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19 novembre 2017. Le S63 (qui plus est à cadran) n'a pas encore quitté l'imaginaire collectif. Vu ce jour dans le Métropolitain de Paris. Hallucinant et rassurant à la fois. © Photo C. R-V.

2017.11.19.S63PubliciteLArrondiOK

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17 avril 2017. Nous apprenons le décès survenu le 15 avril de M. Marcel Roulet, ultime Directeur Général des Télécommunications et premier Président de France Télécom. Il était le Président en exercice lorsque j'ai été appelé à l'activité en 1995 au CPE Élysées. 

Avec son départ forcé en Septembre 1995, par la décision d'un politicien professionnel qui, nous le savons depuis quelques mois seulement, rafole beaucoup d'argenterie et des beaux costumes à 7000 euros, puis  après la nomination d'une de ses relations à la place de M. Roulet, qu' y a-t-on vraiment gagné au change ?

Je croisai deux ou trois fois M. Roulet dans les années 2000, en bas du Centre Téléphonique Paris-Anjou, quand j'allais au "Restaurant Administratif" ; plus tard je sus qu'il avait des bureaux dans le centre.

Qu'il repose désormais en paix.

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8 janvier 2017, année d'élections où les esprits agités et instables s'échauffent facilement, nous découvrons dans la presse les déclarations en provenance de Las Vegas d'un politicien professionnel qui affiche une curieuse considération pour les Fonctionnaires de France-Télécom (issus des PTT), qui ont pourtant construit le réseau téléphonique et les réseaux de télécommunications depuis maintes décennies.

Merci pour vos bons vœux, Monsieur le politicien professionnel... Vous souhaitant la pareille.

Ci-dessous une réponse argumentée à destination de cette personne parue dans la presse.

Nota : ce personnage ne fut même pas un vrai Ministre des Télécommunications, mais seulement un Ministre Délégué (que l'on dénommait jadis sous les IIIe et IVe Républiques un Ministre sans Portefeuille...). Le vrai ministre des Postes et des Télécommunications était alors M. Franck Borotra, qui était d'un autre niveau.

3 mars 2016 : disparition d’une figure de la seconde guerre mondiale et de notre siècle passé.

Yves Guéna, Compagnon de la Libération, fut également Ministre des Postes et Télécommunications du 6 avril 1967 au 30 mai 1968 et du 10 juillet 1968 au 19 juin 1969.

YvesGuena

D’ailleurs, M. Guéna inaugurera le premier Centre Téléphonique Interurbain Automatique de type Pentaconta CT4 de Marseille le 25 octobre 1968, (second de ce type, après Lyon (Sévigné PC-CT4)) en présence de :

  • - M. Pierre Marzin, Directeur Général des Télécommunications,
  • - M. l’Ingénieur des Télécommunications Paul Selosse, alors Directeur Régional de Marseille,
  • - M. Claude Etchegaray Directeur Général de la société Le Matériel Téléphonique.

Ces 4 dernières années, je croisais de temps à autre M. Guéna dans (ou autour) de la station de métro Jasmin, l’empruntant pour me rendre périodiquement au Centre Téléphonique de Paris Auteuil. Probablement résidait-il dans les environs…

Je garderai le souvenir d’un homme de grande taille, assez intimidant je dois le dire, et d’une prestance certaine…

Qu’il repose désormais en paix.

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18 novembre 2015 : disparition de Jacques Guéguen le 10 mars 2015. Ex-CPE Élysées.

Jacques, je t’appréciais grandement. Jadis, tu bossais au MT25 de Beaujon pour réparer la « machinerie », t’occuper des bandes etc ; tu passais nous voir au Répartiteur de Beaujon, parfois nous mangions ensemble à Anjou !

Nous parlions beaucoup technique, étant aussi électronicien… Nous comparions le temporel électronique et le spatial semi-électronique… Comme tu étais d’un bon niveau, les discussions étaient toujours aisées et instructives...

Tu étais un grand costaud, d’une grande sympathie, jamais un mot plus haut que l’autre, d’une grande intégrité, un bien brave homme. Tu avais eu un accident, suite à une mauvaise chute à vélo en 2003, mais tu t’en étais bien remis.

