Historique des types de commutateurs téléphoniques automatiques en France


VII - Les commutateurs électroniques de type temporel de 2ème génération

wordleElectronique2G

Généralités :

Les commutateurs électroniques de type temporel de 2ème génération sont inaugurés en France en 1981.

Ils sont aujourd'hui en voie d'obsolescence ; leur démontage est en cours (2017).

Ils sont caractérisés par une capacité de raccordement typique comprise entre 15.000 et 65.000 abonnés par cœur de chaîne, avec une capacité d'établissement d'appels téléphoniques typiquement comprise entre 90.000 et 200.000 appels à l'heure ; le tout avec une fiabilité renforcée par rapport à leurs prédécesseurs temporels de première génération et une résistance accrues face aux surcharges éventuelles.

Les systèmes électroniques de type temporel de 2ème génération déployés en France sont les suivants :

  • -E10N1,
  • -MT20,
  • -MT25,
  • -MT35 (mort-né).

Réseaux de Connexion numériques Intégralement Temporels

&

Réseaux de Connexion numériques Mixtes - Temporels et Spatiaux

En effet, certaines variantes existent dans les Réseaux de Connexion des commutateurs temporels.

Dans un Réseau de Connexion numérique intégralement temporel (PLATON, E10N3, E10B3, MT20 de petite capacité et MT25 de petite capacité), il faut beaucoup de Mémoires Tampon afin de stocker le temps nécessaire les signaux de conversation des voies entrantes pour les rediriger vers les bonnes voies de sortie.

Vu le prix de ces mémoires au début de la commutation temporelle, ainsi que par souci de simplification du Réseau de Connexion, il a parfois été décidé pour certains systèmes (AXE10, AXE Transgate 4, E12, E10N1, MT20 de grande capacité et MT25 de grande capacité) d’intégrer un ou plusieurs étages réalisés en électronique numérique spatiale entre l’étage d’entrée temporel et l’étage de sortie temporel des Réseaux de Connexion, afin de pouvoir se passer d’un maximum de Mémoires Tampon. 

Cet étage numérique spatial de brassage est plus simple à réaliser et beaucoup moins coûteux car il est dépourvu de mémoires (éléments coûteux) : il est constitué de circuits de portes logiques à commutation rapide, synchronisées sur la cadence de fonctionnement des Liaisons numériques MIC.

Par contre, un étage spatial numérique, même s’il permet d’améliorer le brassage, ne peut procéder qu’au basculement d'un Intervalle de Temps donné (IT) d'une Liaison MIC entrante vers une autre Liaison MIC sortante, toujours à la même position temporelle donnée.

Donc, un étage spatial numérique ne permet en aucun cas de décaler l’Intervalle de Temps (IT) entre une Liaison MIC entrante et une Liaison MIC sortante. Donc, ce ou ces étages ne viennent qu'en appoint dans un Réseau de Connexion numérique, mais ne peuvent pas assurer à eux seuls la commutation téléphonique complète.

Il s’agit là d’un compromis entre la technique pure et la finance, pour pouvoir réaliser un brassage entre les Liaisons numériques MIC entrantes et sortantes. Cette technique fonctionne tout aussi parfaitement que la technique de connexion purement temporelle. Cependant, l’intérêt de cet artifice tend depuis de nombreuses années à s’estomper, étant donnée la baisse des prix vertigineuse des circuits Mémoires.

En revanche, dans un commutateur temporel, quelque soit sa génération et son modèle, le Réseau de Connexion temporel est systématiquement dupliqué pour raison de sécurité.


Famille 1000-E10 : Incluant deux sous-familles : E10 et MT de la société française Alcatel qui fait aujourd'hui partie du groupe franco-américain Alcatel-Lucent :


Sous-famille E10, (abréviation : E pour Électronique car 100% électronique, projet n°10), (licence Alcatel époque CGE), dont le prototype est issu du projet PLATON, en France existe le type suivant de 2ème génération :

E10N1 - E10 Niveau 1 - (Dénomination initiale : E10B). Temporel de seconde génération mis en étude à partir de 1976 et commandé le 15 décembre 1976 par l'Administration des Télécommunications. Connu aussi sous l'appellation E10/128 US. (composé de 128 Unités de Sélection). L'organe de commande consiste en une commande répartie entre plusieurs organes différents et spécialisés. Chaque organe est dédoublé pour assurer la sécurité du système et fonctionnent en service normal, en partage de charge. Ces organes dédoublés sont : les Taxeurs (TX), les Traducteurs (TR) et les Marqueurs (MQ). Au nombre de 2 à 5 ce sont les Multienregistreurs (MR) suivant l'importance du trafic à traiter. 

  • - Les Taxeurs (TX 30) sont chargés d'établir et comptabiliser les taxes des conversations pour chaque abonné, ainsi que leur facturation détaillée. 
  • - Les Traducteurs (TR 30) calculent les routages des conversations téléphoniques suivant les abonnés demandés. Pour ce faire, ils stockent toutes les caractéristiques des abonnés, et toutes celles des faisceaux de circuits d'acheminement. Chaque TR 30 possède une capacité de 1.000 acheminements différents et peut supporter jusqu'à 40.000 abonnés en pleine charge.
  • - Les Multienregistreurs (MR 30) assurent l'enregistrement de la numérotation et sa réémission, puis le déroulement et le séquencement de l'établissement en temps réel des communications et leur arrêt. Chaque Multienregistreur de type MR 30 constitue un ensemble de 254 Enregistreurs et occupe une baie. (à comparer au volume équivalent d'une baie d'Enregistreurs de Rotary 7A1 formée de 4 Enregistreurs). Les Multienregistreurs sont les seuls organes du système E10N1 à pouvoir prendre des initiatives en temps réel.
  • - Les Marqueurs (MQ 30) sont l'interface entre les autres organes de commandes précités et les Unités de Raccordement d'Abonnés via le Réseau de Connexion (CX 30).

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  • - Est également présent un Organe de Contrôle (OC) chargé des opérations de test et de maintenance du système. Cet organe n'est pas dupliqué.
  • - Sont également présents des organes (au nombre de 2 à 16, suivant options et capacité système retenues) d'Équipement de Tonalités et d'Auxiliaires (ETA 30), Chaque ETA étant basé sur l'utilisation d'un microprocesseur central Intel 8085, incluant les :
    • - Générateurs de Tonalités (GT),
    • - Multirécepteurs de Fréquences pour la numérotation au clavier et pour la signalisation intercentre (RF), chaque ensemble RF étant constitué de 32 circuits de récepteurs de fréquences.
    • - Additionneurs de voies pour les Circuits de ConFérence à 3 (CCF). Sachant que chaque ETA ne peut contenir que 2 CCF seulement, chaque CCF permettant de régir 8 Conférences à 3 simultanément, ce qui limitera l'accès aux souscriptions des Services Conforts lorsqu'ils se démocratiseront à partir des années nonante et précipitera en conséquence la fin anticipée du système E10N1 en 2002.

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  • - Le Réseau de Connexion (CX 30), dans un commutateur E10N1 est certes de type temporel mais est formé de 3 étages : un étage d'entrée temporel, un étage de sortie temporel, mais au milieu de ces deux étages un étage spatial de technologie numérique toutefois. 
  • Il s'agit là d'un compromis qui a été utilisé afin de pouvoir assurer à moindre frais et à moindres difficultés un brassage optimal entre les voies entrantes et sortantes pour des Réseaux de Connexion de grande capacité (pour l'époque) que l'on ne savait pas concevoir en technologie temporelle pure. 
  • Mais le Réseau de Connexion d'un commutateur E10N1, n'en reste pas moins un réseau entièrement numérisé même si en son sein, un étage de technologie spatiale numérique est nécessaire pour permettre un brassage optimal à moindre coût et avec un maximum de performances techniques pour l'époque.
    • Dès 1981, chaque commutateur élémentaire, de 32 Unités de Sélection chacun, permet le raccordement de 64 multiplex MIC et peuvent être combinés jusqu'à 4 exemplaires pour former un commutateur d'une capacité de 256 multiplex numériques MIC de 30 voies téléphoniques chacun, sous un trafic de 2.500 Erlang. 
    • Dès 1984, chaque commutateur élémentaire, de 32 Unités de Sélection chacun, permet le raccordement de 64 multiplex MIC et peuvent être combinés jusqu'à 6 exemplaires pour former un commutateur d'une capacité de 384 multiplex numériques MIC de 30 voies téléphoniques chacun, sous un trafic de 3.800 Erlang. 
    • Dès 1987, chaque commutateur élémentaire, de 32 Unités de Sélection chacun, permet le raccordement de 64 multiplex MIC et peuvent être combinés jusqu'à 8 exemplaires pour former un commutateur d'une capacité de 512 multiplex numériques MIC de 30 voies téléphoniques chacun, sous un trafic de 5.000 Erlang.

