Historique des types de commutateurs téléphoniques automatiques en France


V - Les commutateurs semi-électroniques / électroniques spatiaux.

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Généralités : Arrivent les Commutateurs à calculateur électronique central (mais dont la transmission des conversations dans le réseau de connexions demeure maintenue sous forme analogique, par un courant modulé à la fréquence de la voix de chaque interlocuteur, en mobilisant pour chaque conversation en cours et pendant toute sa durée, l’emploi d’une liaison physique de bout en bout via le réseau de transmission des télécommunications par multiplexage analogique (par courants porteurs)).

La France est le premier pays en Europe à mettre en fonctionnement sur le réseau public les premiers Commutateurs électroniques à calculateur central à programme enregistré. (systèmes ARISTOTE et SOCRATE).

  • En 1957, les recherches sur la Commutation Électronique débutent dans notre pays.
  • Du 4 au 6 mars 1957 se tient aux USA le tout premier Colloque de Commutation Électronique (Electronic Switching Symposium) à l'initiative des Laboratoires Bell. Il s'agit de l'élément déclencheur de nos recherches. 
  • Aussi, le 25 mars 1957, il est créé en France, par Note de Service du CNET, le Département Recherches sur les Machines Électroniques, à Issy-les-Moulineaux avec à sa tête M. Louis-Joseph Libois ; département faisant partie du Centre National d’Études des Télécommunications, alors dirigé par M. Pierre Marzin.
    • Dans les années 1950, en raison du développement des composants électroniques restant encore à perfectionner grandement, le seul choix matériellement faisable est de privilégier l'étude de systèmes à commande centralisée, de telle manière que soient concentrés dans "le cerveau" du Commutateur tous les composants nobles, à haute valeur ajoutée ; le reste des organes demeurant relativement simplifié et rustique.
    • Les premières recherches s'orientent donc rapidement vers des systèmes de commutation à commande électronique informatisée, fonctionnant à l'aide de programmes enregistrés.
    • Ce qui aboutit naturellement à privilégier dans un premier temps, la mise au point de Commutateurs hybrides, semi-électroniques, dont le système de commande est certes entièrement électronique, mais qui agit sur un réseau de connexion encore mécanisé faisant circuler les courants de conversations purement analogiques.
    • Les Commutateurs semi-électroniques sont développés à Issy-les-Moulineaux, dans les laboratoires du CNET.
    • Participe activement au développement des trois systèmes prototypes semi-Électroniques Spatiaux M. Jacques Dondoux, au Département RME, dont il devient le Directeur à partir de 1962 (étant un expert en informatique).

1959.06.01VueCnetIssyLesMoulineaux

Ci-dessus : c'est au Centre National d'Études des Télécommunications d'Issy-les-Moulineaux que débutent les recherches sur les Machines Électroniques (au centre du complexe, les premiers bâtiments "maisonnettes" construits en 1946 sont encore présents). Photographie PTT - 1er juin 1959 - Coll. C. R-V.

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  • Du 28 mars au 1er avril 1966, le Colloque International de la Commutation Électronique qui se tient à Paris permet de confronter les nombreux systèmes électroniques en cours d'étude et les quelques prototypes en cours d'expérimentation (les prototypes français transférés en 1963 et 1964 à Lannion (22) seront visités le 2 avril 1966 par les participants)
    • Les leaders  matière d'expérimentation réelle sont les USA et la France ainsi que la Grande-Bretagne. À cette époque, la voie du Semi-Électronique Spatial apparaît logiquement comme la solution de progrès alors raisonnablement envisageable - la technologie temporelle étant jugée alors trop complexe à maîtriser...
  • Du 6 au 9 juin 1972, durant le Colloque International de la Commutation (ISS' 72) qui se tient au M.I.T de Boston (USA), sont présentés des systèmes Semi-Électroniques Spatiaux entièrement fonctionnels, prêts à être déployés massivement dans le monde.
  • Du 9 au 13 septembre 1974, le Colloque International de la Commutation (ISS' 74) qui se tient à Munich (RFA) confirme le choix prioritaire du Spatial ainsi que l'intérêt de la commande centralisée par programme enregistré (logiciel).

Inaugurés en France à titre expérimental dès 1963, commandés en grande série en 1976, les Commutateurs semi-électroniques sont aujourd'hui entièrement désinstallés de France depuis la fin de l'année 2000, d'une part à cause de l'usure des parties non électroniques dégradant leur fiabilité sous le poids des années de service et d'autre part ne supportant pas le nouveau service Présentation de l'Identité du Demandeur (PID) mis en service en France le 1er septembre 1997, ou encore de portabilité des numéros de téléphone.

Un Commutateur électronique spatial occupe entre le tiers et la moitié de l'espace occupé par un Commutateur électromécanique crossbar à capacité égale et nécessite moins de main d'œuvre d'exploitation et de maintenance.

Le principe de base du Commutateur de type électronique spatial est de centraliser toutes les fonctions décisives dans un seul ensemble calculateur électronique à programmes enregistrés. Il est donc pourvu d'un logiciel de fonctionnement.

Les Commutateurs  électroniques spatiaux sont le lien entre les systèmes électromécaniques et les systèmes entièrement électroniques dits temporels ; ces systèmes, du type spatial, sont en réalité semi-électroniques.

Ces Commutateurs permettent à moindre coût et sans nécessiter de mises au point pointues nécessaires aux commutateurs temporels alors encore en développement, de combler rapidement le retard criant du téléphone en France, même s'ils sont moins perfectionnés que les Commutateurs temporels. 

Le dernier Commutateur Semi-Électronique Spatial de France, un Commutateur MÉTACONTA 11F, est mis à l'arrêt le 27 novembre 2000, à Marseille-Garibaldi (MA41).

Les systèmes semi-électroniques à calculateur électronique centralisé déployés en France sont les suivants :

  • -ARISTOTE (prototype électronique),
  • -SOCRATE (prototype quasi-électronique),
  • -PÉRICLÈS (prototypes semi-électroniques),
  • -MÉTACONTA 11A (semi-électroniques à usage international),
  • -MÉTACONTA E11 (prototypes semi-électroniques),
  • -MÉTACONTA 11F, (semi-électroniques)
  • -AXE Spatial, (semi-électroniques).


Considérations existentielles sur les commutateurs semi-électroniques :

Systèmes hybrides, ils ont été la famille mal aimée des Ingénieurs des Télécommunications qui étaient alors plus passionnés par la mise au point des Commutateurs temporels, alors promis à un grand avenir. Mais il faut bien admettre que la France, pour combler le retard téléphonique par le plan Delta LP, avait un besoin urgent de ces Commutateurs téléphoniques semi électroniques de transition, en attendant la mise au point des Commutateurs temporels.

Bien que le choix de cette famille de Commutateurs ait été décrié à cette époque par un certain nombre d'Ingénieurs, ainsi que des syndicats de personnels, il nous faille aujourd’hui, avec toute la sagesse que la rétrospective nous permet, rappeler aux lecteurs que les Commutateurs semi-électroniques possédaient en 1979-83 une qualité intrinsèque majeure : leur Réseau de Connexion demeurait analogique et pouvait réutiliser de ce fait l’intégralité des liaisons de Transmissions déjà existantes du Réseau National qui étaient toutes (à quelques exceptions près) des liaisons analogiques !

Chaque Commutateur semi-électronique remplaçait avec succès sans aucune adaptation particulière un ou plusieurs Commutateurs à organes tournants hors d'âge ou à barres croisées les plus anciens, pour un coup d’achat et d’entretien bien moindre.

L’emploi des Commutateurs semi-électroniques à commande centralisée était LA solution rapide et facile lorsque l’intégralité du Réseau de Transmissions était lui-aussi analogique, et qu'il fallait augmenter rapidement le parc de lignes disponibles.

En revanche, au fur et à mesure que le parc de Commutateurs électromécanique fut remplacé par des Commutateurs électroniques temporels et que le réseau des Transmissions du Réseau National fut de plus en plus numérisé, ces Commutateurs semi-électroniques équipés d’un Réseau de Connexion analogique se retrouvèrent progressivement « encerclés » dans un Réseau de Transmissions devenu presqu’entièrement numérique, puis entièrement numérique courant 1995 : il fallait alors équiper les entrées et les sorties de ces Commutateurs de convertisseurs numériques / analogiques et de convertisseurs analogiques / numériques coûteux ; dès lors ils étaient à court terme condamnés.

  • - Autant vers 1970-75, les rares Commutateurs électroniques temporels de 1ère génération en exploitation constituaient alors des corps étrangers numériques dans un réseau téléphonique analogique, (seulement 62.000 abonnés desservis en commutation temporelle  sur 7,55 millions au 1er juillet 1975)
  • - Autant vers 1990-95, les Commutateurs semi-électroniques encore en exploitation constituaient à leur tour des corps étrangers analogiques dans un réseau téléphonique devenu entre-temps numérique !

L’étape des Commutateurs semi-électroniques a permis de pouvoir lisser la transition d’un Réseau de Transmissions Analogique en douceur vers un Réseau de Transmissions Numérique, tout en permettant l’accroissement du parc rapidement et à moindre coût pour résoudre la crise du téléphone.

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Principe général de fonctionnement d'un commutateur semi-électronique à commande centralisée :

À quelques variantes près, tant au niveau de l'architecture que des termes utilisés, tous les systèmes de Commutateurs semi-électroniques fonctionnent sur la même base, qui, de façon évidente, imite la manière de travailler d'une Opératrice dans un Central Manuel. Un tel comportement n'est d'ailleurs pas illogique, étant donné, que ces Commutateurs ont été conçus par des ingénieurs qui ont bien entendu observé, décomposé et rationalisé le travail, les tâches de chaque étape nécessaire dans l'établissement, l'acheminement et la rupture d'une communication, telle que tout était méthodiquement mené par les Opératrices Manuelles...

Évidemment, le Commutateur semi-électronique effectue ce travail à sa manière, c'est à dire à vitesse très rapide, sous une charge de travail poussée, mais avec une intelligence bien sûr limitée aux consignes les plus simples et point trop nombreuses.

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Analogie avec la position de travail d'une Opératrice dans un central manuel (en l'espèce, partie sauvegardée du central Paris Inter-Archives.) Photographie C. R-V.

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  1. Le Réseau de ConneXion remplace l'écheveau de cordons Dicordes des anciens centraux manuels utilisés par les Opératrices pour établir un cheminement métallique via les jacks.
  2. L’Explorateur remplace l’œil de l’opératrice qui surveille en permanence les lampes témoins de décrochage des abonnés. L’Explorateur prévient le Calculateur en cas de décrochage d’un abonné. Il transmet aussi la numérotation voulue au Calculateur via un Traducteur à Tores magnétiques. L’Explorateur prévient le Calculateur lorsque les abonnés ont raccroché.
  3. Les Distributeurs remplacent les mains de l’opératrice à la manœuvre. Les Distributeurs sont placés sous le contrôle direct du Calculateur centralisé.
  4. Le Calculateur associé à ses mémoires temporaires et permanentes s’efforce de remplacer le cerveau, l’intelligence de l’opératrice : il décide de toutes les opérations à mener, de leur ordonnancement et de leur durée. Il commande la connexion du demandeur au central, puis ordonne au Distributeur l’envoi de la tonalité dès qu’il est prêt à recevoir la numérotation de l’abonné (remplaçant ainsi la voix de l’opératrice et son « Allo j’écoute »). Le Calculateur détermine, via le Traducteur la route à établir et donne l’ordre aux Distributeurs de l’établir via le Réseau de ConneXion, et décide enfin de prévenir le demandé en ordonnant aux Distributeurs d’envoyer le courant de sonnerie. Le Calculateur commande à la fin de chaque conversation téléphonique, la déconnexion du Réseau de ConneXion, afin de libérer celui-ci pour être utilisable par d’autres abonnés. Le Calculateur enregistre la taxation de chaque appel donné par chaque abonné dans sa mémoire permanente magnétique (et remplace l’opératrice qui établissait les tickets d’appel.)