D’apprendre ta disparition au détour d’une conversation, par hasard ? J’en ai été glacé…

Je ne serais pas surpris que tu aies été, toi aussi, une victime de plus, avec effet retard, de cet infâme plan NExT, mis en place par une bande d’inculpés…

Et dire que j’ai repensé plusieurs fois à toi cet été. Je me demandais ce que tu devenais ces derniers temps… On se connaissait depuis mon arrivée à France Télécom, à l’époque du CPE Elysées, du 11F, de l’EICT etc… Je voulais te revoir, je m’étais pensé que tu étais peut-être parti en TPS… Triste coïncidence…

Te connaissant comme un sacré Bonhomme, un bon gaillard, comme un fonctionnaire de l’État intègre et un technicien de valeur, il y a vraiment des choses que j’aie beaucoup de mal à comprendre… Mais telle est la nouvelle réalité et nous devons mal gré nous y résoudre.

« Jacques, il y a deux jours, j'étais à Beaujon quand dans la nuit, l'on a arrêté ton MT25, et basculé les 1500 derniers abonnés sur le E10B3 mitoyen… »

« ...Repose en paix Jacques, repose en paix. »

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Petit historique du téléphone automatique à Monaco .


Monaco se dote de son propre indicatif international, le 377 à la date du 21 juin 1996, à 21H00. Avant cette date, le téléphone monégasque constituait une partie intégrante du réseau téléphonique français de la Région des Télécommunications de Nice et ses numéros de téléphones se conformaient alors au plan de numérotage français à 8 chiffres AB PQ MC DU, dont l'AB=93 était attribué au département français des Alpes-Maritimes, incluant alors Monaco. Les numéros de téléphone monégasques commençaient tous par l'AB=93 jusqu'au 21 juin 1996.


Au niveau technique, 

  • Le premier commutateur téléphonique automatique de type R6 avec enregistreurs fut implanté à Monaco circa 1937-1938 (Monaco 1 (NC523)) - capacité 6.000 lignes-, époque de l'automatisation de la Côte d'Azur. Correspondant à l'AB PQ 93.30 à partir de 1955.
  • Le réseau intra-monégasque suivit le développement du téléphone automatique français, en y étant totalement intégré.
  • Notons la mise en service d'un commutateur semi-électronique spatial de type Métaconta E11 le 30 avril 1976 (supprimé avant 1990) (Monaco 2 (NC64)). Correspondant à l' AB PQ 93.50 ainsi que le complément de l'AB PQ 93.30 à concurrence de 10.000 abonnés.
  • Notons  la mise en service d'un commutateur électronique temporel E10N1 à Monaco en Décembre 1984 (Monaco 3 (NC80)), par les PTT de France et qui vécut la transition des PTT de France vers Monaco Telecom en 1996. 
  • En Juin 1982, les deux AB PQ utilisés étaient le 93.30 et le 93.50.

Rédigé pour wikipédia le 24 février 2017.

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Petit historique du téléphone automatique en Andorre .

( section à parfaire)
Andorre se dote de son propre indicatif international, le 376 à la date du 14 janvier 1995 à 00H00. Avant cette date, le téléphone andorran constituait une partie intégrante du réseau téléphonique français de la Région des Télécommunications de Toulouse et ses numéros de téléphones se conformaient alors au plan de numérotage français à 8 chiffres AB PQ MC DU, dont l'AB=07 était réservé uniquement à  la principauté d'Andorre. (À noter que cet AB est alors donc très largement sous utilisé...). Puis, après 1982 les numéros de téléphones commencent désormais par l'AB=62, jusqu'au 13 janvier 1995.

Au niveau technique :

  • Le premier AB PQ créé en automatique pour la Principauté d'Andorre est l'AB PQ = 07.82. (année inconnue) sur le commutateur TL566 (année et système inconnus : CP400 ou Pentaconta probables).
  • Suivront les AB PQ = 07.83, 07.84 et 07.85 qui existent dès Juin 1982.
  • Dans le plan de numérotage français, les numéros de téléphone andorrans  commencent tous par l'AB=07 jusqu'au premier changement de numérotation intervenu (date à retrouver après 1982), où l'AB=07 est alors remplacé par l'AB=62 jusqu'alors réservé pour les département du Gers et des Hautes-Pyrénées.
  • À la veille de la sortie du Plan de Numérotage Français, existent (ou sont réservés) pour Andorre les AB PQ suivants : 62.80 à 62.89. (soit une capacité réservée de 100.000 abonnés)
  • Andorre acquiert donc son indépendance téléphonique le 14 janvier 1995 à 00H00.

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