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  • - Les Unités de Raccordement d'Abonnés :
  • En 1980, au commencement des commutateurs E10N1, les unités de raccordement d’abonnés sont des CSE 31 (Concentrateur Satellite Electronique type 31) dont la matrice de concentration analogique est désormais entièrement électronique réalisée à l'aide de composants discrets ou intégrés (100% électronique), sans pièce mobile, à coût compétitif. 
  • - Chaque CSE 31 peut héberger jusques 1023 abonnés analogiques, lorsque les alvéoles sont toutes équipées de cartes de 16 abonnés. La capacité s'en trouvant réduite lorsque sont utilisées des cartes de 8 abonnés seulement (cas des abonnés discriminés avec retransmission des impulsions de taxation au domicile).
    • - L'étape de concentration en sortie de chaque CSE 31 de 1023 abonnés s'effectue selon 3 options possibles, sur 60, 90 ou 120 voies numériques, par l'utilisation de 2, 3 ou 4 liaisons numériques MIC, suivant le trafic souhaité et sa densité estimée.
    • - Chaque CSE 31 est articulé sur l'utilisation de 4 microprocesseurs Intel 8085 combinés aux périphériques d'interface Intel 8741.
    • - (Nota : l'équipement numéro Zéro ne peut pas recevoir d'abonné.)


CSE

Ci-dessus : photo de CSE type 31. Photo PTT.

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Mais à partir de 1987, les CSE31 ont été remplacés par une nouvelle génération plus évoluée, compatible avec les services supplémentaires à valeur ajoutée et au Numéris : il s’agit des CSN (Centre Satellite Numérique) qui seront même déployés dans les commutateurs MT25 pourtant conçus par Thomson à l'origine.

Dans le système E10N1, le commutateur doit avoir atteint le Palier Logiciel n°6 pour accepter la connexion avec les CSN.

Nota : il reste tout de même des CSE 31 en service actuellement (2017).

Concernant cette nouvelle technologie des CSN, lorsqu'elle est utilisée pour le raccordement des lignes analogiques, la conversion des signaux analogiques de conversation en signaux numériques s'effectue dès le premier étage d'entrée dans les cartes de raccordement d'abonnés. À partir de là, tout le reste de la chaîne de commutation du commutateur de départ vers le commutateur d'arrivée, en passant par les transmissions s'effectue en signaux numériques.

  • - Chaque CSN peut héberger jusqu'à 5120 abonnés analogiques.
  • - Chaque CSN peut héberger jusqu'à 2560 abonnés Numéris.
  • - Tout CSN peut héberger à la fois des abonnés analogiques et des abonnés Numéris, par panachage des cartes terminales d'abonnés.
  • - Eux seuls étant capables d'héberger des abonnés Numéris, l'arrivée des CSN dans le réseau téléphonique français sont alors la condition première à la naissance de Numéris dans notre pays.
  • - Les premiers CSN mis en service sont d'abord raccordés sur commutateurs E10N1 existants courant 1987, peu avant l'arrivée du Numéris le 21 novembre 1987 à Brest.
  • - Puis, les premiers raccordements de CSN sur commutateur MT25 suivent avec la mise en service à Paris de Montmartre 4 ET1 (AC94) le 24 mars 1988 ; ces CSN ci ne desservent en premier que des abonnés analogiques ; le Numéris ne sera déployé via les commutateurs MT25 qu'ultérieurement à partir du 21 mars 1990.
  • - En Avril 1988, la synchronisation du Réseau Téléphonique est réalisée, préalable technique nécessaire à la généralisation sur tout le territoire du RNIS en France.
  • - Puis, suivent en Île-de-France les premiers CSN mis en service sur E10N1 avec le commutateur E10N1 de Puteaux (Puteaux 6 ET4 (CC86)) mis en service le 4 mai 1988 avec des CSN en première-monte, commutateur dont l'usage est réservé, par décision de l'administration, très-majoritairement aux abonnés Numéris.

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BaieCSN1GPremierePresentation

Ci-dessus : photo des tous premiers CSN mis en service ; nous reconnaissons la présentation en baies ne comportant pas de portes. (en lieu et place, des panneaux en plexiglas qui sont absents sur l'image.) Photo C. R-V, au central Carnot.

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Existent plusieurs générations de Cartes d'Abonnés utilisées dans les CSN1G. De multiples générations cohabitent. 

  • 9 types de cartes sont utilisés pour le raccordement d'abonnés analogiques,
  • 9 types de cartes sont utilisés pour le raccordement d'abonnés Numéris,
  • 6 types de cartes sont utilisés pour le raccordement de Liaisons Louées RTC analogiques ou numériques.

Ci-dessous, en extrait : 3 types concernant les abonnés analogiques.

CarteAbonnesOrdinairesTABAM

Ci-dessus : Carte d'Abonnés Analogiques Ordinaires TABAM pouvant recevoir 16 abonnés analogiques ordinaires. Photo C. R-V.

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CarteAbonnesOrdinairesTMABS

Ci-dessus : Carte d'Abonnés Analogiques Ordinaires TMABS pouvant recevoir 16 abonnés analogiques ordinaires. Photo C. R-V.

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CarteAbonnesDiscriminesTABAD

Ci-dessus : Carte d'Abonnés Analogiques Discriminés TABAD pouvant recevoir 8 abonnés analogiques discriminés (renvoi de taxation à domicile 12kHz). Photo C. R-V.

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Concernant les commutateurs E10N1, tout comme PLATON, il existe au dessus de chaque groupe constitué par quelques-uns de ces commutateurs, un Centre de Traitement des Informations (CTI) équipé d'un calculateur MITRA 225 réalisé en technologie TTL, chargé de superviser en différé un groupe de commutateurs E10 dans toutes ses fonctions (exploitation, maintenance, sauvegarde du système et de la taxation...).

Nota : à titre transitoire, les tous premiers exemplaires E10N1 de présérie sont supervisés par un CTI équipé d'un calculateur MITRA 125. Ceux-ci seront rapidement remplacés par un MITRA 225.

À la création du système E10N1 entièrement normalisé, de pleine série, un CTI pourvu d'un calculateur MITRA 225 permet de gérer jusqu'à 80.000 voire 100.000 abonnés, répartis sur un maximum de 5 à 6 commutateurs E10N1. Puis, au fur et à mesure des évolutions, des paliers, les ressources disponibles s'avéreront tout juste suffisantes pour qu'un CTI avec MITRA 225 puisse superviser un maximum de 2 commutateurs E10N1, eu égard, les années passant, à la complexification des logiciels et des services optionnels se diversifiant.

- En 1991, le calculateur des CTI mis en service cette année là est remplacé par un OMC83 2G plus puissant et sera raccordé aux ultimes commutateurs E10N1 les plus récents qui seront mis en service cette année-ci. Ce nouveau calculateur développé par Alcatel est basé sur l'utilisation de Multiprocesseurs Alcatel 8300. Un CTI pourvu d'un calculateur OMC83 2G peut superviser 6 commutateurs E10N1 à lui seul, au lieu de 2 pour un MITRA 225 à cette même époque... Le système Mitra 225 avait fait son temps et arrivait en bout de course.

- En 1993, la fabrication des calculateurs MITRA 225, de la société SEMS cesse totalement. Les pièces de rechange n'étant plus disponibles, le parc de calculateurs MITRA 225 qui supportent les CTI doit être changé. Le calculateur Alcatel OMC83 2G est choisi. 

- En 1996, l'ensemble du parc des calculateurs MITRA 225 des CTI est donc remplacé par des calculateurs OMC83 2G. (Organe de Maintenance Centralisé, dérivé du standard X83, de 2ème Génération)

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Des dérouleurs à bandes magnétiques sont utilisés aussi bien dans un E10N1 que dans son CTI de rattachement afin d'effectuer des sauvegardes externes de sécurité (telles que des données de taxation), ou à l'inverse afin d'importer des données de programmation logicielles dans le commutateur ou dans le CTI.

ImplantationTypeE10N1

Ci-dessus : croquis d'implantation type d'un Commutateur E10N1.

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E10N1VueGenerale

Ci-dessus : Vue d'ensemble d'un Commutateur E10N1 de présérie. Photo PTT.

À gauche : l'ordinateur MITRA 125 du Centre de Traitement des Informations avec ses dérouleurs bandes magnétiques (CTI).

Au centre : le petit bureau avec console Relation Home-Machine avec son imprimante.

À droite : la "lessiveuse" SEMS UD50, qui est l'énorme disque dur du CTI de par ses dimensions ; d'une capacité de 50 mégaoctets.

Au fond : le Commutateur E10N1 proprement dit. (bâtis gris métallisés)

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E10N1deBrest1980

Ci-dessus : vue du commutateur E10N1 prototype Brest 3 (QU67), alors en expérimentation courant 1980. Photo PTT.

  • à gauche : 2 baies du Réseau de ConneXion CX1 & CX2,
  • à droite : 2 baies de Traducteurs TR1 et TR2 et 1 baie de Dérouleur de Bandes Magnétiques.

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P42.CommutateurE10N1

Ci-dessus : vue d'ensemble du commutateur temporel E10N1 "tardif " de 1987 - Saint-Brieuc Résistance 4 (CN54) avec ses bâtis peints en rouge. (Photo France-Télécom)

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CroquisMitra225

CTIdeE10N1

Ci-dessus : vue d'ensemble d'un Centre de Traitement des Informations équipé d'un ordinateur MITRA 225 (première époque), gérant plusieurs commutateurs E10N1. (Photo France-Télécom)

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OMC83

Ci-dessus : vue d'ensemble d'un Centre de Traitement des Informations (seconde époque - époque moderne) de type OMC83, gérant plusieurs commutateurs E10N1. (Photo Socotel)

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E10N1aVueGenerale

Ci-dessus : vue générale d'un commutateur E10N1, à Puteaux. (Photographie : © C. Rizzo-Vignaud. Puteaux 6 ET4 (CC86)).

Nota : Puteaux 6 ET4 (CC86) est le 1er commutateur d'Île-de-France et le 2ème de France à desservir des abonnés Numéris.