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Les différents systèmes semi-électroniques se sont efforcés d'optimiser leurs capacités de fonctionnement et leur fiabilité par rapport aux précédents au fur et à mesure des améliorations apportées par les ingénieurs concepteurs et par la mise à disposition de composants électroniques et électromécaniques de nouvelle génération.

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Concernant les prototypes :

ARISTOTE (nom complet : Autocommutateur Réalisant Intégralement et Systématiquement Toutes les Opérations de Téléphonie Électronique) est mis en conception à partir de 1960. 

Il est équipé d’un calculateur central unique : RAMSES I (Réalisation d'un Automate Mathématique pour Système Electronique Séquentiel) , mais de plusieurs calculateurs périphériques nommés « Explorateurs ». Sa capacité théorique atteint 30.000 abonnés.

Le Commutateur électronique ARISTOTE à commande centralisée est constitué par une organisation à 4 niveaux :

  • 1) Il est équipé au 1er niveau d’un Calculateur Centralisé unique, à structure parallèle de 32 bit : RAMSES I, organe chargé d’assurer à lui seul le fonctionnement des organes périphériques, en collectant et en interprétant les signalisations reçues, et en renvoyant aux organes subalternes les ordres de commutation conformément à ce qui est programmé dans sa mémoire centrale de calcul. Le Calculateur Centralisé assure à lui seul l’établissement ou la fin des communications et il intègre, en plus de son logiciel de fonctionnement, la cartographie complète de tous les abonnés qui sont reliés au commutateur ARISTOTE (numéros de téléphone des abonnés et caractéristiques optionnelles).
    • Le Calculateur centralisé RAMSES I emploie 24.000 transistors et 65.000 diodes.
  • 2) Il est équipé au 2ème niveau de plusieurs calculateurs périphériques nommés « Explorateurs », qui sont les organes d’entrée du Calculateur Centralisé chargés d’interroger l’état instantané dans lequel se trouve chaque ligne téléphonique du commutateur, ainsi que le « Distributeur » qui est l’organe de sortie placé sous le contrôle direct du Calculateur Centralisé chargé de commander le Réseau de Connexion.
  • 3) Il est équipé au 3ème niveau du Réseau de Connexion du commutateur permettant de créer les routes temporaires de passage des communications téléphoniques des abonnés. Il s’agit d’une Matrice de Commutation, qui, bien que restant de conception analogique, est désormais équipée de points de jonctions de commutation entièrement transistorisés (PNP-NPN) ; donc sans aucune pièce mobile : ARISTOTE est donc considéré comme un Commutateur Électronique à part entière.
    • Le Réseau de Connexion d'ARISTOTE emploie 30.000 transistors et 45.000 diodes.
  • 4) Il est équipé au 4ème niveau du Groupe de Concentration (GC) des abonnés, formé par les concentrateurs locaux ou distants de type crossbar (matériel CP400), où sont reliés les abonnés du commutateur téléphonique. Il s’agit de l’interface d’entrée placée entre les téléphones des abonnés et le reste du commutateur téléphonique.

La matrice de commutation, même si elle demeure analogique, est donc désormais équipée de points de jonctions de commutation entièrement transistorisés (PNP-NPN) ; donc sans pièces mobiles.

Ce sera d’ailleurs la seule expérimentation d’une matrice analogique sans pièces mobiles, car l’inconvénient de ce premier prototype est qu’il y a dispersion et affaiblissement des signaux analogiques de conversation dans la matrice de commutation transistorisée, ce qui nécessite de rajouter des circuits d’amplification électroniques supplémentaires et complique le système. Ce prototype fonctionne toutefois jusques en 1969.

  • - Le Commutateur ARISTOTE est mis en conception en 1960.
  • - Le Commutateur ARISTOTE est testé en 1962 à Issy-les-Moulineaux en laboratoire.
  • - Le Commutateur ARISTOTE est ensuite déménagé à Lannion en 1963 et mis en service avec succès le 1er décembre 1965 sur "abonnés internes" au CNET Lannion.
  • - Le Commutateur ARISTOTE est mis en service en exploitation réelle sur le réseau téléphonique public le 10 février 1966 et ce jusques en 1969.

1963DiagrammeCommutateurAristote

Ci-dessus : synoptique de principe de l'autocommutateur ARISTOTE.

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AristoteVueEnsembleAvecCaches

Ci-dessus : Commutateur ARISTOTE, à Lannion, caches posés. © Photographie PTT- circa 1963 - Coll. C. R-V.

  • au centre : les 2 pupitres de supervision. 
    • Le Pupitre du fond supervise le Centre de Commutation.
    • Le Pupitre du premier plan commande le Calculateur RAMSÈS I.
  • au fond : le Réseau de Connexion électronique transistorisé.
  • contre le mur de droite, en face des 2 pupitres : les 2 Dérouleurs de Bandes Magnétiques (avec portes vitrées)
  • à droite : le Calculateur Centralisé (unique) RAMSÈS I.

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1963.10.10AristoteLannionRCXetRamses

Ci-dessus : Commutateur ARISTOTE, en période d'essai le 14 octobre 1963 à Lannion, caches retirés. © Photographie Orange/DGCI.

  • au centre : les 2 pupitres de supervision.
    • Le Pupitre du fond supervise le Centre de Commutation.
    • Le Pupitre du premier plan commande le Calculateur RAMSÈS I.
  • au fond : le Réseau de Connexion électronique transistorisé.
  • contre le mur de droite, en face des 2 pupitres : les 2 Dérouleurs de Bandes Magnétiques (avec portes vitrées)
  • à droite : le Calculateur Centralisé (unique) RAMSÈS I.

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AristoteRcxClos

AristoteRcxOuvert

Ci-dessus : vues rapprochées du Centre de Commutation ARISTOTE, avec et sans caches de protection. Photographies PTT - circa 1963 - Coll. C. R-V.

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AristoteCoeurExplorateur

Ci-dessus : vue partielle de la baie de gauche de la 1ère travée. Il s'agit d'une Mémoire Vive à Tores de Ferrite, d'accès rapide. Capacité d'environ 4.000 octets. Cet organe très délicat protégé derrière une couche de plexiglas constitue le "Cœur logique" de chaque Explorateur du Commutateur ARISTOTE. Photographie PTT - circa 1963 - Coll. C. R-V.

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AristoteTravee1BaieDroiteRCX

Ci-dessus : vue de détail de la baie de droite de la 1ère travée. Cette travée supportant une partie du Réseau de ConneXion entièrement transistorisé. Le technicien débroche une des cartes du Réseau de ConneXion ARISTOTE. Photographie PTT - circa 1963 - Coll. C. R-V.

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AristoteCarteStandardRCX

Ci-dessus : vue d'une des Cartes qui constituent le Réseau de ConneXion du Commutateur ARISTOTE. Chaque Carte supporte 64 points de connexion électroniques. Chaque point de connexion est constitué par 1 transistor NPN, 1 transistor PNP, 1 diode et 4 résistances. Photographie PTT - circa 1963 - Coll. C. R-V.

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Aristote2PointsDeConnexion

Ci-dessus : vue de 2 Points de Connexion transistorisés du Réseau de ConneXion du Commutateur ARISTOTE. Comparaison avec une boîte d'allumettes. Photographie PTT - circa 1963 - Coll. C. R-V.

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AristoteTraveeSortieJonctions

Ci-dessus : vue de la travée des jonctions analogiques d'entrées/sorties du Commutateur ARISTOTE. C'est par ces équipements réalisés à l'aide de Multisélecteurs en technologie CP400 que le Commutateur ARISTOTE est relié aux autres Commutateurs du Réseau Téléphonique (les jonctions inter-centres étant toutes analogiques à cette époque)

Photographie PTT - circa 1963 - Coll. C. R-V.

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1965.01.22CommutateurAristote002

Ci-dessus : Vue du Commutateur ARISTOTE le 22 janvier 1965 à Lannion. Photographie PTT - Coll. C. R-V.

  • à gauche : les Dérouleurs de Bandes Magnétiques,
  • au centre : le Calculateur Centralisé RAMSÈS,
  • à droite : Pupitre de Supervision du Calculateur RAMSÈS I.

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1966.03.13CommutateurAristote002

1966.03.13CommutateurAristote001

Ci-dessus : Commutateur ARISTOTE le 13 mars 1966, alors mis en service dans le Réseau Téléphonique Commuté à Lannion. Photographies PTT - Coll. C. R-V.

Vue des Dérouleurs de Bande, du Calculateur Centralisé RAMSÈS I et des 2 Pupitres de Supervision.

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1963CarteLogiqueTransistoriseeRamses1

Ci-dessus : carte logique transistorisée extraite d'une baie du Calculateur RAMSÈS 1 - Photographie PTT - 1963 - Coll. C. R-V.

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SOCRATE (nom complet : Système Organique de Commutation Rapide Automatique à Traitement Électronique ou Système Original de Commutation Rapide Automatique à Taxation Électronique)

Il est équipé de deux calculateurs périphériques spécialisés pour la commutation téléphonique dénommés « Multienregistreurs » qui constituent de fait un commutateur centralisé. 

Mais, plutôt que dédoubler « bêtement » les organes et les faire travailler en synchronisme assorti d’un contrôle permanent par comparaison, il s’agit dans le cas du système SOCRATE de mettre au point le nouveau principe du partage de charge de calcul dans plusieurs organes électroniques centralisés, principe du partage de charge qui sera ultérieurement adapté et adopté dans les commutateurs de type temporel à venir, principe qui permet d’assurer la fiabilité du système grâce à l’adaptabilité du système suivant le trafic à gérer et qui permet une sorte de redondance des organes de calculs par « répartition ».

Le prototype SOCRATE emploie 17.000 transistors et 70.000 diodes. Sa mémoire morte (ROM) est de 130.000 bit (16,25 Ko), sa mémoire vive à tores de ferrite (RAM) est de 130.000 bit (16,25Ko) et sa mémoire de masse est un tambour (DRUM) de 1Mbit (125 Ko).

Toutefois, en cas d'arrêt total de l'un des deux calculateurs, le calculateur indemne doit pouvoir continuer à écouler la totalité du trafic téléphonique et doit donc être dimensionné en conséquence.

Afin d’éviter les pertes de signal, le Réseau de Connexion est construit à partir de simples Multisélecteurs électromécaniques crossbar de type CP400 et des organes classiques de commande et de liaison avec les Multienregistreurs que sont les Explorateurs et les Distributeurs ; le but de la conception du système SOCRATE n'étant pas d'effectuer de recherches sur les Réseaux de Connexion. Ainsi, le système SOCRATE est-il qualifié de Commutateur Quasi-Électronique.

  • - Le Commutateur SOCRATE est construit puis mis à l'essai à Issy-les-Moulineaux en 1963.
  • - Le Commutateur SOCRATE est ensuite déménagé à Lannion puis remonté le 21 avril 1964.
  • - Le Commutateur SOCRATE est mis en service avec succès en France le 6 novembre 1964 à Lannion sur le réseau téléphonique public. (puis arrêt provisoire entre le 19 février 1965 et remise en service le 1er septembre 1965 après travaux complémentaires).
  • - Sa capacité théorique atteint 20.000 abonnés.
  • - Le Commutateur SOCRATE est le premier Commutateur du monde à calculateurs fonctionnant en partage de charge.
  • - M. l'Ingénieur en Chef Pierre Lucas* est responsable de la conception du Commutateur SOCRATE. *(13 juillet 1924 - 29 septembre 2006)
  • - Le Commutateur SOCRATE fonctionne jusques au 20 octobre 1972. (Les abonnés étant probablement basculés sur PLATON Lannion IV mis en service depuis le 2 juin 1971.)

SynoptiqueSocrate

Ci-dessus : synoptique de principe de l'autocommutateur SOCRATE. (Revue Radôme 03/1965)

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1964.04.21CommutateurSocrate001

Ci-dessus : Commutateur SOCRATE le 21 avril 1964, récemment remonté à Lannion. Photographie PTT - Coll. C. R-V.

