la RATP.
    • De surcroît, nous entendons beaucoup de critiques sur le retard d’arrivée de la 3G (qui existe portant en France depuis 2004) et de la 4G dans le Métropolitain de Paris. Mais la faute ne peut en incomber à Orange. En effet, dès 2010, la RATP avait au départ l’ambition de s’associer à d’autres industriels et devenir opérateur de son propre réseau de télécommunications souterrain, mais s’est heurtée à des problèmes techniques d’une si grande complexité à résoudre, qu’elle en a perdu plusieurs années en études infructueuses et à finalement décidé de venir naturellement vers nous, pour le bonheur futur des usagers de la RATP.
  • Le 17 juillet 2014, Orange met en service pour la première fois en France, à Strasbourg et à Toulouse, la 4G+ / LTE Advanced, permettant d’obtenir des débits descendants de 223 Mbit/s par agrégation de 2 bandes de fréquences.
  • En Février 2015, Paris est déjà couverte en 4G+ Orange parmi une quinzaine de villes.
  • Fin 2016, la 4G+ Orange s’améliore encore et permet d’atteindre 330 Mbit/s par agrégation de 3 bandes de fréquences dans certaines villes. (Bouygues Télécom ayant commencé à déployer cette évolution technologique en 2016, quelques mois avant Orange)
  • Le 7 juillet 2017, la 4G+ Orange franchit un nouveau cap après la mise en service de la 4G+ dans la ville de Villefranche-sur-Saône avec un nouveau débit descendant théorique de 680 Mbit/s et réel atteignant jusqu’à 500 Mbit/s. Il s’agit désormais d’utiliser outre l’agrégation de multiples bandes de fréquences, de nouvelles technologies qui sont d’ores et déjà retenues pour la future norme 5G en cours de constitution : il s’agit du multiplexage par Entrées Multiples – Sorties Multiples MIMO 4x4 et de la modulation optimisée 256 QAM qui permettent d’augmenter et d’optimiser les débits.

Couverture du GSM Itinéris de France Télécom en fin 1993.

  • Soit seulement 18 mois après le lancement de l'offre Itinéris.
  • Documentation grand public personnelle.
  • Les zones blanches (sans couverture) sont alors très nombreuses, ce qui est logique.
  • Nota : la surface couverte est représentée en utilisant un téléphone 8 watts, ce qui donne un Débit d'Absorption Spécifique majeur pour les utilisateurs (rayonnements radio-électriques). La couverture étant beaucoup moins étendue avec un simple téléphone 2 watts à cette époque.

Couverture GSM Itinéris Zone Nord / Île-de-France / Centre prévue fin 1993 :

GSM1NordIDF

GSM1NordIDFbis


Couverture GSM Itinéris Zone Nord - Ouest prévue fin 1993 :

GSM2NordOuest

GSM2NordOuestbis


Couverture GSM Itinéris Zone Nord - Est prévue fin 1993 :

GSM3NordEst

GSM3NordEstbis


Couverture GSM Itinéris Zone Sud - Ouest prévue fin 1993 :

GSM4SudOuest

GSM4SudOuestbis5


Couverture GSM Itinéris Zone Sud- Est prévue fin 1993 :

  • Couverture GSM Itineris Sud-Est en Août 1993.
  • Inclut également le GSM Itinéris déployé en Principauté de Monaco, alors partie intégrante du réseau téléphonique français (Région des Télécommunications de Nice) et du plan de numérotage français.

GSM5SudEst

GSM5SudEstbis



Histoire des Télécommunications Françaises © Claude Rizzo-Vignaud,  7 octobre 2017.

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