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E10N1bVueMultienregistreurs

Ci-dessus : vue détaillée des Multienregistreurs MR 30 du commutateur E10N1 de Puteaux. (Photographie : © C. Rizzo-Vignaud. Puteaux 6 ET4 (CC86)).

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E10N1cVueTaxeurs

Ci-dessus : vue détaillée des Taxeurs TX 30 du commutateur E10N1 de Puteaux.  (Photographie : © C. Rizzo-Vignaud. Puteaux 6 ET4 (CC86)).

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E10N1dVuePartielleReseauDeConnexionRCX

Ci-dessus : vue partielle du Réseau de Connexion CX 30 du commutateur E10N1 de Puteaux. (Photographie : © C. Rizzo-Vignaud. Puteaux 6 ET4 (CC86)).

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E10N1eVueTraducteurEtDerouleurBandes

Ci-dessus : vue détaillée d'un Traducteur TR 30 et du Dérouleur de Bandes Magnétiques (Dispositif de Sauvegarde des Fichiers - DSF) du commutateur E10N1 de Puteaux.

(Photographie : © C. Rizzo-Vignaud. Puteaux 6 ET4 (CC86)).

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E10N1fCoffreFortBandesMagnetiques

Ci-dessus : vue du Coffre-Fort de réserve des Bandes Magnétiques de secours, servant notamment à faire redémarrer le commutateur E10N1 Puteaux 6 ET4 (CC86) en cas d'avarie logicielle massive et complète.

(Photographie C. R-V.)

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E10N1gVueDeCSE

Ci-dessus : vue partielle de Concentrateur Spatial Électronique CSE 31 du commutateur E10N1 de Puteaux, où sont reliés les abonnés au téléphone.

(Photographie : © C. Rizzo-Vignaud. Puteaux 6 ET4 (CC86)).

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E10N1hVueArrierePrecablageWrappes

Ci-dessus : vue arrière précâblée par wire-wrapping, très caractéristique des E10N1, technique utilisée dans les parties nobles des commutateurs E10N1 (MR, MQ, TX, TR), tel celui de Puteaux. (Photographie : © C. Rizzo-Vignaud. Puteaux 6 ET4 (CC86)).

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E10N1iVueArriereDeCSE

Ci-dessus : vue arrière de Concentrateurs Spatiaux Électroniques CSE 31, les cartes étant liées par un système de connecteurs caractéristique des E10N1, tel celui de Puteaux.

(Photographie : © C. Rizzo-Vignaud. Puteaux 6 ET4 (CC86)).

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E10N1jVueArriereConnecteurs

Ci-dessus : autre vue arrière de connecteurs caractéristique des E10N1, tel celui de Puteaux. (Photographie : © C. Rizzo-Vignaud. Puteaux 6 ET4 (CC86)).

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Pupitre Général de Visualisation (PGV), chargé de visualiser le fonctionnement normal ou en alarme des Unité de Raccordements d'Abonnés qu'elles soient locales ou distantes.

Il est formé : 

  • - d'un panneau vertical composé de 240 positions lumineuses tricolores,
  • - d'un bloc de logique électronique articulé autour d'un microprocesseur 8085,
  • - d'un bloc de boutons de commandes situé à droite sur la partie horizontale,
  • - d'une alarme sonore incluse.

ConsolePgvE10N1

Ci-dessus : découverte dans certains commutateurs E10N1, d'un Pupitre Général de Visualisation (PGV). © Photographie C. R-V. Cas de Le Chesnay A2 E10N1 (WD32 )

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MITRA225SEMS

Ci-dessus : vue d'un calculateur Mitra 225 à l'arrêt, rescapé, redécouvert en mars 2017 dans le centre téléphonique de Beaumont-sur-Oise (site où était aussi implanté jadis un commutateur E10N1). Très surprenant qu'il n'ait point été envoyé à la casse. © Photographie C. R-V.

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LessiveuseSEMS

Ci-dessus : vue en position ouverte (maintenance) d'une "Lessiveuse" SEMS modèle UD50, à l'arrêt et rescapée, du CTI de Beaumont-sur-Oise. (© Photographie C. R-V, mars 2017)

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Concernant les Services Confort : le système E10N1 supporte les services du Mémo Appel (Réveil), du Transfert d'Appel Local (à l'intérieur de la même Circonscription de Taxe), du Signal d'Appel et de la Conversation à 3 depuis le 1er juin 1984 ; mais les ressources matérielles disponibles ne permettent pas de pouvoir accueillir tous les candidats à la souscription de ces services.

Le Transfert d'Appel National est disponible sur la totalité du parc des E10N1 depuis le 1er février 1988.

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Il ne pouvait fournir qu'à un maximum de 15% des abonnés lui étant raccordés le nouveau service de Présentation de l'Identité du Demandeur (PID) mis en service en France depuis le 2 septembre 1997. (Limitation qui a également accéléré la suppression de ce système pourtant très fiable)

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  • - 425 commutateurs E10N1 sont installés en France, dont 35 en Île-de-France inclus 2 dans Paris intra-muros et dont les 18 en Outre-mer. (soit plus que les 416 cités dans les sources habituelles... et ce, sans comptabiliser les E10N1 provisoires en remorque utilisés çà et là en cas de panne de commutateur existant, ou dans l'attente d'une mise en service d'un nouveau commutateur à venir.)
  • - Les commutateurs E10N1 seront les premiers à supporter en France les abonnés de type Numéris (RNIS) à partir du 21 septembre 1987 à Brest puis en Île-de-France à partir du 3 août 1988.
  • - Le système E10/128US est capable de gérer dès 1981 jusqu'à 30.000 abonnés par cœur de chaîne. Il est capable d'écouler jusqu'à 200.000 appels à l'heure, en pleine charge.
  • - Le système E10/192US est capable de gérer dès 1984 jusqu'à 45.000 abonnés par cœur de chaîne. Il est capable d'écouler jusqu'à 250.000 appels à l'heure, en pleine charge.
  • - Le système E10/256US est capable de gérer dès 1987 jusqu'à 60.000 abonnés par cœur de chaîne. Il est capable d'écouler jusqu'à 300.000 appels à l'heure, en pleine charge.
  • - Les 3 premiers commutateurs E10N1 du monde, commandés en Décembre 1977, sont mis en service au Yémen du Nord (Sanaa, Hodeidah et Taëz) en  Septembre 1980 et délivrent le service téléphonique de base, en attendant la mise au point définitive en cours de finalisation en France, à Brest.
  • - En France, les opérations de validation du système E10N1 commencent à Brest sur le prototype, à partir du 19 janvier 1981.
  • - Ce premier commutateur E10N1 de France (quatrième au monde), d'une capacité initiale de 12.000 abonnés, est mis en service sur le réseau public le 16 juin 1981 - 6H00 - à Brest (Brest Centre 3 (QU67)). Ce même commutateur E10N1 sera d'ailleurs inauguré en grande pompe le 18 septembre 1981 par Louis Mexandeau, Ministre des PTT en présence de 27 ministres des PTT du monde entier.
  • - Le troisième pays à mettre en service son premier commutateur en 1982 serait la République d'Irlande (Eire), dans la ville de Kells. Le 19 janvier 1982, ce premier E10N1 irlandais, installé par Alcatel, est inauguré par Messieurs les Ministres des PTT irlandais-Patrick Cooney et français-Louis Mexandeau le 19 janvier 1982, au cours d'une inauguration-démonstration devant le commutateur en fonctionnement. Le système E10N1 sera massivement déployé dans les villes moyennes, les villages et la campagne irlandaise, de telle sorte qu'il pourvoira jusqu'à la moitié des lignes en service dans ce pays. Retrouvez en cliquant ici le reportage des PTT Irlandais de 1982 (archive RTÉ) avec les deux ministres des PTT !
  • - Le premier commutateur E10N1 (à Unités de Raccordement d'Abonnés de type CSE) d'Île-de-France est mis en service le 14 janvier 1982 (Arpajon A3 (SF02)).
  • - Le premier commutateur E10N1 (à Unités de Raccordement d'Abonnés de type CSE) de Paris intra-muros est mis en service et inauguré le même jour par le Directeur Général des Télécommunications Jacques Dondoux le 21 décembre 1983 au centre téléphonique de Raspail (Raspail 2 ET1 (AD72)).
    • Nota : Paris-intra muros ne comptera seulement que deux E10N1 avec Raspail 3 ET2 (AD73) ; Paris intra-muros étant "donné" au MT25. Pour la petite histoire, la raison de cette notable exception se justifiait par la présence dans Paris intra-muros, pour le prestige, d'au moins un site abritant de l'E10N1 qui était systématiquement proposé lors des multiples visites d'Ingénieurs et de politiques français ou étrangers de passage dans la capitale.
  • -  Dans le monde, le premier commutateur E10N1 équipé en première monte des nouvelles baies de raccordement d'abonnés de type CSN est mis en service en Chine, à Pékin, en 1986. Le nouveau réseau téléphonique temporel de Pékin constitué de 7 E10N1 est inauguré officiellement le 12 janvier 1987, en présence de M. l'Ingénieur Général des Télécommunications Albert Delbouys.
  • - En France, le premier commutateur E10N1 équipé en première monte des nouvelles baies de raccordement d'abonnés de type CSN est mis en service le 7 décembre 1987 à Saumur (Saumur 3 (AG75)) (département 49).
  • - Le commutateur E10N1 Centrex Aéroport Nord 2 (ND02) est mis en service le 18 mai 1989 à Roissy Charles de Gaulle. Il pourvoit le service Numéris dès sa mise en service ainsi qu'une multitude de services spécialisés. cf :
  • - Le commutateur E10N1 le plus récent d'Île-de-France est mis en service le 26 mars 1991 (Cergy A5 (NE75)).
  • - Le commutateur E10N1 le plus récent de France est mis en service en 1991. 
  • - Les dernières extensions de commutateurs E10N1 existants sont commandées en 1995. 
  • - Le démontage des commutateurs E10N1 a débuté, en France, en 1997 qui devait se conclure initialement en 2005 ; puis la décision a été prise en Janvier 2000 de procéder à un plan massif de retrait total et rapide de ces commutateurs, en raison du manque de ressources qui empêchait de fournir à tous les abonnés les Services Confort et qui étaient totalement incompatibles avec la présélection locale devant entrer en vigueur en France le 1er janvier 2002.
  • - Avant 2000, un chef de projet "Renouvellement E10N1" est nommé, il s'agit de M. Guy Vassal, pour hâter l'arrêt des commutateurs E10N1. (Les 9,5 millions de lignes téléphoniques de cette dernière campagne de retrait des 340 commutateurs E10N1 alors encore en service, sont basculées sur des commutateurs AXE10 et E10B3, de 3ème génération.)
  • - Le premier E10N1 d'Île-de-France et Paris est désactivé le 3 juin 1997 ( Paris-Raspail 3 ET2 (AD73))
  • - Le dernier E10N1 d'Île-de-France est désactivé le 27 juin 2001 (Evry A4 (SF64))
  • - Le dernier E10N1 de France est désactivé le 10 décembre 2002 (Riom 2 (CF28)). 