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1964.04SocrateRemontageLannion

Ci-dessus : Commutateur SOCRATE en Avril 1964, en cours de remontage final à Lannion. Photographie PTT - Coll. C. R-V.

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1964Socrate

Ci-dessus : Commutateur SOCRATE installé à Lannion une fois certains travaux réalisés courant 1965. © Photographie Orange/DGCI.

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SocratePupitreCommande

Ci-dessus : Pupitre de Commande et de Supervision du Commutateur SOCRATE. Photographie PTT - circa 1965 - Coll. C. R-V.

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1964CommutateurSocrateAlveoleCartes

Ci-dessus : détail d'une alvéole contenant des cartes électroniques du Commutateur SOCRATE. Photographie PTT - 1964 - Coll. C. R-V.

1964ReseauDeConnexionCommutateurSocrate

Ci-dessus : derrière la première travée se trouve le Réseau de Connexion du Commutateur SOCRATE, réalisé en matériel crossbar CP400 - le but de l'étude sur le système SOCRATE étant de parvenir à la mise au point d'une unité de commande électronique stable constituée de deux calculateurs travaillant en partage de charge. Photographie PTT - circa 1965 - Coll. C. R-V.

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SocrateTravee1ExplorateurDistributeur

Ci-dessus : Vue d'ensemble de la première travée du Commutateur SOCRATE. Il s'agit probablement de l'Explorateur, du Distributeur et de la logique de commande. Photographie PTT - circa 1965 - Coll. C. R-V.

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PÉRICLÈS (nom complet : Prototype Expérimental Réalisé Industriellement d’un Commutateur Logique à Électronique Séquentielle) issu des prototypes ARISTOTE et SOCRATE.

Conçu par le CNET et le laboratoire de la SOCOTEL,

Participent au projet PERICLES :

  • la société LMT concernant le prototype MICHELET ;
  • la CIT et la STE concernant le prototype MAISONS-LAFFITTE A2.

Le Commutateur semi-électronique PÉRICLÈS est constitué par une organisation à 4 niveaux :

  • 1) Il est équipé au 1er niveau de 2 Calculateurs Centralisés spécialisés dans la téléphonie, fonctionnant en partage de charge, et qui sont appelés Multienregistreur A et Multienregistreur B ; cet organe-double est chargé d’assurer à lui seul le fonctionnement des organes périphériques, en collectant et en interprétant les signalisations reçues, puis en renvoyant aux organes subalternes les ordres de commutation conformément à ce qui est programmé dans la mémoire centrale de calcul. Les deux Multienregistreurs A et B assurent à eux seuls l’établissement ou la fin des communications et incluent, en plus du logiciel de fonctionnement enregistré, la cartographie complète de tous les abonnés qui sont reliés au commutateur PÉRICLÈS (numéros de téléphone des abonnés et caractéristiques optionnelles). Les deux Multienregistreurs (MR) réalisent en outre la fonction de taxation et de gestion des abonnés.
  • 2) Il est équipé au 2ème niveau de plusieurs calculateurs périphériques nommés « Explorateurs », qui sont les organes d’entrée de l’Unité de Calcul Centralisée chargés d’interroger l’état instantané dans lequel se trouve chaque ligne téléphonique du Commutateur, ainsi que de « Distributeurs » qui sont les organes de sortie placés sous le contrôle direct de l’Unité de Calcul Centralisée chargée de commander le Réseau de Connexion. Il existe des Distributeurs Rapides (DR) placés sous les ordres de l'un ou l'autre des calculateurs et des Distributeurs Lents (DL) placés sous les ordres des deux calculateurs. Ils sont actionnés suivant que l’action à mener par l’Unité de Commande Centralisée doive exécuter soit des manœuvres prioritaires (comme par exemple la télétaxation), soit des manœuvres qui ne le sont pas (comme l'envoi de la tonalité au décrochage abonné).
  • 3) Il est équipé au 3ème niveau du Réseau de Connexion du Commutateur permettant de créer les routes de passage temporaires des communications téléphoniques des abonnés. Il s’agit d’une Matrice de Commutation, de conception analogique, équipée de points de jonctions de commutation à relais miniaturisés à bobine et à contacts scellés à 3 contacts : 2 contacts pour les conversations analogiques et 1 contact pour le maintien électrique.
  • 4) Il est équipé au 4ème niveau du Groupe de Concentration (GC) des abonnés, formé par les concentrateurs locaux ou distants, où sont reliés les abonnés du commutateur téléphonique. Il s’agit de l’interface d’entrée placée entre les téléphones des abonnés et le reste du commutateur téléphonique.

Avancées dues au Commutateur PÉRICLÈS :

Le but du Commutateur PÉRICLÈS est de continuer à développer et à fiabiliser le principe du travail en partage de charge, déjà inauguré avec le Commutateur SOCRATE entre deux unités de calculs centralisées, capables de travailler soit en partage de charge en service normal, soit en synchronisme dans le but d’effectuer des contrôles de fonctionnement par comparaison, soit de manière alternée en cas d’arrêt de fonctionnement (voulu ou accidentel) de l’un des deux Multienregistreurs.

L'étape PÉRICLÈS a également permis de peaufiner l’architecture de fonctionnement interne, en distinguant deux types de Distributeurs : les Distributeurs Rapides et les Distributeurs Lents, afin de répartir plus harmonieusement et avec un meilleur rendement les priorités de fonctionnement des Multienregistreurs, sachant que :

  • - les actions prioritaires à mener (comme par exemple la réception de la numérotation téléphonique, l’établissement d’une communication ou sa rupture) sont effectuées via les Distributeurs Rapides,
  • - les prises de lignes, envois des tonalités et du courant de sonneries sont assurées par les Distributeurs Lents.

Ceci permet d’améliorer la qualité de service rendue aux abonnés, en affectant en priorité les ressources informatiques centralisées nécessaires pour servir les abonnés de manière optimale.

En outre, le Réseau de Connexion du système PÉRICLÈS abandonne les Multisélecteurs à barres croisées au profit de matrices miniaturisées : désormais, le réseau de connexion est construit à partir de relais à tiges et contacts scellés groupés sur des cartes de matrice de base à 64 points, ce qui présente une miniaturisation par rapport aux matrices à barres croisées dites « CROSSBAR » tout en évitant d'utiliser une matrice de commutation transistorisée dont les composants électroniques ne sont pas assez développés à cette époque et qui provoquent trop d'affaiblissement et de diaphonie.

La logique électronique du Commutateur PÉRICLÈS est réalisée en cartes enfichables à circuits intégrés de logique DTL.

Ce type de Commutateur prototype préfigure d’ailleurs la famille à venir des Commutateurs MÉTACONTA.

  • - Le Commutateur PÉRICLÈS I est inauguré à Clamart (92) par le M. le Directeur Général des Télécommunications - Pierre Marzin le 17 décembre 1969 et mis en fonctionnement sur 200 abonnés tests à cette date.
  • - Le Commutateur PÉRICLÈS I est mis en service avec succès sur le réseau téléphonique public en France le 21 décembre 1970 à Paris-Michelet (Clamart) pour une capacité de 800 abonnés poussée ultérieurement à 2000. Il fonctionnera jusques en 1974.
  • - Un second Commutateur PÉRICLÈS II, d'une capacité de 3000 abonnés, fabriqué par la SLE-CITEREL, est mis en test courant 1971 puis en exploitation sur le réseau téléphonique public à Maisons-Laffitte le 18 décembre 1973 (Maisons-Laffitte A2). Il fonctionnera jusques au 16 juillet 1981.

1969DiagrammeCommutateurPericles

Ci-dessus : synoptique de principe de l'autocommutateur PÉRICLÈS.

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1969MultienregistreursPericlesMichelet

Ci-dessus : vue des deux Multienregistreurs (Calculateurs Centralisés) du Commutateur PÉRICLÈS I Paris-Michelet, en 1969 peu avant sa mise en service. À gauche, le Pupitre Relation Homme-Machine et les deux Téléimprimeurs associés chacun à un Multienregistreur. Photographie PTT - Coll. C. R-V.

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1969UnMultienregistreurDePericlesMichelet

Ci-dessus : les 3 baies de droite constituent un des deux Multienregistreurs du Commutateur Prototype PÉRICLÈS I de Paris-Michelet. Photographie PTT - 1969 - Coll. C. R-V.

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1968.05.14InstallationPericlesMicheletMR

Ci-dessus : Construction en cours du Commutateur PÉRICLÈS I (Clamart-Michelet), le 14 mai 1968. © Photographie Orange/DGCI.

  • à gauche : Pupitre de Commande.
  • au fond : Mémoires vives, Logique de commande , Mémoire Tambour Magnétique.

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1968.05.14InstalPericlesMichPupComEtRCX

Ci-dessus : Construction en cours du Commutateur PÉRICLÈS I (Clamart-Michelet), le 14 mai 1968. © Photographie Orange/DGCI.

  • 1er plan : Pupitre de Commande.
  • 2ème Plan : Réseau de Connexion. La baie dont la construction est la plus avancée est une baie de Groupe de Brassage Normalisé.

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1971.08PericlesMaisonsLaffitte

Ci-dessus : Commutateur PÉRICLÈS II (Maisons-Laffitte A2) lors des premiers essais de fonctionnement en Août 1971 © Photographie Orange/DGCI.

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1972.09.26CommutateurPericles

Ci-dessus : technicienne encours de test des Multienregistreurs du Commutateur PÉRICLÈS II (Maisons-Laffitte A2) le 26 septembre 1972. Photographie PTT - Coll. C. R-V.

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1972DetailPupitrePericlesMaisLaf

Ci-dessus : détails du pupitre du Commutateur PERICLES II (Maisons-Laffitte A2) en cours d'assemblage. Photographie PTT - Circa 1972 - Coll. C. R-V.

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1972CoeurLogiquePericlesMaisLaf

Ci-dessus : Coeur Logique (en position ouverte) d'un des deux Multienregistreurs du Commutateur PERICLES II (Maisons-Laffitte A2) en cours d'assemblage. Photographie PTT - Circa 1972 - Coll. C. R-V.

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1972CartesToresCommutateurPericlesMaisLaf

Ci-dessus : Cartes à Mémoires Toriques "rapides" qui constituent les Explorateurs qui sont des organes commandés directement par les Multienregistreurs du Commutateur PÉRICLES II (Maisons-Laffite A2). 

  • Chaque Tore bobiné sur anneau de ferrite constitue une mémoire d'un seul élément binaire (1 bit)
  • Chaque carte de 32 Tores permet de stocker 4 octets de mémoire.
  • Il faut 1.000 Tores pour constituer un Explorateur.

Photographie PTT - circa 1972 - Coll. C. R-V.

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1972.09.26PericlesMaisonsLaffitteCarte

Ci-dessus : carte électronique du Commutateur Prototype PÉRICLÈS II (Maisons-Laffitte A2). Photographie PTT - 26 septembre 1972 - Coll. C. R-V.

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MatriceReedPericles

Ci-dessus : une carte composant la Matrice de Connexion des Commutateurs PÉRICLÈS, réalisée à partir de 128 relais à tige et contacts scellés. L'apparence prototypique voire artisanale ne fait aucun doute sur sa nature expérimentale. 4 différents types de cartes ont existé. (Photographie C. R-V. Avec l'aimable autorisation de la Collection Historique Orange)

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Dans le Réseau de Connexion des Commutateurs PÉRICLÈS, il est à noter que le maintien des connexions établies dans les relais s’effectue électriquement, ce qui nécessite la présence d’un troisième fil en plus des deux fils véhiculant les conversations téléphoniques pour chaque abonné ce qui complique le Réseau de Connexion (visible sur la photographie de l’exemplaire de la carte composant la matrice de connexion).

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MÉTACONTA 11A développé par la CGCT à Paris, est issu des prototypes SOCRATE, ARISTOTE et PÉRICLÈS. MÉTACONTA = Après le PENTACONTA : en effet, l'appellation MÉTACONTA est choisie pour caractériser la nouvelle famille des commutateurs conçus sous contrôle de l'ITT (Nom de marque déposé le 22 septembre 1969), appelée à remplacer la famille PENTACONTA. 

Le système MÉTACONTA 11A est aussi connu sous l'appellation MÉTACONTA L. 

Le système MÉTACONTA 11A est équipé d’une Unité de Commande Centralisée constituée de deux calculateurs centraux LCT3200 (32 bits) très volumineux car réalisés en grande partie avec des cartes munies des tous premiers Circuits Intégrés TTL de la Texas Instruments ayant été produits (dont les 74H de famille rapide), ainsi que par une proportion encore significative de composants discrets (transistors). Les diverses cartes formant les sous-ensembles sont alors connectées sur un fond de panier où les différentes broches de connexion sont alors wrappées entre-elles.

  • Le Calculateur LCT3200 est en France le premier calculateur informatique à usage téléphonique fabriqué industriellement en série. 
  • Le Calculateur LCT3200 est conçu au Laboratoire Central des Télécommunications, situé à Vélizy.
  • Le Calculateur LCT3200 est fabriqué à l'usine LMT de Laval :  un accord-groupe interne à ITT prévoit que seule la LMT fabrique les calculateurs pour l'ensemble de ses filiales.
  • Certains Commutateurs MÉTACONTA 11A seront équipés ultérieurement de calculateurs centraux LCT3202 plus évolués.

Le Réseau de Connexion est constitué du tout nouveau MINISÉLECTEUR miniaturisé à contacts de type MÉTABAR à 256 points de connexion implanté sur circuit imprimé. 

  • Le Minisélecteur consiste en une miniaturisation des points de connexion, comparé au système crossbar PENTACONTA. 
  • Les barres croisées deviennent des rubans de contacts miniaturisés. 
  • Les contacts croisés de ce nouvel organe sont commandés par des relais eux aussi miniaturisés. 
  • Le Minisélecteur est un organe déjà au point depuis 1967.

MiniselecteurMetaconta16sur16

Ci-dessus : exemple d'un Minisélecteur MÉTACONTA à 256 points de connexion (version P1). Le bloc est compact et serti-clos. Cette technologie sera ultérieurement retenue pour la grande série. (Photographie C. R-V. Avec l'aimable autorisation de la Collection Historique Orange)

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Ci-contre : Console de contrôle et de maintenance du Commutateur MÉTACONTA 11A International Paris-Bagnolet 2 (BL1E - RT12), ainsi que le Mur de Supervision (zone Europe) en Février 1985. © Photographie Orange/ DGCI.

1985.02.20Reims11ASupervisionCIAbis

MetacontaBagnolet11A

Ci-dessus : vue d'un des deux Calculateurs LCT3200 du Commutateur MÉTACONTA 11A International Bagnolet 2 (BL1E - RT12). © Photographie Orange/ DGCI.

  • à gauche : Console d'alarmes
  • à droite, Dérouleurs de Bandes Magnétiques

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Metaconta11AVue duCoeurdeChaine1979

Ci-dessus : vue d'un cœur de chaîne de commutateur MÉTACONTA 11A avec Calculateurs LCT3200. (Probablement étranger) Photographie X.

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1987ReimsTransmissionsCIAn1

Ci-dessus : vue de la salle des Transmissions, en 1987, associée au Commutateur MÉTACONTA 11A de Reims CITP1 (HM03). (Il s'agit des premiers équipements de modulation numérique mis en service en 1981 pour le desservir)

© Photographie Orange/ DGCI.

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1987ReimsTransmissionsCIAn2

Ci-dessus : vue de la salle des Transmissions, en 1987, associée au Commutateur MÉTACONTA 11A de Reims CITP1 (HM03). (Les équipements sont-ils de modulation analogique ou numérique ? À déterminer).

© Photographie Orange/ DGCI.

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1991VueGlobaleMurMetaconta11Aok

Ci-dessus : vue globale du superbe Mur de Supervision du Commutateur MÉTACONTA 11A de Reims CITP1 (HM03).

  • Au fond :
    • à gauche : carte-témoin du monde.
    • au centre : carte régionale de France.
    • à droite : carte de l'Europe de l'Ouest et de l'Est.
  • Au premier plan :
    • à gauche : console d'alarme, de contrôle, d'essais et de maintenance CGCT du Commutateur MÉTACONTA 11A de Reims CITP1 (HM03).
    • à droite : terminal télex de dialogue TD30 + console informatique (ensemble dialogue Relation Homme Machine).

Photographie PTT. Un grand merci aux agents de Reims dont M. Benoît Dejneka l'ayant retrouvée.

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1983.12SupervisionReims11ACITP1

Ci-dessus : Mme la Responsable du MÉTACONTA 11A CITP1 (HM03) de Reims - Elisabeth Bac, en Décembre 1983, au Pupitre de Supervision. 

Mme Bac, arrivée à Reims à la mi-1981 a participé à la fin du montage de cet autocommutateur international 11A et à son contrôle complet avant mise en service le 24 novembre 1981.

© Photographie Orange DGCI.

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1991VueDetailMurMetaconta11Aok

Ci-dessus : vue partielle du Mur de Supervision du MÉTACONTA 11A de Reims CITP1 (HM03). Photographie PTT.  Un grand merci aux agents de Reims dont M. Benoît Dejneka l'ayant retrouvée.

Nota : un mur de supervision similaire était utilisé pour Bagnolet 2 CIA (RT12).

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1994VueAerienneCITPdeReimsok

Ci-dessus : vue aérienne datant de 1994 du Centre International de Transit Principal de Reims qui abrita le Commutateur MÉTACONTA 11A International Reims CITP1 (HM03). Photographie PTT - Merci au confrère Benoît Dejneka pour sa trouvaille.

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  • - Le premier Commutateur MÉTACONTA 11A, mis en installation à partir de Juillet 1971, est mis en service pour la première fois dans le monde, au Maroc, à Rabat-Agdal, le 26 février 1972. Le système a en outre été implanté en Finlande dans la ville de Kuopio en Décembre 1976, puis au Mexique...
  • - Le système MÉTACONTA 11A est également installé en France, en seulement 2 exemplaires :
    • -  Paris-Bagnolet 2 (BL1E - RT12) en tant que Centre de Transit International, commandé en 1978, prévu pour 1980, mis en service le 24 novembre 1981, (arrêt 3 octobre 1991 à 13H30). Premier commutateur à vocation internationale à commande électronique en France. (Calculateurs LCT3200). Il assure le trafic international de départ, et le trafic mixte vers les USA.
    • Reims CITP1 (HM03) en tant que Centre International de Transit Principal, commandé en 1979, prévu pour 1982, mis en service le 26 avril 1983 (arrêt 5 janvier 1993) - (capacité 6.000 circuits internationaux ; calculateurs LCT3202).
    • - À leur mise en service, ces 2 Commutateurs MÉTACONTA 11A assurent désormais l'échelon hiérarchique le plus haut du réseau international français, en "détrônant" les 17 Crossbar CIA qui assuraient ce rôle jusqu'alors : Bagnolet 2 pour l'Île-de-France et Reims CITP1 pour la province.
  • - La capacité typique de raccordement d'un Commutateur MÉTACONTA 11A est de 6.000 circuits en tant que Commutateur de Transit.
  • - Ces deux Commutateurs sont aujourd'hui démontés.

1991.10.03ArretBagnoletMetaconta11A

Arrêt du MÉTACONTA 11A Bagnolet 2 CIA (RT12) le 3 octobre 1991. Extrait Revue CIA Connexion n°20, Novembre 1991.

Nota : le Commutateur était bien âgé de 10 ans et non pas de 8 comme indiqué.



E11 (abréviation de : Électronique projet numéro 11) de la LMT à Boulogne, est issu des prototypes Socrate, Aristote et Périclès. Le système E11 est très proche du système MÉTACONTA 10R dont il est l'adaptation pour le marché français, par le développement conjoint entre LMT et l'Administration des Télécommunications d'un logiciel adapté au marché français.

La dénomination E11 est décidée par l’administration des télécommunications.

L’architecture d'un Commutateur E11 est constituée de trois niveaux :

Le premier niveau est l’Unité de Commande Centralisée composée de deux calculateurs LCT3202, à circuits intégrés TTL les plus récents (famille TTL - S (Shottky)), fonctionnant en service normal en partage de charge, c'est-à-dire en se répartissant les différentes tâches.

Les Calculateurs LCT3202 sont tous fabriqués à l'usine LMT d'Orvault : un accord-groupe interne à ITT prévoit que seule la LMT fabrique les calculateurs pour l'ensemble de ses filiales.

À noter que dans le cas du E11, les deux calculateurs constituant l’Unité de Commande Centralisée gèrent la totalité des opérations de commande, ils ne délèguent donc aucune tâche de commande de moindre importance à d’autres organes.

  • À noter qu'en cas d'avarie de l'un des deux calculateurs, le calculateur restant fonctionnel doit pouvoir à lui seul reprendre la totalité du trafic téléphonique. Il doit donc être dimensionné en conséquence.
  • À titre transitoire, le premier prototype E11 est équipé provisoirement d'une Unité de Commande Centralisée constituée de deux calculateurs centraux LCT3200 très volumineux réalisés avec les tous premiers circuits intégrés TTL sur des cartes connectées entre-elles par wrappage, jusqu'à son remplacement quelques mois plus tard par 2 nouveaux calculateurs LCT3202 à circuits intégrés TTL de nouvelle génération et pourvus de nouveaux fonds de paniers avec circuits imprimés multi-couches, plutôt bien miniaturisés pour cette époque (3 fois moins volumineux), moins gourmands en énergie et deux fois plus puissants que les précédents. Le Calculateur LCT3202 constitue, en plus de ses améliorations en termes de performance, une version industrialisée du Calculateur LCT3200.

Le second niveau est composé du nombre nécessaire d' Organes d’Accès au Réseau de Connexion : il s’agit de Marqueurs (MESL) et (MESG), de Distributeurs Lents (DL) et d'Explorateurs Autonomes Distributeurs Rapides (EADR), quatre types d'organes d'interface intimement liés.

  • Les Marqueurs (MESL et MESG) sont des organes électroniques qui servent d’interface entre les deux calculateurs qui donnent les ordres et le Réseau de Connexion (CX). Ils exécutent les ordres de connexion et déconnexion reçus, en commandant la mise au travail ou au repos des connexions désignées.
  • Les Distributeurs Lents (DL) sont des organes dupliqués par sécurité, qui réalisent à la demande de l'Unité de Commande centralisée, le repositionnement des relais des minisélecteurs du Réseau de Connexion (CX) à leur état de repos initial, et ce lorsque la contrainte de temps n'est pas prioritaire.
  • Les Explorateurs Autonomes - Distributeurs Rapides (EADR) sont des organes dupliqués par sécurité, qui réalisent deux fonctions :
    • - la fonction Explorateur Autonome qui consiste à détecter et à transmettre à l'Unité de Calcul centralisée tous les changements d'états reçus par les circuits terminaux. (L'EADR est l'œil de l'UC sur le CX)
    • - la fonction Distributeur Rapide qui réalise, à la demande de l'Unité de Commande centralisée, le positionnement des relais des minisélecteurs du Réseau de Connexion (CX), et ce lorsque la contrainte de temps est prioritaire (Cas typique de l'établissement d'une communication).

Le troisième niveau est l'Unité de Connexion formée par le Réseau de Connexion analogique spatial (CX) constitué par la somme des cartes équipées de relais à tige et contacts scellés (modèles HERKON) ; relais calés par un cadre de plastique. Les cartes composant la Matrice de Connexion sont intimement associées aux Éléments de Sélection de Lignes (ESL) où sont raccordés les abonnés ; idem quant aux Éléments de Sélection de Groupes (ESG) où sont raccordés les circuits de jonction (notamment en relation avec les autres commutateurs).