En dehors de l'Europe, le système E10N1 est connu sous la dénomination OCB-181 (Organe de Commande type B, version 1, mis en service en 1981).



Sous-famille MT -Matrice Temporelle- (licence Thomson), mise en développement à partir de 1975 par la société LMT à l'insu de sa maison mère ITT dès 1971 ; 

  • Après signature d'un protocole d'accord signé entre Thomson et LMT le 28 avril 1976, LMT est ensuite rachetée par la société Thomson-CSF  en Juin 1976 dans le cadre de la "francisation" de l'industrie des télécommunications voulue par le Président de la République Valéry Giscard d'Estaing ; 
  • La première commande de l'administration date d'Octobre 1977 (Aubervilliers).
  • Avant leur installation et mise en service, les Centres de Transit Temporel MT20 sont nommés dans les documents d'époque (vers 1979-80) GCE pour Grands Centres Électroniques (car appelés à prendre la suite des GCI électromécaniques crossbar).
  • À noter que la société LMT a commencé à étudier la commutation temporelle dès 1971, après en avoir déposé le brevet de base depuis 1945. 
  • Famille robuste mais ayant été techniquement très longue à mettre au point. 

Existent les types suivants :

MT20, Temporel de seconde génération, type à grande capacité d’écoulement de trafic, commandé en Octobre 1977 par l'Administration des Télécommunications. Le MT20 est un système de commutation à commande centralisée. Dans son architecture générale, le MT20 est en fait le descendant direct du système Métaconta 11F semi-électronique spatial, dont son Réseau de ConneXion (RCX) est devenu 100% électronique temporel.

  • Nota :
  • Les tous premiers exemplaires MT20 ont fonctionné initialement avec des calculateurs centralisés LCT3202 utilisés sur les commutateurs Métaconta 11F : l'on parle alors de MT20L (La lettre L signifiant Large capacité); les calculateurs MU320 (nom complet : Mercure 320), mis en étude au début de l'année 1978, étant des dérivés améliorés parachevés ultérieurement en 1983.
  • De surcroît, le tout premier MT20L, implanté à Aubervilliers par la société LMT, reprend l'aspect extérieur des baies des commutateurs 11F formées de panneaux horizontaux amovibles. Les armoires métalliques avec portes articulées verticales seront étudiées et déployées un peu plus tard...
  • À lire : notice Thomson-CSF de présentation publicitaire du système MT20 (Prototype) de 1977 très-bien rédigée.

L'architecture de ce commutateur temporel est bâtie sur quatre niveaux.

- Le premier niveau est constitué par une Unité de Commande Dupliquée (UCD) basée sur un ensemble de deux calculateurs fonctionnant en service normal en partage de charge (pourvue de deux processeurs de type MU320 de technologie à circuits intégrés ECL, ayant tous été remplacés entre 1989 et 1990 par le type MU321 deux fois plus puissant puis, par le type MU322 à partir de 1995, puis enfin pour certains commutateurs MT20, par des processeurs MU323 avec nouvelle amélioration de 30% des performances à partir de 2003 ).

- Le second niveau est constitué par l'Unité de SIgnalisation (USI)

  • - d'une part constituée de Signaleurs (SI) équipés de microcalculateurs MU29 (nom complet : Mercure 29) chargés d'effectuer les tâches non répétitives comme la surveillance et le test des équipements, qui sont constitués par des microprocesseurs AMD2901.
  • - d'autre part constituée des processeurs Périphériques Programmés de Signalisation (PPS) chargés d'effectuer la majeure partie des tâches simples et répétitives, entre l'Unité de Commande Dupliquée (UCD), le Réseau de ConneXion (RCX) et les liaisons connectées avec les commutateurs distants, pour assurer notamment l'échange des signaux de ligne (tonalités) et d'enregistreur servant à acheminer les appels.

- Le troisième niveau est l'Unité de ConneXion (UCX). Elle comprend notablement le Réseau de ConneXion (RCX) d'un commutateur MT20. L'Unité de ConneXion (UCX) a pour rôle de connecter, grâce à des organes dénommés Groupes Temporels (GT), deux intervalles de temps quelconques appartenant à des liaisons numériques MIC quelconques. Deux types sont possibles :

  • - soit de type purement temporel TT (un étage d'entrée temporel, un étage de sortie temporel) pour une capacité maximale de raccordement de 512 MIC. (Nota : une Unité de Commande Dupliquée (UCD) composée de calculateurs MU320 ne peut supporter qu'un Réseau de ConneXion (RCX) de 512 liaisons MIC au maximum.) Cette solution ne semble avoir été mise en œuvre en France que de manière limitée, pour cause de capacité de trafic trop réduite.
  • - soit de type Temporel-Spatial-Spatial-Temporel pour une capacité pouvant s'étendre jusqu'à 2048 MIC. (Avec calculateurs MU321, MU322 ou MU323 uniquement). Dans ce cas, pour maintenir l'accessibilité totale du réseau agrandi, le brassage de ces différents Groupes Temporels (GT) entre eux est alors assuré par l'organe supplémentaire de Sélection de Groupe (SG). Les Sélecteurs de Groupes (SG) sont en fait des matrices numériques spatiales de commutation dites "supermultiplex". Ce Réseau de ConneXion (RCX), de type temporel est formé de 4 étages : un étage d'entrée temporel, un étage de sortie temporel, mais au milieu de ces 2 étages, 2 étages spatiaux réalisés en technologie numérique. Le Réseau de Connexion TSST est une adaptation qui a été utilisée afin de pouvoir assurer à moindre frais et à moindres difficultés un brassage optimal entre les voies entrantes et sortantes.

- Le quatrième niveau équipé des cartes de circuits périphériques (les joncteurs chargés de communiquer avec les autres centres de transit).

  • - Soit les jonctions d'entrée et de sortie sont déjà sous forme numérique (ce qui est le cas actuellement) et le branchement des liaisons numériques MIC est direct,
  • - soit les jonctions d'entrée et de sortie sont analogiques (ce qui n'existe plus actuellement) auquel cas il faille passer par une Unité de Raccordement de Circuit (URC) chargée de convertir les signaux traversant le commutateur à la norme MIC. (L'on parle aussi d'Unité d'ADaptation UAD).

- Dans le cas des MT20 utilisés en Centres internationaux, à une époque où certaines liaisons internationales n'étaient pas encore toutes automatisées, il était adjoint une Unité de Raccordement des Opératrices (URO) permettant de connecter 30 postes d'Opératrices manuelles à chaque MT20CI.

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Utilisé massivement en centre de transit interurbain, notés MT20TN pour Transit National, ainsi qu'en Centre International, notés MT20CI, et à la marge en centre téléphonique pour les abonnés situés dans leur périmètre géographique voisin.