MatriceRelaisReedE11

Ci-dessus : carte équipée de relais à tiges et contacts scellés (modèles HERKON) appartenant au Réseau de Connexion du Commutateur E11.

À noter les câblages aériens très apparents. Objectivement, l'apparence prototypique de ce modèle de carte de brassage apparaît assez visiblement.

(Photographie C. R-V. Avec l'aimable autorisation de la Collection Historique Orange)

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ContactMetacontaE11

Ci-dessus : exemple de Relais Herkon utilisé dans le système E11. (Longueur de l'ampoule de verre : 28 mm) © Coll. C. R-V.

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Dans le Réseau de Connexion du Commutateur E11, il est à noter que le maintien des connexions établies dans les relais durant les conversations téléphoniques s’effectue désormais magnétiquement par effet d’aimantation, ce qui ne nécessite que la présence des 2 seuls fils véhiculant les conversations téléphoniques pour chaque abonné ce qui assure, comparé au prototype précédent PÉRICLÈS (à 3 fils) une simplification notable du Réseau de Connexion, visible en comparant les photographies des exemplaires de cartes composant les matrices de connexion respectives des systèmes E11 et PÉRICLÈS).

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À partir du Commutateur d’abonnés E11, les Commutateurs électroniques de type spatial sont capables d'accepter la numérotation depuis l'abonné de départ en fréquences vocales (DTMF) en plus d'accepter la numérotation à impulsions décimales (DC) en vigueur en France depuis 1913.

  • - Le système E11 est d'abord mis en service à Monaco  le 30 avril 1976 (Monaco 2 (NC64) - arrêt effectif après Octobre 1985 ; probablement 1988-1989).
  • - Commandé en été 1973, livré et mis en test en Juin 1976, le système E11 est mis en service pour la première fois en France à  Athis-Mons le 3 septembre 1976 à 20H45 dans le réseau téléphonique public, en présence de M. Roger Légaré, Directeur Régional des Télécommunications de Paris Extra-muros. Athis-Mons A1 (SD01) - capacité initiale : 9.000 abonnés - (arrêt le 18 avril 1984)
  • - Un second Commutateur Métaconta E11 est commandé en Juin 1974. Il est mis en service en Mars 1977 à Marseille. Marseille-Prado 1 (MA51). (arrêt le 4 juin 1985)
  • - Seuls deux Commutateurs d’abonnés de ce modèle sont installés en France et une dizaine dans le reste du monde, inclus Monaco.
  • - La capacité typique de raccordement est de 30.000 abonnés, soit 3.000 Erlang avec Calculateurs LCT3200 installés.
  • - Ce système est capable d'écouler 110.000 appels à l'heure.
  • - Ces deux Commutateurs E11 sont arrêtés judicieusement avant l'entrée en vigueur la Nouvelle Numérotation à 8 chiffres du 25 octobre 1985, ce qui évite d'avoir à étudier les adaptations  logicielles à réaliser dans le réseau français.

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MÉTACONTA CENTREX & MÉTACONTA 10R :

À noter en France un Commutateur MÉTACONTA CENTREX particulier, construit par la LMT, équipé de calculateurs LCT3200 tel un MÉTACONTA 11A, mais pourvu d'une matrice de connexion réalisée en mini-relais à contacts scellés Herkon, qui sera réutilisée pour le E11. Un seul exemplaire en service en France, à titre semi-public et semi-privé :

  • - Par souci d'organisation et d'efficacité, Aéroport de Paris souhaite alors unifier et améliorer la desserte téléphonique du futur aéroport de Roissy, en donnant à tous les utilisateurs les services adaptés à leurs besoins, avec toute la souplesse et les facilités possibles, tout en évitant la prolifération de nombreux standards et autres petits PABX. La solution d'un Commutateurs semi-Électronique à commande à programme enregistré semble alors la solution la plus moderne à adopter.
  • - Le marché entre l'Administration des Télécommunications et la société LMT est signé à l'été 1969.
  • - La capacité typique de raccordement est de 30.000 abonnés, soit 3.000 Erlang avec Calculateurs LCT3200 installés.
  • - Ce système est capable d'écouler 110.000 appels à l'heure.
  • - Ce Commutateur MÉTACONTA Centrex est le premier Commutateur téléphonique à équiper le nouvel Aéroport Nord Roissy Charles De Gaulle qui ouvre à la clientèle le 13 mars 1974. 
  • - Ce Commutateur METACONTA Centrex est équipé de la fonction Sélection Directe à l'Arrivée. 
  • - Le raccordement au réseau public des premiers Commutateurs Téléphoniques privés pourvus de la fonction Sélection Directe à l'Arrivée est autorisée par arrêté du Ministre des Postes et Télécommunications du 14 juin 1972.
  • - Le Commutateur MÉTACONTA Centrex Aéroport Nord 1 (ND01) est mis en service le 11 décembre 1972, avec une capacité initiale de 6.000 abonnés qui sera étendue ultérieurement à 30.000.
  • - À sa mise en service, la connexion au Réseau Téléphonique Commuté Public s'effectue via une liaison de Transmission Analogique Multiplexée, via câble coaxial de type 4 MHz, soit 960 voies téléphoniques simultanées, directement reliée jusqu'au Centre l'Exploitation du Réseau National Paris-Interurbain-Archives, situé dans Paris.
  • - Une cérémonie d'inauguration en grande pompe se déroule le 27 février 1973 en présence de M. le Directeur Général des Télécommunications - Louis-Joseph Libois. Il est vrai qu'il s'agit du 1er Commutateur de la famille MÉTACONTA qui soit mis en service en France.
  • - La Compagnie France Centrex, notamment chargée d'exploiter ce Commutateur téléphonique, est créée le 5 novembre 1973.
  • - Le Commutateur MÉTACONTACentrex Aéroport Nord 1 (ND01) est arrêté le 18 mai 1989.

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  • - De ce MÉTACONTA Centrex découlera le MÉTACONTA 10R, non déployé en France, mais du MÉTACONTA 10R sera issu le MÉTACONTA E11...
  • - Le premier exemplaire de Commutateur MÉTACONTA 10R dans le monde en tant que Commutateur d’abonnés est mis en service aux USA, dans le Nevada, à Las Vegas, le 2 septembre 1974. Il est d’une capacité de 10.000 lignes et dessert les quartiers du centre de la ville.

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1971.10.08MetacontaCentrexAeroportNordRoissy1

Ci-dessus : le Commutateur Semi-Électronique METACONTA-Centrex de l'Aéroport de Roissy Charles de Gaulle (AEN1 - ND01) alors en cours d'assemblage et de tests préliminaires le 8 octobre 1971. 

Un Ingénieur accomplit des mesures entre deux travées du commutateur, à l'aide d'un oscilloscope Tektronix de la série 530/545 typique de cette époque.

Photographie AFP/Coll. C. R-V.

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MetacontaCentrexRoissySalleExploitation

Ci-dessus : salle d'exploitation du Commutateur Métaconta Centrex de l'Aéroport Roissy CDG (ND01). Au second plan, la salle de commutation avec vue sur les Calculateurs Centralisés. Photographie P et T - DIT n°75 - Juillet 1974.

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ContactsMetacontaCentrexRoissy

Ci-dessus : vue de deux Relais Reed à Contacts Scellés (longueur de l'ampoule de verre : 28mm), tels ceux utilisés dans le Réseau de Connexion du Commutateur Semi-électronique Métaconta Centrex de l'Aéroport Roissy CDG (ND01).

© 1972 - Presse-papiers publicitaire LMT ; collection Claude-Rizzo-Vignaud.



Concernant les types Semi-électroniques adoptés officiellement :

  • Le 22 avril et le 8 décembre 1975, se tiennent deux conseils des ministres restreints relatifs à la politique industrielle de la commutation téléphonique qui n'avaient pas totalement tranché la question de la commutation spatiale. Le sommet de l’État ayant finalement réalisé que la Commutation Temporelle n'était pas encore totalement disponible dans toutes les situations. En effet, les systèmes temporels ne pouvaient pas être encore déployés dans les grandes agglomérations. Les unités de commutation et de calculs auraient été surchargées.
  • Le 21 Juin 1975, La Direction des Affaires Industrielles et Internationales ouvre donc une consultation en vue de la fourniture de systèmes en commutation électronique spatiale.
  • Le 13 mai 1976, lors d'un Conseil restreint, les décisions de M. Président de la République - Valéry Giscard d'Estaing en présence de M. le Secrétaire d'État aux Postes et Télécommunications - Docteur ès Sciences Physiques - Norbert Ségard sont les suivantes : 
    • - La Commutation Électronique sera exclusivement adoptée pour la création de centraux nouveaux à compter du 2ème semestre 1978.
    • - Le développement de la Commutation Électronique Temporelle, technique française, mise au point par la CIT Alcatel (filiale de CGE) revêt un caractère prioritaire. Dès à présent, les commandes porteront sur des matériels conçus selon cette technique, lorsqu'ils seront compétitifs avec d'autres systèmes.
    • - Dans l'attente de la généralisation à venir de la Commutation Temporelle, le réseau sera équipé de matériels de Commutation Électronique Spatiale MÉTACONTA et AXE développés par Thomson à l'issue d'un accord entre Thomson et ITT d'une part, et d'un accord entre Thomson et Ericsson d'autre part. 
      • M. Norbert Ségard supporta jusqu'à l'extrême limite de ses forces physiques la transition vers les systèmes semi-électroniques puis temporels (contraint de démissionner pour raison de santé le 5 novembre 1980).
      • À lire : article paru dans la Revue Française des Télécommunications n°21 d'Octobre 1976 relatant le choix des deux systèmes semi-électroniques spatiaux retenus en France  (Métaconta 11F de l'américain ITT et AXE du suédois Ericsson, au détriment du D10 du japonais NEC).
  • Du 25 au 29 octobre 1976, le Colloque International de Commutation (ISS' 76) qui se tient à Kyoto (Japon), voit la confortation dans le déploiement des Commutateurs Semi-Électroniques Spatiaux, les prototypes développés et expérimentés partout dans le monde donnant d'excellents résultats de fonctionnement et de fiabilité, comparés aux systèmes de générations précédentes.
  • En Juin 1977, sont publiées par l'Administration des Télécommunications les Normes d'Exploitation et de Fonctionnement (N.E.F.) qui constituent le cahier des charges des systèmes de commutation électronique utilisés dans le réseau français pour le raccordement des abonnés, auxquels tous les concepteurs/constructeurs de commutateurs téléphoniques doivent se conformer s'ils veulent espérer pouvoir vendre leurs produits à la République Française, y compris les types semi-électroniques spatiaux qui sont retenus en 1976. 
    • Chaque feuillet des N.E.F est d'ailleurs contresigné par deux cadors des Télécommunications de l'époque : MM. Jean-Pierre Souviron et Yves Fargette. Voir ci-dessous.

BandeauSignaturesNEF

  • Du 3 juin 1977 au 27 juin 1979 se tiennent les multiples réunions sous l'autorité de la Direction Générale des Télécommunications concernant le développement, la mise en construction et en exploitation des Commutateurs Électroniques Spatiaux MÉTACONTA et AXE.

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MÉTACONTA 11F  des sociétés françaises CGCT et LMT est commandé dès 1976 par l'administration des Télécommunications. 

  • M. le Secrétaire d’État des Postes et Télécommunications - Norbert Ségard signe la première commande de 5 Commutateurs Métaconta 11F le 28 septembre 1976 concernant Paris, Lyon et Marseille. 
  • Cette variante de Commutateurs MÉTACONTA est spécifique aux besoins du marché français (d'où le F). 
  • Le système MÉTACONTA 11F est développé pour la France par un Groupement d'Intérêt Économique CGCT-LMT dénommé FRAMETA.

Il est le résultat de la fusion technologique des systèmes MÉTACONTA 11A et E11 issues des deux sociétés sœurs filiales d’ITT : 

- Il reprend d’une part le calculateur central LCT3202 (32 e.b) à circuits intégrés du système MÉTACONTA E11 de la LMT (trois fois moins volumineux et deux fois plus puissant que le calculateur LCT3200 du MÉTACONTA 11A), ainsi que le logiciel développé initialement pour le système E11. 

- Il reprend d’autre part le réseau de connexion du nouveau MINISÉLECTEUR miniaturisé à contacts de type MÉTABAR à 256 points de connexion conçu initialement pour le prototype MÉTACONTA 11A de la CGCT.

Il existe également un modèle de MINISÉLECTEUR miniaturisé à contacts de type MÉTABAR à 160 points de connexion afin de raccorder les abonnés en bout de chaîne. Ont existé 8 variantes de cartes équipées de MINISÉLECTEURS.

Le principe même du MINISÉLECTEUR avait alors séduit les ingénieurs des télécommunications, qui les préféraient aux relais reed ; les MINISÉLECTEURS rappelant les MULTISÉLECTEURS crossbar utilisés en PENTACONTA et CP400.

ImplantationType11F

Ci-dessus : croquis d'implantation type d'un Commutateur MÉTACONTA 11F (dimensions en mm)

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11FVueEnsemble

Ci-dessus : vue d'un très beau Commutateur téléphonique MÉTACONTA 11F. (Photographie PTT - Coll. C. R-V.)

Au premier plan, à droite : les 2 Calculateurs, séparés par un passage physique, et pourvus chacun de leurs dérouleurs de bandes magnétiques.

Au second plan, les baies du Réseau de Connexion constitué des Minisélecteurs,

Au fond, les baies d'Équipements de Sélection de Lignes d'abonnés.

Metaconta11FVueCalculateurs3202site

Ci-dessus : vue d'un Commutateur téléphonique MÉTACONTA 11F. (Photographie PTT - Coll. C. R-V.)

Au premier plan : les 2 Calculateurs LCT3202, séparés par un passage physique, et pourvus chacun de leurs dérouleurs de bandes magnétiques. Chaque calculateur est pourvu d'un panneau de commande bleu.

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MicheletMetaconta11F

Ci-dessus : Commutateur MÉTACONTA 11F Michelet 2 ES1 (CC22) vu de la salle d'exploitation. Au premier plan, la Console Système de retransmission des alarmes. Photographie PTT.

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LCT3202fermé001

Ci-dessus : vue d'un Calculateur LCT3202, avec son panneau de commande bleu et ses Dérouleurs de Bandes Magnétiques. Photographie LMT-Thomson.

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LCT3202ouvert001

Ci-dessus : vue du Calculateur LCT3202 en position ouverte. Sont visibles de haut en bas l'alvéole de cartes mémoire, l'alvéole Unité Centrale, l'alvéole d'interface d'entrées/sorties, les alimentations tout en bas. Photographie LMT-Thomson.

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L’architecture d'un Commutateur MÉTACONTA 11F est constituée de trois niveaux.

Le premier niveau est l’Unité de Commande Centralisée composée de deux calculateurs LCT3202, à circuits intégrés TTL, fonctionnant en service normal en partage de charge, c'est-à-dire en se répartissant les différentes tâches. À noter que dans le cas du 11F, les deux calculateurs constituant l’Unité de Commande Centralisée (qui dans le cas du 11F porte intégralement son nom) gèrent la totalité des opérations de commande, ils ne délèguent donc aucune tâche de commande de moindre importance à d’autres organes.

  • À noter qu'en cas d'avarie de l'un des deux calculateurs, le calculateur restant fonctionnel doit pouvoir à lui seul reprendre la totalité du trafic téléphonique. Il doit donc être dimensionné en conséquence.

Le second niveau est composé du nombre nécessaire d' Organes d’Accès au Réseau de Connexion : il s’agit de Marqueurs (MESL) et (MESG), de Distributeurs Lents (DL) et d'Explorateurs Distributeurs Rapides (EDR), quatre types d'organes intimement liés. 

  • Les Marqueurs (MESL et MESG) sont des organes électroniques qui servent d’interface entre les deux calculateurs et le Réseau de Connexion (CX). Ils exécutent les ordres de connexion et déconnexion reçus, en commandant la mise au travail ou au repos des connexions désignées.
    • -Chaque Marqueur (MESL) peut gérer un bloc maximal de 4096 abonnés. 
    • -Chaque Marqueur (MESG) peut gérer un bloc maximal de 1024 circuits de jonction.
  • Les Distributeurs Lents (DL) sont des organes dupliqués par sécurité, qui réalisent à la demande de l'Unité de Commande centralisée, le repositionnement des relais des Minisélecteurs du Réseau de Connexion (CX) à leur état de repos initial, et ce lorsque la contrainte de temps n'est pas prioritaire.
    • -Chaque Distributeur Lent (DL) peut gérer un bloc maximal de 512 circuits terminaux.
  • Les Explorateurs - Distributeurs Rapides (EDR) sont des organes dupliqués par sécurité, qui réalisent deux fonctions :
    • - la fonction Explorateur qui consiste à détecter et à transmettre à l'Unité de Calcul centralisée tous les changements d'états reçus par les circuits terminaux. (L'EDR est l'œil de l'UC sur le CX)
    • - la fonction Distributeur Rapide qui réalise, à la demande de l'Unité de Commande centralisée, le positionnement des relais des Minisélecteurs du Réseau de Connexion (CX), et ce lorsque la contrainte de temps est prioritaire (Cas typique de l'établissement d'une communication) .
    • -Chaque Explorateur Distributeur Rapide (EDR) peut gérer un bloc maximal de 8192 circuits terminaux.

Le troisième niveau est l'Unité de Connexion formée par le Réseau de Connexion analogique spatial (CX) constitué par la somme des Minisélecteurs Métabar qui sont intimement associés aux Éléments de Sélection de Lignes (ESL) où sont raccordés les abonnés ; idem quant aux Éléments de Sélection de Groupes (ESG) où sont raccordés les circuits de jonction (notamment en relation avec les autres commutateurs).

  • Le Réseau de Connexion Analogique Spatial (CX) est un réseau maillé modulaire réparti sur 6 niveaux de Minisélecteurs, qui se constituent conventionnellement en ESL et en ESG.

Chaque Élément de Sélection de Groupe (ESG) assure la totalité du brassage du trafic à écouler. L'on distingue conventionnellement deux types d'ESG (qui sont en réalité techniquement identiques) :

  • les Éléments de Sélection Intermédiaire (ESI) qui sont placés au centre du Réseau de Connexion, formés de 2 étages de Minisélecteurs à 16 entrées et 16 sorties, assurant le brassage interne des communications dans le commutateur, ce qui donne pour un ESI 256 entrées et 256 sorties.
  • les Éléments de Sélection de Jonctions (ESJ) qui assurent le brassage vers les autres commutateurs téléphoniques du réseau téléphonique français. Ils sont eux-aussi constitués par 2 étages de Minisélecteurs à 16 entrées et 16 sorties, ce qui donne pour un ESJ 256 entrées et 256 sorties.

Chaque Élément de Sélection de Lignes (ESL) assure la concentration et l'expansion du trafic téléphonique en provenance ou à destination des abonnés analogiques desservis par le commutateur 11F.

  • Il existe 8 types différents d'ESL. Seuls 3 sont normalisés et homologués. Les 5 autres types pouvant être utilisés sur dérogation particulière en cas d'utilisation particulière requise.

Un ESL est formé par la combinaison de Minisélecteurs sur 2 étages de matrices. Un ESL possède, suivant son type, 128, 256, 512 ou 1024 entrées, pour deux types possibles de sorties : le type (b) à 96 sorties ou le type (a) 128 sorties, ce qui nous donne bien 8 types d'ESL possibles.

Seuls sont homologués 3 ESL :

  • les ESL type (b) à 512 entrées et à 96 sorties,
  • les ESL type (a) à 512 entrées et à 128 sorties,
  • les ESL type (a) à 1024 entrées et à 128 sorties.

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Un Commutateur MÉTACONTA 11F inclut au moins un dérouleur de bande magnétique pour assurer la sauvegarde du programme de fonctionnement, les mises à jour, l’exportation des données de taxation etc... 

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Il comprend également une Unité de Signalisation qui regroupe les organes secondaires comme les générateurs de tonalités, de sonnerie, les Récepteurs de Numérotation décimale ou vocale (RN), les équipements de télétaxation (TTX) câblés en série sur les lignes d'abonnés (dans des baies toutefois séparées), les circuits de test (essais et mesures).

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De plus, il est équipé d’un programme intégré aux deux calculateurs chargé de détecter, de classer par ordre d’urgence et de signaler les défauts de fonctionnement, mais aussi de mettre automatiquement hors service l’organe ou le circuit défaillant, en attendant qu’il soit dépanné ou remplacé par l’équipe de maintenance.


Ci-contre : vue d'un Minisélecteur de Commutateur MÉTACONTA 11F de 16 entrées et 16 sorties pour ESG. Sur ce modèle, 16 électroaimants de commande sont sis en haut et 16 autres à gauche, par rapport au connecteur sis à droite.

(source : Documents d'Information des Télécommunications)

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P38.MetacontaVueDunMiniselecteur11f

MiniselecteurMetaconta16sur16

Ci-dessus, vue d'un Minisélecteur de Commutateur MÉTACONTA 11F, famille P1 à 16 entrées et 16 sorties pour ESG -légèrement différent où les électro-aimants de commande sis à gauche sont visibles-.

(Photographie C. R-V. Avec l'aimable autorisation de la Collection Historique Orange)


MiniselecteurMetabar160Sorties

Ci-dessus : vue d'un Minisélecteur Métabar de Commutateur MÉTACONTA 11F, famille P2 à 16 entrées pour 10 sorties pour ESL. Ces Minisélecteurs sont reliés aux lignes téléphoniques des abonnés, via un circuit de protection enrobé de plastique bleu pour chaque abonné. Sur ce Minisélecteur sont donc connectés 16 abonnés au téléphone.

Sur ce modèle, 10 électroaimants de commande sont sis en haut et 16 autres à droite, par rapport au connecteur sis à droite.

(Collection personnelle © C. R-V. - Don de M. Serge Lecompagnon, Sté DERECO-DIB - http://www.dereco-dib.fr/)


1980MiniselecteurMetacontaJack

Ci-dessus : vue d'un Minisélecteur Métabar de Commutateur MÉTACONTA 11F, à 16 entrées pour 10 sorties pour ESL. Minisélecteur spécialisé, car en plus d'être reliés aux lignes téléphoniques des abonnés via un circuit de protection pour chaque abonné, il est à noter la présence, côté gauche, de 16 trous ronds, dont nous ignorons la raison d'être. Il s'agit d'une autre variété.

Photographie PTT - 1979/80 - Coll. C. R-V.


MiniselecteurMetabarRubanDeConnexion

Ci-dessus : détail d'un ruban de sélection qui porte 16 plots de contacts, à comparer à la taille d'une allumette. Les contacts mécaniques composant chaque minisélecteur sont réellement miniaturisés : une véritable prouesse pour l'époque, en comparaison des barres croisées rigides et massives.

(Collection personnelle © C. R-V. - Don de M. Serge Lecompagnon, Sté DERECO-DIB - http://www.dereco-dib.fr/)


P39

Ci-dessus : Comparaison entre un Multisélecteur PENTACONTA et un Minisélecteur MÉTACONTA 11F - La différence de taille est criante.

(source : Documents d'Information des Télécommunications)


Principe de fonctionnement du minisélecteur Métabar

(Ci-dessous : photo Documents d'Information Télécommunications)

1) Position (A) : au repos, aucun contact n’est établi au sein des minisélecteurs. Chaque plot de contact fixe est associé à un plot de contact mobile (qui est élastique). Chaque plot de contact mobile est susceptible d’être commandé par son ruban de sélection (représenté verticalement sur le schéma) et par son ruban de connexion (représenté horizontalement sur le schéma) pour les besoins d’établissement d’une communication.