  • - 100 commutateurs MT20 Transit National sont mis en service en France (108 si l'on compte les 6 changements de code SGTQS ainsi que les deux MT20 de Monaco, partie intégrante du réseau français jusqu'au 21 juin 1996 21H00). Le système reste encore déployé en France en 2017 en version MT20TN.
  • - 17 commutateurs MT20 Centre International sont mis en service en France (13 pour la métropole, 4 pour les D.O.M). Aujourd'hui tous les MT20CI sont démontés.
  • - Ce système est capable de gérer 15.000 circuits de transit par cœur de chaîne avec un Réseau de Connexion TT.
  • - Ce système est capable de gérer 60.000 circuits de transit par cœur de chaîne avec un Réseau de Connexion TSST.
  • - Ce système peut faire transiter en son sein 400.000 appels à l'heure, à pleine charge avec deux calculateurs MU320.
  • - La société LMT commence à étudier la commutation temporelle en 1971.
  • - Une maquette de Réseau de ConneXion temporel est opérationnelle en 1973.
  • - Une maquette semi-autonome reliée à l'autocommutateur Pentaconta Molitor 1 PC1 (CC32) (à Boulogne-Billancourt (92)) est mise en test en 1976. Les microprocesseurs y sont introduits au niveau des Signaleurs-Marqueurs avec succès.
  • - Le premier prototype complet, commandé en Octobre 1977, est mis en service dans le réseau public de l'État en France à Aubervilliers en Août 1981 en tant que Centre de Transit Urbain (MT20L équipé de deux calculateurs LCT3202). (Nota : certaines sources évoquent une mise en service expérimentale dès Février 1980 à Aubervilliers - Aubervilliers CTU1 (RU01)). Ce MT20L Prototype sera arrêté le 28 février 1986 étant donnée son instabilité en fonctionnement - ceci se produit parfois pour les prototypes.
  • - Une présérie de deux MT20L utilisés en tant que Centres de Transit Secondaire est commandée le 20 avril 1979. Il s'agit d'Amiens Campus (AM01) pour une capacité initiale de 1.000 Erlang et d'Annecy Les Romains (AY03) pour une capacité initiale de 1.600 Erlang.
  • - Le premier MT20 de présérie est mis en service le 25 juin 1982, en France à Amiens Campus (AM01). Il sera inauguré le 1er juillet 1982 en présence du Ministre des PTT Louis Mexandeau et de 30 autres ministres des PTT du monde entier. (MT20L équipé de deux calculateurs LCT3202).
    • Annecy Les Romains (AY03) suivra en Janvier 1983 en MT20L également. 
    • À partir de cette présérie, le système MT20 est fiabilisé.
    • Suivront quelques MT20TN (probablement MT20L) : au moins 8. 
  • - Suit le premier MT20TN de série, mis en service à Paris au centre téléphonique de Bonne-Nouvelle (RT22) en Novembre 1983, utilisé en tant que Centre de Transit Principal (MT20 équipé de deux calculateurs MU320).
  • - Les deux premiers commutateurs MT20CI mis en service en France sont Bordeaux Mériadeck CIA 2 (BX19) et Reims CITP2 (HM04) en Janvier 1984.
  • - Le premier commutateur international de France utilisant le code de signalisation par canal sémaphore CCITT n°7 est le MT20CI Bagnolet 4 CTI (RT16), mis en service le 4 janvier 1990 (arrêt le 12 février 2002). Voir ci-dessous la video explicative du CNET sur le Code 7 retrouvée par un passionné-blogueur : François Mocq.
  • - Les MT20 les plus récents de France sont mis en service en 1994 :
    • MT20TN Plessis-Bouchard 1 CTZP (RP95) le 20 septembre 1994,
    • MT20CI Paris-Bagnolet 5 CTI (RT17) le 2 novembre 1994.
  • - Les dernières extensions de commutateurs MT20 déjà existants sont mises en service en 1997.

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Concernant spécifiquement les MT20 utilisés en Centres Internationaux :

  • - Les MT20 Internationaux sont hiérarchisés en 3 niveaux croissants :
    • - Niveau (1) MT20CIA (Centre International Automatique) : raccordés uniquement avec les pays européens frontaliers avec la France, car ne disposant pas de salles de Transmissions équipées d'Annuleurs d’Écho (A.E) nécessaires à partir de 2.000 km environ de distance. Les MT20CIA sont implantés en Métropole à proximité d'une frontière, ainsi qu'en Outre Mer.
    • - Niveau (2) MT20CTI (Centre de Transit International) : maillés avec les principaux pays du monde, car situés géographiquement sur un Point d’Interconnexion de Commutation et de Transmissions qui disposent de systèmes concentrateurs et d'Annuleurs d’Écho (A.E) sur place, au plus près des commutateurs. Ils étaient maillés avec les principaux pays du monde. Les MT20CTI sont implantés à Paris et à Bagnolet.
    • - Niveau (3) MT20CTIP : (Centre de Transit International Principal) : maillés avec les principaux pays du monde ainsi qu'à beaucoup de petits pays avec lesquels la France n'échange que très peu de trafic téléphonique. Situés géographiquement sur un Point d’Interconnexion de Commutation et de Transmissions qui disposent de systèmes concentrateurs et d'Annuleurs d’Écho (A.E) sur place, au plus près des commutateurs. Les MT20CTIP sont implantés à Paris et à Reims.
  • - L'organisation du trafic international de 3ème génération, mise en place au début des années 1980 est techniquement complexe et s'avère devenir trop couteuse à maintenir en l'état, en raison de la dérégulation des télécommunications et de la perte du monopole des télécommunications nationales et internationales survenue le 1er janvier 1998. Les réductions des coûts deviennent alors prioritaires sur la survie des MT20CI.
  • - En 1999, il est décidé de retirer progressivement du réseau la totalité des 17 MT20CI français, après la mise en service du premier AXE Transgate 4/CTI4G. 
    • Christian Kling est nommé le 1er août 1999 Chef de Projet du retrait des treize MT20 CI de métropole.
    • Jean-Claude Froeliger sera chargé du retrait des quatre MT20CIA d'Outre Mer.
  • - Il est évident qu'à partir de l'année 2001 où le parc de commutateurs de nouvelle génération fut entièrement déployé (AXE Transgate 4/CTI4G), les jours des MT20CI étaient comptés :
    • - Tous les MT20CI ont été désactivés entre 2001 et 2003.
    • - Le premier MT20CI à être mis à l'arrêt le 15 janvier 2001, à 9H30 est Paris-Bagnolet 5 CTI (RT17).
    • - L'ultime MT20CI de France Métropolitaine à être mis à l'arrêt le 9 décembre 2002 à 10H30 est Reims CITP3 (HM00).
    • - L'ultime MT20CI d'Outre-Mer à être mis à l'arrêt le 20 mai 2003 est Fort-de-France CIA (DT59).
  • - Un total de 100.000 circuits internationaux a dû être muté pour mettre à l'arrêt les 17 MT20CI français.
  • - Les MT20CI ainsi démontés servirent de banque d'organes aux MT20TN encore en service et c'est ainsi qu'actuellement (2017) leur sacrifice demeure toujours utile.

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Concernant spécifiquement les MT20 utilisés en Centres de Transit National :

  • - Le système MT20TN a permis le remplacement massif des Commutateurs de Transit Electromécaniques dont les plus perfectionnés, les GCI Pentaconta ; remplacement intervenu entre 1989 et 1994.
  • - Le retrait très progressif des MT20TN commence, d'après nos recherches, en 1997. Il accompagne alors la diminution progressive du trafic téléphonique fixe commuté.
  • - Lille Boitelle CTU2 (LL35) est le premier MT20TN de France à être mis hors service entre  Février 1997 et Janvier 1998.
  • - Fontenay CTU1 (RU90) est le premier MT20TN d'Île-de-France à être mis hors service le 20 octobre 2003.
  • - Les années 2003, 2004 et 2005 voient une baisse du parc de MT20TN avec 34 arrêts de commutateurs en seulement 3 ans.
  • - Les contrats de maintenance par les fabricants des systèmes MT20TN cessent en 2008. La disponibilité des pièces de rechange de ces vénérables machines devient depuis lors fort compliquée dans la mesure où même les usines qui les fabriquaient n'existent plus. La maintenance, qui devient alors un art, est depuis lors assurée totalement en interne par France Télécom / Orange, avec succès.

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Ci-contre:

Signalétique typique de commutateur MT20. (Collection C. R-V.)

MT20PlaqueSignaletique

(en l'espèce : Commutateur Bondeville 1 CTU (RU71) ; prise de son face aux deux Calculateurs à 1 mètre. (c) C. R-V. le 12 juin 2017.)

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MT25AssemblageUsine

Ci-dessus : assemblage et essais des cœurs de chaîne de commutateurs MT20 (ou MT25), équipés de calculateurs MU320, en 1982, à l'usine Thomson-CSF de Laval.

(Photographie Thomson-CSF.)

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ImplantationTypeMT20

Ci-dessus : croquis d'implantation type d'un Commutateur MT20.

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MT20avecDBM

Ci-dessus : Vue d'un cœur de chaîne de commutateur MT20 de série, en 1998, avec présence visible de 2 dérouleurs de bandes magnétiques.

(Photographie France-Télécom. Paris Cévennes 1 CTU (RU80))

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VueEnsembleMT20BondevilleCTU

Ci-dessus : vue générale du Commutateur MT20 Bondeville CTU1 (RU71) peu avant sa mise à l'arrêt définitive survenue le 11 août 2017.

(Photographie :© C. R-V.)

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VueCalcMU323MT20PonceletRT43

Ci-dessus : vue des Calculateurs MU323 équipant le MT20 Poncelet CTS2 ARR. (RT43).

(Photographie :© C. R-V.)

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PUMAsiteBondevilleCTU

Ci-dessus : PUpitre de MAintenance (PUMA) associé jadis à tout MT20

  • Chaque PUMA permettant notamment d'arrêter et de redémarrer son calculateur rattaché, pour opération de maintenance préventive (travaux planifiés sur un calculateur) ou pour maintenance curative (suite à avarie de fonctionnement).
  • Les PUMA sont devenus obsolètes au début des années 2000, ces manœuvres pouvant désormais être réalisées par l'intermédiaire de Personal Computers.

(Photographie :© C. R-V. Bondeville CTU1 (RU71))

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MU320

Ci-dessus, Mercure 320 : vue d'un calculateur de MT20 (ou MT25), modèle MU320.