Pour chaque minisélecteur nécessaire à l’établissement d’une communication, un Marqueur (MQ) :

2) Position (B) : va dans un premier temps commander le relais du ruban de connexion sélectionné (ruban représenté horizontalement sur le schéma) voulu par l’Unité de Commande Centralisée du commutateur (pour le mouvoir vers la gauche sur le schéma), et va maintenir cette position.

3) Position (C) : puis va dans un second temps commander le relais du ruban de sélection (ruban représenté verticalement sur le schéma) nécessaire pour déplacer le contact mobile voulu (pour le mouvoir vers le haut sur le schéma),

4) Position (D) : puis va commander dans un troisième temps le relâchement du relais de ce ruban de connexion (représenté horizontalement sur le schéma) qui retourne à sa position d'origine afin de connecter la bonne route nécessaire (dans le minisélecteur considéré), en mettant en contact électrique le contact mobile avec son contact fixe.

5) Position (E) : puis va commander dans un quatrième temps le relâchement du relais du ruban de sélection (représenté verticalement sur le schéma).

6)  Bien que désormais le ruban de connexion et le ruban de sélection soient revenus à leur position de repos à l’arrêt, le contact électrique demeure maintenu durant toute la durée de conversation, parce que le contact mobile est maintenu plaqué contre son contact fixe, par le ruban de connexion qui est de retour dans sa position de repos. De plus, le contact fixe possède la forme d’une encoche, où le contact mobile vient se caler facilement dedans. Dans le cas du minisélecteur 11F, le maintien des contacts électriques durant la conversation est de type mécanique (et non pas électrique comme dans les multisélecteurs électromécaniques crossbar).

7) Le marqueur est donc immédiatement libéré pour aller commander les autres rubans des minisélecteurs nécessaires à l’établissement de la communication téléphonique puis d’autres communications téléphoniques.

8) En fin de conversation téléphonique, au raccrochage des abonnés, les contacts qui ont été établis seront déconnectés par l’Unité de Commande centralisée en envoyant simplement l’ordre au Marqueur de commander un court instant le relais de chaque ruban de connexion (représentés horizontalement sur le schéma), ce qui aura pour conséquence de relâcher la pression sur les contacts établis et extraira chaque plot de contact mobile de son plot de contact fixe. Chaque plot de contact mobile reviendra alors dans sa position de repos d’origine et la communication sera électriquement rompue.

9) Les minisélecteurs qui sont utilisés pour une communication en cours peuvent parfaitement être réutilisés par les Marqueurs pour établir d’autres conversations simultanément, tant qu'il y a suffisamment de mailles libres.

ContactsRubans11F

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Dans le Réseau de Connexion du Commutateur MÉTACONTA 11F, il est à noter que le maintien des connexions établies dans les Minisélecteurs MÉTABAR durant les conversations téléphoniques s’effectue mécaniquement par « coincement », ce qui ne nécessite que la présence des 2 seuls fils véhiculant les conversations téléphoniques pour chaque abonné ce qui assure, comparé au prototype PÉRICLÈS (à 3 fils) une simplification notable du Réseau de Connexion, visible en comparant les Minisélecteurs du système MÉTACONTA 11F et l'exemplaire de cartes composant la matrice de connexion du système PÉRICLÈS.


11FBaiesOK

BaiesCommutateur11F

Ci-dessus : vues générales de baies d'un commutateur MÉTACONTA 11F (Photographies : PTT)

Ci-contre : vue d'une alvéole ouverte, pouvant contenir 16 cartes de 16 circuits téléphoniques d'abonnés chacune. (Photographie : PTT)

11F.Alveole16CartesAbonnes

Ci-contre : vue détaillée de racks de Minisélecteurs MÉTACONTA 11F enfichés. (Photographie : PTT)

RackMiniselecteursMetaconta11F


1980InterventionSurCommutateur11F

Ci-dessus : intervention de maintenance sur Commutateur MÉTACONTA 11F, section des Joncteurs analogiques d'Arrivée. Photographie PTT - 1980 - Coll. C. R-V.

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1980Metaconta11FavecBaieSatel

Ci-dessus : Baie SATEL d'un Commutateur MÉTACONTA 11F, dont nous ignorons le rôle exact de cet élément auxiliaire. Photographie PTT - circa 1980 - Coll. C. R-V.

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Le système MÉTACONTA 11F est conçu pour être utilisé en Commutateur d'abonnés. Bien qu'il puisse être utilisé en Commutateur de transit (intercentraux), la structure du Réseau de Connexion n'est pas optimisée pour être utilisée en Commutateur de transit ; cet emploi est normalement proscrit.

Le système MÉTACONTA 11F a été essentiellement employé pour remplacer rapidement les derniers commutateurs téléphoniques à organes tournants hors d'âge (comme le Rotary 7A1 et 7B1 pour Paris, l'Île-de-France, Marseille...), tout en réutilisant le réseau de transmission analogique (jonctions) existant.

  • À titre d’exemple, les 3 BPQ Rotary historiques ELYsées, BALzac et ALMa (actuellement les ABPQ 4359, 4225 et 4256) du Centre Téléphonique Paris Élysées dont le premier Commutateur ROTARY 7A1 avait été mis en service le 21 mai 1932 (ELYsées), ont été repris l'un après l'autre par le nouveau commutateur MÉTACONTA 11F de BEAUJON mis en service le 24 janvier 1980 ; Commutateur lui-même remplacé le 3 juin 1998 à 8H00 (dont j’ai participé au basculage jadis) par un AXE10 mis en service la veille.

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Concernant les Services Confort : le système MÉTACONTA 11F supporte les services du Réveil, du Transfert d'Appel Local (à l'intérieur de la même Circonscription de Taxe), du Signal d'Appel, de la Conversation à 3 depuis le 1er juillet 1983.

Le Transfert d'Appel National est disponible sur la totalité du parc des Commutateurs MÉTACONTA 11F depuis Mai 1989.

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Après autorisation gouvernementale par arrêté du 9 février 1983, le service de Facturation Détaillée (FADET) est ouvert progressivement à l'exploitation à partir du 5 décembre 1983. Les premiers Commutateurs à pouvoir délivrer ce service en France seront les Commutateurs de type MÉTACONTA 11F.

Notes

  • En province, une première expérimentation encourageante de FADET s'est déroulée à partir du 15 novembre 1980 sur cent abonnés volontaires raccordées sur le Commutateur METACONTA 11F de Lille-Bleuets 2 (LL72).
  • En Île-de-France, une expérimentation concluante de FADET s'est déroulée de Novembre 1982 à Mars 1983 dans les Commutateurs MÉTACONTA 11F de Voltaire 2 ES1 (AE53) et 3 ES1 (AE54), Passy 2 ES1 (AD22) et Michelet 2 ES1 (CC22).

Le système MÉTACONTA 11F ne supportait ni le service Présentation de l'Identité du Demandeur (PID) mis en service en France le 2 septembre 1997, ni la Portabilité du Numéro d'Abonné (en cas de déménagement dans la même Circonscription Tarifaire) mise en service à partir du 1er janvier 1998.

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  • - 115 Commutateurs MÉTACONTA 11F sont installés en France, dont 31 pour Paris intra-muros + 1ère couronne (zone suburbaine). Il n'a pas été déployé en 2ème couronne (grande banlieue parisienne).
  • - En Province, ce système a été essentiellement déployé dans l'arc allant du sud-ouest au sud-est, en passant par le sud et le centre ; plus quelques unités dans le nord du pays.
  • - Le système MÉTACONTA 11F est capable de gérer 64.000 abonnés par cœur de chaîne, pour une capacité nominale de 6.000 Erlang (10.000 Erlang en limite de pointe absolue et momentanée).
  • - Le système MÉTACONTA 11F est capable d'écouler 150.000 appels à l'heure, avec une réserve de sécurité en cas de pointe de trafic de 40%.
  • - Le premier marché est signé le 28 septembre 1976 par M. le Secrétaire d’État aux Postes et Télécommunications - Norbert Ségard.
  • - La mise en service planifiée en France dès 1978 à Paris, Lyon et Marseille, n'est effective qu'en 1979 :
    • - Clamart au central Paris-Michelet 2 ES1 (CC22), le 20 septembre 1979, (1ère mise en service MÉTACONTA 11F en France et en Île-de-France), capacité initiale de 19.456 lignes.
    • - Paris-Ségur 2 ES1 (AD92), le 27 septembre 1979, concernant Paris intra-muros (1ère mise en service MÉTACONTA 11F dans Paris), capacité initiale de 17.408 lignes. (Ce Commutateur ayant fait l'objet d'une commande complémentaire en fin 1976. À titre d'exemple, Ségur 2 ES1 remplacera à lui seul les 4 Commutateurs ROTARY 7A1 et 7B1 du central Ségur : FONtenoy, SUFren, SEGur ; puis BREtagne le 12 mai 1981... )
    • - Lyon-Franklin-Gailleton (LY17) et Lyon-Lalande (LY19), le 4 octobre 1979, capacités initiales de 24.504 et 11.264 lignes.
    • - Marseille-National (MA62) le 19 octobre 1979 et Marseille-Garibaldi (MA41) le 26 octobre 1979, capacités initiales de 9.216 et 14.336 lignes.
    • - Au moins un Commutateur MÉTACONTA 11F est inauguré par M. le Secrétaire d’État des P et T - Norbert Ségard le 13 février 1980, au Centre Téléphonique de Paris-Gobelins 2 ES1 (AC14) mis en service depuis le 11 octobre 1979 pour une capacité de 24.576 lignes.
    • - Un Commutateur MÉTACONTA 11F prototype, commandé en 1979, est mis en service le 4 février 1982 (Talence 2 (BX78)) pourvu d'Unités de Raccordements d'Abonnés Temporelles URA2G moyennant des unités d'adaptations spécifiques ; ces URA2G sont ainsi testées avant leur mise en service dans les futurs commutateurs temporels MT25 alors en fin de développement. Ce Commutateur MÉTACONTA 11F particulier a fonctionné jusques au 28 juin 1999.
  • - Le Commutateur MÉTACONTA 11F le plus récent de France (et d'Île-de-France) est mis en service le 21 novembre 1985 (Paris-Auteuil 3 ES2 (AB16)). 
  • - Le premier Commutateur MÉTACONTA 11F d'Île-de-France à être mis à l'arrêt le 17 octobre 1991 est Ivry 2 ES1 (DC32) - Bien que retiré du réseau, il est reconverti en Maquette de test et de formation et survit quelques années de plus.
  • - La campagne de démontage des Commutateurs MÉTACONTA 11 version F a commencé en 1994.
  • - Le premier Commutateur MÉTACONTA 11F de Paris intra-muros à être mis à l'arrêt le 1er décembre 1994 est Anjou 2 ES1 (AB02).
  • - Le dernier Commutateur MÉTACONTA 11F d'Île-de-France (hors Paris) à être mis à l'arrêt le 18 novembre 1998 à Asnières est Grésillons 2 ES1 (CB82).
  • - Le dernier Commutateur MÉTACONTA 11F de Paris intra-muros à être mis à l'arrêt le 27 juin 2000 est Marcadet 2 ES1 (AC62). Il avait été commandé le 23 septembre 1977. L'ultime GEC 11F d'Île-de-France était le GEC Montmartre - dont M. Patrick Offroy† et son équipe ont orchestré l'arrêt.
  • - Le dernier Commutateur MÉTACONTA 11F de France est mis à l'arrêt le 27 novembre 2000, à Marseille-Garibaldi (MA41)


AXE (nom complet : Automatic eXchange Electric) de la société L.M. Ericsson, est un Commutateur d'origine suédoise. Adopté lui aussi en 1976, sachant que ce système électronique spatial était déjà susceptible de pouvoir évoluer ultérieurement vers le tout électronique temporel : ce sera le système AXE10 à venir. Il s'agit d'un système essentiellement centralisé (tout en étant partiellement décentralisé). - Prononcer : A. IXE. EU. -

En effet, le système AXE Spatial suédois a lui aussi été retenu et adopté en France, afin, par principe, de ne pas laisser le monopole du marché français sur l’Électronique Spatial au seul américain ITT alors dirigé par M. Harold S. Geneen, particulièrement dur en affaire, propriétaire d'une gamme MÉTACONTA déjà opérationnelle depuis 1972 dans le monde.