(Photographie Thomson-CSF 1981)

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MU322BondevilleCTU

Ci-dessus, Mercure 322 : vue d'un calculateur de MT20, modèle MU322 reconnaissable car il est constitué de 2 cartes sur l'alvéole du haut et d'1 seul bloc d'alimentation situé en haut à droite.

(Photographie :© C. R-V. Paris Bondeville CTU1 (RU71))

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MU323

Ci-dessus, Mercure 323 : vue d'un calculateur de MT20, modèle MU323 reconnaissable car il est constitué de 4 cartes sur l'alvéole du haut et d'1 seul bloc d'alimentation situé en haut à droite.

(Photographie :© C. R-V. Paris Saint-Lambert CTS2 (RT74))

Nota : à la différence des MU320, MU321 puis MU322, le calculateur MU323, le plus perfectionné, n'a été implanté que sur certains commutateurs de transit MT20.

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PEMdansMT20TN

PEMDetailClavierMT20TN

Ci-dessus : il s'agit d'une console PEM. (Position d'Essai Manuel). (MT20TN CTU de Boulogne-Billancourt 1 CTU1 (RP16)) - Photographies : © C. R-V.

  • Sorte de téléphone perfectionné utilisé dans les salles d'exploitation des commutateurs de transit MT20 pour tester le bon fonctionnement de n'importe quelle voie téléphonique transitant par ce commutateur, qu'il soit de type CTU, CTS, CTP ou CIA, CTI, CTIP. 
  • Ces consoles PEM sont devenues obsolètes et ont été retirées du service à la fin de l'année 2003, ces types de tests ayant pu désormais être réalisés à distance, à l'aide de Personal Computers.

1992.04VueConsolePEMdeMT20CIA2ouCIA3Reims

Ci-dessus : rare vue datant d'Avril 1992, présentant une utilisation en situation réelle, par le confrère debout, d'une console PEM d'un MT20 utilisé en Centre International Automatique à Reims. Photo X.

  • Il ne peut s'agir que de Reims CITP2 MT20CTIP (HM04) en fonctionnement de Janvier 1984 jusqu'au 26 novembre 2001,  ou de Reims CITP3 MT20CTIP (HM00), en fonctionnement de 1991/92 jusqu'au 9 décembre 2002.
  • Consultez également la plaquette publicitaire destinée au grand public de Juin 1994 : Reims - Le Centre International de Transit Principal - 1994.

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1994.04SupervisionBagnoletMT20CIA

Ci-dessus : salle de supervision des 3 commutateurs MT20CIA du Centre International de Bagnolet. Visibles, les consoles PEM des MT20CIA.

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MT25, Temporel de seconde génération, commandé le 20 avril 1979 par l'Administration des Télécommunications, robuste mais ayant été très long à mettre au point, il est directement dérivé du MT20 dans son architecture, à laquelle il a été adjoint des Unités de Raccordement d'Abonnés où sont connectées des cartes de 8 abonnés (en lieu et place des circuits de jonctions intercentre du MT20). Le logiciel de fonctionnement du MT25 est lui aussi entièrement remanié par rapport à celui du MT20. Le MT25 est un système de commutation téléphonique à commande centralisée. Tout comme le MT20, son architecture est construite sur quatre niveaux : 

- Le premier niveau est constitué par une Unité de Commande Dupliquée (UCD) basée sur un ensemble de deux calculateurs fonctionnant en service normal en partage de charge (pourvue de deux processeurs de type MU320 (nom complet : Mercure 320) de technologie à circuits intégrés ECL, ayant tous été remplacés entre 1989 et 1990 par le type MU321 deux fois plus puissant puis, sur option, par le type MU322 au fil des modernisations à partir de 1995 : depuis 2014, les MT25 en service sont tous pourvus de processeurs MU322 qui sont aussi les plus fiables). Le système MT25 est effectivement essentiellement centralisé, car les communications sont toujours établies puis toujours coupées sur l'ordre exclusif de l'Unité de Commande Dupliquée.

- Le second niveau est constitué par l'Unité de SIgnalisation (USI)

- d'une part constituée de Signaleurs (SI) équipés de microcalculateurs MU29 (Mercure 29) chargés d'effectuer les tâches non répétitives comme la surveillance et le test des équipements, qui sont constitués par des microprocesseurs AMD2901.

- d'autre part constituée des processeurs Périphériques Programmés de Signalisation (PPS) chargés d'effectuer la majeure partie des tâches simples et répétitives, entre l'Unité de Commande Dupliquée (UCD), le Réseau de ConneXion (RCX) et les liaisons connectées avec les commutateurs distants, pour assurer notamment l'échange des signaux de ligne (tonalités) et d'enregistreur servant à acheminer les appels.

- Le troisième niveau est constitué de l'Unité de ConneXion (UCX). Elle comprend notablement le Réseau de ConneXion (RCX) d'un commutateur MT25. 

L'Unité de ConneXion (UCX) a pour rôle de connecter, grâce à des organes dénommés Groupes Temporels (GT), 24  GT maximum, deux intervalles de temps quelconques appartenant à des liaisons numériques MIC quelconques. Deux types sont possibles :

- soit de type purement temporel TT (un étage d'entrée temporel, un étage de sortie temporel) pour une capacité maximale de raccordement de 512 MIC. (Nota : une Unité de Commande Dupliquée (UCD) composée de calculateurs MU320 ne peut supporter qu'un Réseau de ConneXion (RCX) de 512 liaisons MIC au maximum.)

- soit de type Temporel-Spatial-Spatial-Temporel pour une capacité pouvant s'étendre jusqu'à 2048 MIC. (Avec calculateurs MU321 ou MU322 uniquement). Dans ce cas, pour maintenir l'accessibilité totale du réseau agrandi, le brassage de ces différents Groupes Temporels (GT) entre eux est alors assuré par l'organe supplémentaire de Sélection de Groupe (SG). Les Sélecteurs de Groupes (SG) sont en fait des matrices numériques spatiales de commutation dites "supermultiplex". Ce Réseau de ConneXion (RCX), de type temporel est formé de 4 étages : un étage d'entrée temporel, un étage de sortie temporel, mais au milieu de ces 2 étages, 2 étages spatiaux réalisés en technologie numérique. Le Réseau de Connexion TSST est une adaptation qui a été utilisée afin de pouvoir assurer à moindre frais et à moindres difficultés un brassage optimal entre les voies entrantes et sortantes.

- Le quatrième niveau est constitué par les Unités de Raccordement d'Abonnés (URA).

Les baies retenues initialement pour les commutateurs MT25 sont de type URA 2G. Elles ont été développées de 1976 à 1978 par l’Association des Ouvriers en Instruments de Précision (AOIP) en collaboration avec la Société Anonyme de Télécommunications (SAT) filiale du groupe Philips et adoptées officiellement par l’administration en Janvier 1979.

La plupart des baies équipées de type URA 2G ont été démontées à la fin 2000, et remplacées par des baies de CSN étant donné que les URA 2G ne supportaient pas l'arrivée de certains nouveaux services comme la Présentation de l'Identité du Demandeur (PID).

Les MT25 sont équipés, dès 1983, de baies de cartes de raccordement d'abonnés de type URA 2G (Unités de Raccordement d’Abonnés de 2eme Génération). Chaque carte comprend 16 abonnés analogiques (les cartes d'abonnés discriminés TTX avec retransmission des impulsions de taxation à domicile 12KHz comprennent seulement 8 abonnés)

Les MT25 sont équipés à partir de 1987, soit de baies de type URA 2G, soit de baies de type CSN (Centre Satellite Numérique), plus perfectionnées.

 (Nota : les équipements CSN sont les mêmes que ceux des commutateurs de la famille E10. Ils ont été conçus par Alcatel pour être également compatibles avec les MT25, ce qui a permis de prolonger la vie des commutateurs MT25, en pouvant offrir les services modernes aux abonnés comme la Présentation de l'Identité du Demandeur. Mais les CSN rendus compatibles permirent à Alcatel, ayant entre-temps racheté à Thomson-CSF sa branche Commutation Publique, de cesser la conception de l'Unité de Raccordement Numérique (URN) mise en étude par Thomson-CSF peu de temps avant cette absorption...)

- Chaque URA 2G peut héberger 1023 abonnés analogiques. (la position numéro zéro ne pouvant être attribuée.)

- Chaque CSN peut héberger 5120 abonnés analogiques.

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Ci-dessous : cas des cartes d'abonnés des URA 2G. 

Chaque URA2G peut recevoir jusqu'à 64 cartes d'abonnés maximum.

CarteUraMT25AboStdEAO5

Ci-dessus : Carte d'Équipements d'Abonnés Ordinaires d'un commutateur MT25 (référence EAO5) où sont raccordés 16 abonnés analogiques. Ces cartes sont connectées dans les URA2G.

Sont visibles à gauche les 16 transformateurs d'entrée/sortie des conversations téléphoniques (1 par abonné). Coll. C. R-V.

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CarteUraMT25AboDiscriEAD2

Ci-dessus : Carte d'Équipements d'Abonnés Discriminés d'un commutateur MT25 (Référence EAD2) recevant à domicile les impulsions de taxe à 12KHz où sont raccordés 8 abonnés analogiques discriminés seulement. Ces cartes sont connectées dans les URA2G.

Sont visibles à gauche les 8 transformateurs d'entrée/sortie des conversations téléphoniques (1 par abonné).