La Société Française des Téléphones Ericsson, filiale française du suédois L.M. Ericsson, est ensuite rachetée pour la plus grande part de son capital par la société Thomson-CSF en Juin 1976 dans le cadre de la "francisation" de l'industrie des télécommunications voulue par M. le Président de la République Valéry Giscard d'Estaing ; la société devient alors : Société des Téléphones Ericsson.

M. le Secrétaire d’État aux P et T - Norbert Ségard signe la première commande d'un Commutateur AXE Spatial le 28 septembre 1976 concernant Orléans.

L’architecture du système AXE Spatial est organisée en trois niveaux.

Le premier niveau est l’Unité de Commande Centralisée (CPS)  composée de deux Calculateurs Centraux (CP-A et CP-B) de modèle APZ210.03 fonctionnant, en service normal, en synchronisme total, c'est-à-dire en exécutant les mêmes tâches en même temps. Ces 2 Calculateurs Centraux communiquent entre-eux pour comparer leur état respectif. En cas d’avarie d’un des deux calculateurs, il est automatiquement mis hors service et le calculateur restant continue à traiter la totalité du trafic. De plus, le premier niveau est équipé d’une Unité de Test du Calculateur (PTU) chargée de détecter, de classer par ordre d’urgence et de signaler les défauts de fonctionnement, mais aussi de mettre automatiquement hors service l’organe ou le circuit défaillant, en attendant qu’il soit redémarré, dépanné ou remplacé par l’équipe de maintenance.

Le second niveau est composé de Calculateurs Périphériques -Regional Processors- (RP) chargés d’exécuter les tâches courantes et répétitives ainsi que d’accéder au Réseau de Connexion analogique. Il constitue également l'interface entre les deux Calculateurs Centralisés du 1er Niveau (CP-A et CP-B)

Le troisième niveau est constitué essentiellement par le Réseau de Connexion ainsi que par les récepteurs de numérotation (KRD).

Le Réseau de Connexion analogique spatial, commutant sur 2 fils en France, est constitué :

  • De 9 étages de matrices de base à points de croisements constituées de relais à tige et contacts scellés à maintien par aimantation magnétique (matrices similaires à celles déjà employées dans le commutateur prototype de type E11) ; il s'agit d'un réseau maillé modulaire réparti sur 9 niveaux matrices à relais reed, qui se constituent conventionnellement en SSN et en GSN.
  • Chaque matrice de base enfichable comprend 64 relais (à contacts protégés dans une ampoule de verre emplie d'azote gazeux) par carte à circuit imprimé (8 entrées x 8 sorties)
  • Ces cartes pourvues de relais reed sont combinées entre elles suivant options de programmation pour obtenir, par exemple, des ensembles de sélection d'abonnés de 2048 entrées et de 256, 384, 512 ou 768 sorties.

Nota :

  • En Suède, la commutation téléphonique du Réseau de Connexion interne est réalisée sur 3 fils via relais reed à maintien électrique (Comme l'avait déjà été expérimenté en France sur le commutateur de type PERICLES)
  • En revanche, pour l'exportation, donc pour la France, la commutation du Réseau de Connexion est effectuée sur 2 fils, via relais reed à maintien par aimantation magnétique. (En effet, les PTT de France ont décidé de ne pas retenir l'exploitation sur 3 fils).

Les Réseau de Connexion est organisé en :

  • Éléments de Sélection de Lignes (SSN) où sont branchés les abonnés et où les opérations d'expansion et de concentration du trafic sont réalisées, sur une matrice de 3 étages de cartes de relais. Chaque SSN permet le raccordement de 2048 abonnés en entrée, pour un nombre de sorties au choix, suivant architecture retenue de 256, 384, 512 ou 768 sorties pointant vers l'intérieur du Réseau de Connexion du commutateur.
  • Éléments de Sélection de Groupe (GSN) qui constituent le Réseau de Brassage, où la totalité du brassage est réalisée. L'on distingue par convention les Éléments de Sélection de Groupe Entrants (GSNI) et les Éléments de Sélection de Groupe Sortants (GSNO) qui sont identiques et symétriques.
    • Le Réseau de Brassage analogique, réalisé par association de GSNI et de GSNO prend la forme d'un tonneau, respectant en cela la tradition suédoise déjà utilisée sur les systèmes Crossbar CP400.
    • Au centre du Réseau de Brassage, l'expansion réalisée est d'un facteur 1,5 fois le nombre d'entrées et de sorties du tonneau. Chaque GSNI comprend structurellement 512 voies d'entrées et 768 voies de sorties sur 3 étages de matrices, puis chaque GSNO comprend structurellement 768 voies d'entrées et 512 voies de sorties sur 3 étages de matrices. 
    • Les GSNI sont situés au centre du Réseau de Connexion du commutateur AXE Spatial dans son ensemble.
    • Les GSNO pointent vers les jonctions des autres commutateurs téléphoniques voisins permettant de se relier au Réseau Téléphonique Français.

En outre, les Commutateurs AXE Spatiaux sont équipés d’une interface de sauvegarde par lecteur de cartouche magnétique à bande (CT).

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Une lourde tâche d'adaptation logicielle aux impératifs du Réseau Téléphonique Français, menée par le groupe Thomson durant 3 années jusqu'en 1982 est également nécessaire, en matière :

  • des multiples signalisations utilisées chez nous, 
  • de notre système de taxation très élaboré, 
  • de notre organisation de maintenance et d'exploitation du réseau très pointilleuse,
  • et de l'observation de trafic méticuleuse.

Au niveau de l’interface logicielle homme-machine, le système AXE Spatial communique en langue française, la francisation ayant aussi été accomplie par le groupe Thomson. En revanche, les codes de commande utilisés pour communiquer avec le système, ainsi que les acronymes sont directement basés sur la langue anglaise ce qui hélas n’est pas mnémotechnique pour les locuteurs français.

Le système AXE Spatial a donc été adapté au réseau téléphonique français et aux Normes d'Exploitation et de Fonctionnement françaises par le groupe Thomson, de telle manière que dès le premier commutateur AXE Spatial mis en service dans le réseau téléphonique français (Orléans Grenier-à-Sel AXE (OR10)), celui-ci réponde entièrement aux N.E.F.

ImplantationTypeAXESpatial

Ci-dessus : croquis d'implantation type d'un Commutateur AXE Spatial.

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AXECommutateurVueGeneraleBis2

AXEvueGenerale

Ci-dessus : Vues générales d'un Commutateur AXE Spatial. Photographies PTT - Coll. C. R-V.

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CommutateurAXEspatial

Ci-dessus : photographie de baies de raccordement d'abonnés en système AXE Spatial, documentation L.M. Ericsson

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AXEVueEnrK7

Ci-dessus : vue d'un Commutateur AXE Spatial. À droite, vue des enregistreurs magnétiques à cartouches. Photographie PTT - Coll. C. R-V.

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1980AxeSpatialSoisySousMontmorencyB1

Ci-dessus : vue de la salle de supervision du Commutateur AXE Spatial Soisy-sous-Montmorency B1 (NE32) alors en construction en été 1980. Mis en service le 21 mars 1981 - hors service le 21 juin 1995. Photographie Gérard Guillat - Coll. C. R-V.

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1979.10AxeRoisSuedeEtEspagne

Ci-dessus : SM le Roi de Suède Charles XVI Gustave Bernadotte faisant une démonstration du système AXE Spatial à son invité du moment, SM le Roi Jean-Charles Ier d'Espagne, en Octobre 1979. Document L.M. Ericsson

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Concernant les Services Confort : le système AXE Spatial supporte les services du Réveil, du Transfert d'Appel Local, du Signal d'Appel, de la Conversation à 3 depuis le 30 juillet 1984.

Le Transfert d'Appel National est disponible sur la totalité du parc des AXE Spatiaux depuis le 1er février 1988.

Le Transfert d'Appel National (TAN) est expérimenté pour la première fois en France, sur un Commutateur AXE Spatial, celui de Versailles A3 (WE03), le 4 juin 1987.

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AXE Spatial ne supportait ni le service Présentation de l'Identité du Demandeur (PID) mis en service en France le 2 septembre 1997, ni la Portabilité du Numéro d'Abonné (en cas de déménagement dans la même Circonscription Tarifaire) mise en service à partir du 1er janvier 1998.

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  • - 58 Commutateurs AXE Spatiaux sont installés en France, dont 12 en Île-de-France, (aucun AXE dans Paris intra-muros).
  • - Les Commutateurs AXE Spatiaux ont été déployés entre un arc passant par le grand-ouest, le nord et le grand-est de la France. Il n'a été déployé ni dans le centre, ni le sud, ni le sud-ouest, ni le sud-est.
  • - Le système AXE Spatial est capable de gérer typiquement 30.000 abonnés par cœur de chaîne, avec une capacité jusqu'à 5.100 ou 6.400 Erlang suivant option PTT. (capacité maximale d'adressage de 64.000 abonnés maximum - limite en pratique jamais atteinte en France)
  • - Le système AXE Spatial est capable d'écouler jusqu'à 110.000 appels à l'heure, en pleine charge. (et jusqu'à 139.000 appels à l'heure, en limite de pointe)
  • - Le système AXE Spatial est mis à l'étude en Suède en Juillet 1970 et un prototype de Calculateur centralisé est disponible en 1974, un prototype de Commutateur de laboratoire est opérationnel en 1976 en Suède.
  • - Le premier Commutateur AXE Spatial est mis en exploitation publique en Suède, à Södertälje le 1er mars 1977 (3.000 lignes). 
  • - En France, le premier Commutateur  AXE Spatial est commandé le 28 septembre 1976 par M. le Secrétaire d’État des Postes et Télécommunications - Norbert Ségard, mis en test en Octobre 1978  pour être éprouvé, puis mis en exploitation publique le 28 juin 1979 à Orléans-Grenier-à-sel AXE (OR10), capacité initiale de 13.312 abonnés.   
  • - La mise au point des logiciels de fonctionnement ainsi que la francisation des Commutateurs AXE Spatiaux est effective en 1981.
  • - Les mises en service en série sont retardées en raison de manques de certains composants électroniques spécifiques.
  • - Les derniers Commutateurs AXE Spatiaux sont commandés en 1981 - l'arrêt des commandes ayant été anticipé de 3 années, en raison du manque de composants électroniques spécifiques et du temps perdu engendré.
  • - Le Commutateur AXE Spatial le plus récent est mis en service, en France, le 8 novembre 1983 à Homécourt (Homécourt 2 (MZ18))
  • - Le Transfert d'Appel National (TAN) est expérimenté pour la première fois en France, sur un Commutateur AXE Spatial, celui de Versailles A3 (WE03), le 4 juin 1987.
  • - En France, le démontage des Commutateurs AXE Spatiaux a commencé en 1993.
  • - Notons que le Commutateur Massy A4 ( SD93) est le premier Commutateur AXE Spatial a être testé à la préparation au passage à la Numérotation à 10 chiffres à partir du 2 mars 1994 (site pilote en système AXE), bien qu'il ne connaîtra lui-même jamais cette Nouvelle Numérotation (arrêt le 12 octobre 1995).
  • - Le premier Commutateur AXE Spatial d'Île-de-France à être arrêté le 14 février 1995 est Chelles B2 (ED12).
  • - L'ultime Commutateur AXE Spatial d'Île-de-France à être arrêté le 20 juin 1996 est Argenteuil C1 (ND12)
  • - Le dernier Commutateur AXE Spatial de France est mis à l'arrêt le 28 septembre 1998 : Dijon-Voltaire 2 (DJ25).


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Histoire des Télécommunications Françaises © Claude Rizzo-Vignaud, 30 octobre 2018.

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