Vers le centre-droit, les 16 petits transformateurs/mélangeurs des impulsions de taxe à 12KHz. (2 par abonné, 1 par fil de ligne). Coll. C. R-V.

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CarteUraMT25AboSpecialEAS2

Ci-dessus : Carte d'Équipements d'Abonnés et ligne Spécialisée d'un commutateur MT25 (référence EAS2) où sont raccordées 15 lignes. 

13 lignes sont affectées à des abonnés ordinaires analogiques + 1 ligne spécialisée à 2 fils + 1 ligne spécialisée à 4 fils (au lieu de 2 fils). Ces lignes spécialisées peuvent aussi être utilisées pour certains tests spécifiques (Robot d'Essais Lignes d'Exploitation RELEX, ou Robot d'Essais Lignes d'Abonnés RELA). Ces cartes, présentes en quantité très réduite, sont aussi connectées dans les URA2G.

Sont visibles à gauche les 16 transformateurs d'entrée/sortie des conversations téléphoniques (1 par abonné ; la 15ème ligne à 4 fils utilisant les 2 transformateurs en bas à droite. À noter la logique de commande légèrement plus complexe qu'une carte EAO5). Coll. C. R-V.

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Ci-contre: 

Signalétique typique de commutateur MT25. (Collection C. R-V.)

P44.MT25CommutateurPlaqueidentification

ImplantationTypeMT25resTT

Ci-dessus : croquis d'implantation type d'un Commutateur MT25 à Réseau de Connexion Temporel Temporel (512 MIC) (Configuration de base, la plus ancienne)

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(en l'espèce : Commutateur Jemmapes 2 ET2 (AD06) ; prise de son face aux deux Calculateurs à 1 mètre. (c) C. R-V. le 15 juin 2017.)

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MT25avecDerouleurs

Ci-dessus : vue d'ensemble du cœur de chaîne d'un commutateur MT25 ; initialement pourvu de deux dérouleurs de bandes magnétiques situés au centre des 2 Calculateurs. (Photographie PTT)

  • Au premier plan : bureau avec téléimprimeur télex (beige) de dialogue Homme-Machine (modèle Sagem TD30)
  • À droite : 2 consoles PUMA (PUpitre de MAintenance) couleur chocolat ;
    • Chaque PUMA permettant notamment d'arrêter et de redémarrer son calculateur rattaché, pour opération de maintenance préventive (travaux planifiés sur un calculateur) ou pour maintenance curative (suite à avarie de fonctionnement).
    • Les PUMA sont devenus obsolètes au début des années 2000, ces manœuvres pouvant désormais être réalisées par l'intermédiaire de Personal Computers.

Nota : MT25 équipé de calculateurs MU321.

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PhilippeAuguste2ET1MT25

Ci-dessus : vue générale du premier Commutateur MT25 mis en service dans le monde le 15 novembre 1983, à Paris, Philippe-Auguste 2 ET1 (AD32). Photographie PTT.

Nota : un banquet de 400 couverts pour fêter l'événement. En 83, on savait vivre.

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VueGeneraleBerny2MT25

Ci-dessus : vue d'ensemble du premier Commutateur MT25 commandé en France le 20 avril 1979, et second mis en service dans le monde le 6 décembre 1983, à Antony, Berny 2 ET1 (CB13).

(Photographie : © C. R-V.)

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VueCalculateursBerny2MT25

Ci-dessus : devant les 2 calculateurs du Commutateur MT25 Berny 2 ET1 (CB13), dans leur ultime version MU322, après leur arrêt définitif survenu le 15 mars 2016.

(Photographie : © C. R-V.)

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P45.MT25CommutateurVueEnsemble

Ci-dessus : vue d'ensemble de baies formant le Commutateur MT25 Robert Keller 2 ET1 (AD82).  Visible, l'un des deux calculateurs, noté A.

(Photographie : © C. R-V. Paris)

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MT25PerspectiveDroite

Ci-dessus : vue d'ensemble de baies formant un autre commutateur MT25. Visible, l'un des deux calculateurs, noté A.  (en général, le calculateur de droite est le calculateur B, mais la situation est curieusement inversée dans ce cas)

En effet, le Calculateur A est toujours placé du côté de l'arrivée de l'alimentation en énergie, cette arrivée étant en général située du côté gauche de la salle mais qui dans ce cas est située du côté droit, ce qui explique cette inversion.

(Photographie : © C. R-V. Paris Masséna 2 ET1 (AC82))

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MT25PerspectiveHaute

Ci-dessus : vue du dessus de baies formant ce second commutateur MT25. Visible, l'un des deux calculateurs, noté B. (en général, le calculateur de gauche est le calculateur A, mais la situation est curieusement inversée dans ce cas)

(Photographie : © C. R-V. Paris Masséna 2 ET1 (AC82))

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01MT25BeaujonAB33

Ci-dessus : vue partielle du commutateur MT25 Beaujon 3 ET1 (AB33) à Paris. Visibles, les deux calculateurs, notés A et B ; à leur droite, l'armoire contenant les anciennes bandes magnétiques ; au fond, une armoire contenant un tiers de la documentation papier contractuelle et derrière et plus à droite, une Unité de SIgnalisation. (Photographie : © C. R-V.)

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BaiesSignaleursBeaujon3ET1

Ci-dessus : 3 baies de Signaleurs du Commutateur MT25 Beaujon 3 ET1 (AB33).

(Photographie : © C. R-V.)

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MT25EnCoursDeDemontage

Ci-dessus : vue de baies du commutateur MT25 Palais Rose 2 ET1 (AD42) en cours de démontage. (en l'espèce, une Unité de SIgnalisation - USI) (Photographie : © C. R-V.)

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VueDessusMontmartre4ET1

VueEnsembleMontmartre4ET1

Ci-dessus : vues du Commutateur MT25 Montmartre 4 ET1 (AC94), prototype commandé le 12 juin 1986, mis en service en France le 24 mars 1988. Premier MT25 de France équipé de CSN en première monte.

  • La 1ère travée est l'Unité de Commande Dupliquée (2 Calculateurs MU321 à l'origine), dans le mobilier MT25 habituel,
  • Les 2ème, 3ème et 4ème travées sont l'Unité de SIgnalisation (Signaleurs et Marqueurs), dans le mobilier MT25 habituel,
  • Au delà et jusqu'au fond de la salle, les 5 travées des Centres Satellites Numériques (CSN), positionnées perpendiculairement, pour cause d'exiguïté de la salle, dans leur mobilier dédié "Alcatel".

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MT25deCourbevoieDefense5ET3.CB55

Ci-dessus : vue du commutateur MT25 de Courbevoie Défense 5 ET3 (CB55) mis en service le 27 mars 1991. 

À noter les panneaux latéraux de couleur rouge (et non plus marron chocolat) : ce sont les ultimes MT25 mis en service qui sont peints en rouge (couleur choisie par Alcatel quelques années après le rachat la branche de Thomson Commutation Publique...)

(Photographie : © C. R-V.)

Nota : leurs étiquettes signalétiques sont désormais marquées E10MT25, et non pas MT25. Alcatel avait cru bon d’accoler E10 contre MT25, alors que E10 et MT25 sont deux systèmes d'architectures totalement différentes... Un choix strictement "commercial" en somme et qui ne veut donc strictement rien dire...

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ConsoledAlarmesUtiliseeEn11FetenMT25

DetailConsoledAlarmesMT20

Ci-dessus : Console Système de retransmission des alarmes d'un Commutateur MT25 (en l'espèce Beaujon 3 ET1 (AB33)) (Photographie : © C. R-V.)

Note : Ce modèle de console a aussi été utilisé pour les commutateurs MT20 et également pour les Métaconta 11F.

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MU321

Ci-dessus, Mercure 321 : vue d'un calculateur de MT25, modèle MU321 reconnaissable car il est constitué de 13 cartes sur l'alvéole du haut et de 3 blocs d'alimentation situés en haut à droite. Photographie : © C. R-V. Robert Keller 2 ET1 (AD82).

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MU322

Ci-dessus, Mercure 322 : vue d'un calculateur de MT25, modèle MU322 reconnaissable car il est constitué de 2 cartes sur l'alvéole du haut (miniaturisation oblige) et d' 1 seul bloc d'alimentation situé en haut à droite. Photographie : © C. R-V. Beaujon 3 ET1 (AB33)

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MT25DocumentationPapierCompleteDeCommutateur

Ci-dessus : vue des trois armoires nécessaires à la contenance de la documentation papier détaillée et complète d'un commutateur MT25, avec tous les schémas, les diagrammes, les notes techniques, les instructions relatives au matériel (de chaque organe et partie d'organe) et aux logiciels de fonctionnement.

(Photographie : C. R-V.)

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Nota : un commutateur temporel n'est pas qu'un simple micro-ordinateur ou qu'un simple smartphone made in China, il s'agit d'une véritable machinerie conçue, fabriquée, exploitée et maintenue de manière sérieuse par de véritables professionnels.

Les commutateurs téléphoniques sont des machines numériques fiables, sérieuses, destinées à durer.

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Concernant les Services Confort : le système MT25 supporte les services Mémo Appel (Réveil) et Transfert d'Appel Local depuis le 15 septembre 1985, la Facturation Détaillée depuis début 1987, les services Signal d'Appel et Conversation à 3 depuis le 30 juin 1987 ; le service du Transfert d'Appel National depuis le 1er février 1988, la Présentation de l'Identité du Demandeur depuis le 2 septembre 1997 (Uniquement pour les abonnés reliés sur CSN ; l'URA2G étant incompatible avec ce service).

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  • - Système largement utilisé pour les centres téléphoniques d'abonnés, 306 commutateurs MT25 sont installés en France, dont 102 en Île-de-France, inclus Paris intra-muros.
  • - Ce système est capable de gérer jusqu'à 15.360 abonnés pour un MT25 pourvu d'un Réseau de Connexion Temporel-Temporel.
  • - Ce système est capable de gérer jusqu'à 61.440 abonnés pour un MT25 pourvu d'un Réseau de Connexion Temporel-Spatial-Spatial-Temporel.
  • - Ce système est capable d'écouler jusqu'à 120.000 appels à l'heure, en pleine charge, si équipé de processeurs MU321.
  • - Ce système est capable d'écouler jusqu'à 240.000 appels à l'heure, en pleine charge, si équipé de processeurs MU322.
  • - Le premier commutateurs MT25 de France a avoir été commandé le 20 avril 1979 est Berny 2 ET1 (CB13). Il est situé à Antony. (Mais il ne sera pas le premier MT25 mis en service.)
  • - Le premier commutateur MT25 est mis en service en France, à Paris, au centre téléphonique de Philippe-Auguste le 15 novembre 1983 (MT25 Philippe Auguste 2 ET1 (AD32)).
  • - Le premier commutateur MT25 d'Île-de-France est mis en service le 6 décembre 1983 à Antony : (Berny 2 ET1 (CB13)) avec une capacité initiale de 17.000 abonnés. (après la 1ère commande du 20 avril 1979, la mise en construction a démarré en premier, mais ayant pris du retard, Philippe Auguste est mis en service légèrement en avance.)
  • - Le premier commutateur MT25 de France équipé de CSN en première monte (au lieu des URA2G) est commandé le 12 juin 1986. Il est mis en service le 24 mars 1988 à Paris (Montmartre 4 ET1 (AC94)) avec une capacité de 22.000 abonnés. Les CSN permettant d'accueillir les abonnés Numéris en plus des abonnés analogiques standards.
  • - Le premier commutateur MT25 de France équipé du processeur MU321 est mis en service le 19 janvier 1989 à Paris (Carnot 5 ET2 (AD65)).
  • - Le commutateur MT25 le plus récent de Paris est mis en service le 4 juin 1991 (Philippe Auguste 3 ET2 (AD33)).
  • - Le premier commutateur téléphonique ayant porté un indicatif AB.PQ de Téléphonie Mobile à la norme GSM 2G en France (07.10) est un commutateur d'abonnés MT25 de Paris, à partir du 14 novembre 1991 (Trudaine 5 ET1 (AE16) (essais préparatoire à l'ouverture commerciale)).   Se reporter à la page sur la téléphonie mobile qui détaille ce fait historique. En effet, le système MT25 aura été d'une polyvalence à peine croyable et c'est à ce titre que nous pouvons rendre hommage à ce système et à leurs concepteurs.
  • - Le commutateur MT25 le plus récent d'Île-de-France est mis en service le 21 janvier 1992 (Saint-Germain-En-Laye B2 (WD93)).
  • - Le commutateur MT25 d'abonnés le plus récent de France est mis en service le 18 mars 1992 (Château-Chinon 2 (AX26)).
  • - Le commutateur spécialisé MT25 le plus récent de France est mis en service en 1993 (service Colisée aux entreprises).
  • - Les dernières extensions de commutateurs MT25 existants sont commandées en 1995.
  • - La plupart des URA 2G ont été remplacées par des CSN au cours des années 1995 à 2005 en basculant les abonnés sur des cartes de raccordement qui supportaient ces nouveaux services modernes.
  • - Le premier commutateur MT25 à être arrêté en France le 7 juin 1998 est Concarneau 2  (QU23).
  • - Le premier commutateur MT25 d'Île-de-France à être arrêté le 25 septembre 1998 est Sarcelles A3 (NE23).
  • - Le premier commutateur MT25 de Paris intra-muros à être arrêté le 6 mai 1999 est Beaujon 4 ET2 (AB34).
  • - Jusqu'en 2002, concernant les MT25, MT20 et E10N1, les opérations d'arrêt/basculage des commutateurs téléphoniques sont effectuées par le constructeur Alcatel. Pour une question d'économies (Plan TOP 5a), il est décidé de monter une filière interne France-Télécom pour reprendre l'intégralité de cette activité. Un chef de Projet, M. Gilbert Calbet, est nommé à cet effet le 25 juin 2003.
  • - Initialement, l'arrêt total des MT25 est envisagé pour 2010. Mais en raison de la nécessité de procéder au retrait des E10N1 en priorité, la vie des MT25 est prorogée une première fois jusques en fin 2015.
  • - Finalement, l’arrêt total d’exploitation des MT25, replanifié pour la fin 2015, est repoussé une seconde fois à la fin 2020.
  • - Il est envisagé que le dernier commutateur MT25 de Paris intra-muros soit arrêté courant 2020 ; il se devrait agir de Jemmapes 2 ET2 (AD06).

Jemmapes2ET2MT25bis

Ci-dessus : en visite devant le vénérable commutateur Jemmapes 2 ET2 (AD06), qui devrait être l'ultime MT25 de Paris intra-muros à cesser ses activités courant 2020.

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Uniquement accessible aux fonctionnaires de France-Télécom et aux personnels de Orange, les liens, via le réseau interne Plazza, vers : 

  • une ancienne procédure type de mise en service de commutateur MT25 (cas de Champigny 2 ET1 (DB72)) :

https://plazza.orange.com/docs/DOC-322379

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  • un compte-rendu de reportage sur la mise hors service définitive d'un commutateur MT25 (cas de Beaujon 3 ET1 (AB33)) :

https://plazza.orange.com/docs/DOC-99614



MT35, présenté en 1983 par Thomson-CSF, variante modulaire de petite capacité conçue pour les zones à faible densité de population. 

- Un commutateur MT35 peut être utilisé indifféremment en commutateur d'abonnés ou en commutateur de transit, ou de manière mélangée.

- Il s'agit d'un système à commande répartie.

- Construit en technologie CMOS pour la plupart des circuits intégrés utilisés, et NMOS pour les circuits complexes et spéciaux.

- Il s'agit également d'un système à Réseau de Connexion (RCX) réparti, car chaque Baie Terminale (BT) est parfaitement autonome et constitue un véritable commutateur automatique capable de prendre en charge jusqu'à 1200 abonnés analogiques par baie en charge typique si la baie est reliée à des liaisons numériques MIC et jusqu'à 800 abonnés analogiques par baie en charge typique si la baie est reliée à des liaisons de transmission analogiques de basse fréquence.

- Il s'agit d'un système modulaire qui permet de connecter entre elles par des liaisons numériques MIC spécialisées jusqu'à 14 Baies Terminales (BT) pouvant être accouplées pour constituer un commutateur modulaire capable de gérer jusqu'à 17.000 abonnés. 

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L' Architecture d'un MT35 est constituée en 4 niveaux : (concerne chaque Baie Terminale (BT) constituant tout ou partie d'un commutateur MT35).

  • - 1er niveau : l'Unité de CoMmande (UCM) dupliquée, à base de microprocesseurs MC68.000, contrôlant l'Interface de Commande Numérique (ICN).
  • - 2ème niveau : l'Interface de Commande Numérique (ICN) dupliquée chargée des échanges entre les Unités Terminales Numériques (UTN) et l'Unité de CoMmande (UCM), via l'intermédiaire de Marqueurs (MQC).
  • - 3ème niveau : le Réseau de Connexion Numérique modulaire (RCN) formé d'une Matrice Temporelle Symétrique (MTS) pouvant connecter temporellement 8 liaisons numériques MIC entrantes vers 8 liaisons numériques MIC sortantes.
  • - 4ème niveau : les Unités Terminales Numériques (UTN). (au nombre de 1 à 5), où sont connectés les abonnés analogiques, les jonctions Basses Fréquences analogiques ou les liaisons numériques MIC, (était prévue l'arrivée ultérieure des abonnés RNIS).

- Une et une seule Baie d'Exploitation et de Maintenance (BEM) est nécessaire pour superviser le commutateur MT35 complété par au moins une Baie Terminale (BT).

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Bien parti pour être acheté par l'administration des Télécommunications en 1983 pour couvrir les zones à faible densité, il n'est finalement pas déployé en France, car le système est abandonné en automne 1984 en raison de la fusion CIT Alcatel – Thomson CSF Telephone  initiée à partir de Juillet 1984 et aboutie par un acte de fusion-scission du 31 octobre 1985.

Le système MT35 sera toutefois vendu en Amérique du Sud, notamment au Chili dès 1983, avant son arrêt rapide de commercialisation.

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MT35BaieTerminale

Ci-dessus : Baie Terminale formant partie d'un commutateur MT35. Photo Thomson-CSF.

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La famille MT est actuellement en France, en 2017, en phase intensive de démontage.



 Histoire des Télécommunications Françaises ­© Claude Rizzo-Vignaud,  9 décembre 2017.

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Tout nos plus vifs remerciements aux Ingénieurs E.R. de la CIT-Alcatel, dont M. Jean-Yves Marjou pour leur aide précieuse dans la compréhension de certaines notions très particulières à la technologie temporelle.

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Découvrez le site des Anciens de la CIT-Alcatel ici : http://photosalcatel.pagesperso-orange.fr/index.ht...

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